SOS Vietnam

STOP à son annexion génocidaire par la Chine Communiste

Catégorie : Economie

La tombée des masques

2020, 1ère étape de l’annexion mise en place, dévoilée nettement dans la gestion du coronavirus

Il y a trois ans, mon alerte (voir l’article « Sos Vietnam dans ce blog) à propos d’une collusion criminelle entre Hanoï et Pékin pour l’annexion du Vietnam à la Chine prévue pour 2020 rencontrait beaucoup de scepticisme de la part de mes interlocuteurs et lecteurs, heurtés dans leur confort intellectuel d’un monde globalement pacifique et surtout, s’ils sont de gauche, dans leur admiration d’une puissante Chine communiste normalisée et d’un Vietnam communiste jalousement indépendant. Peu s’en faut qu’ils ne m’aient taxée d’adepte du complotisme et des fake news.

Depuis, les concessions de plus en plus nombreuses à la Chine accompagnées de dizaines de pactes non publiés mais communiqués sommairement comme des accords de coopération (évidemment unilatérale) dans divers domaines, qui sont signés pour officialiser l’état de fait de l’immixtion de Pékin dans la vie politique, économique, sociale, culturelle et militaire du Vietnam, ainsi que la présence de plus en plus patente et massive des Chinois dans le pays, montrent qu’à l’approche de la date fatidique de juillet 2020 donnée aux vendus de Hanoï pour accomplir la première étape de l’annexion (faire du Vietnam une province autonome de la Chine), l’inféodation du Vietnam prend forme. Alors que, par peur d’un soulèvement général, Hanoï continue d’intoxiquer les esprits sur la position enviée du Vietnam indépendant et la belle « amitié sino-vietnamienne » par la voie de ses 858 organes de presse (imprimés et numériques) et ses 300 chaînes de télévision (cf.https://thanhnien.vn/thoi-su/viet-nam-co-nhieu-dai-truyen-hinh-nhat-the-gioi-555878.html) tous contrôlés par le régime, qui bercent le peuple d’illusions et de mensonges, Pékin veut qu’il proclame sa sujétion volontaire pour ne pas passer pour un envahisseur agressif et rendre l’annexion acceptable aux yeux du monde.

Partagé entre son envie de jouir des prérogatives d’un Etat indépendant dans le concert des nations, ses engagements de servitude volontaire envers Pékin et son obligation de cacher cet assujettissement aussi bien pour sauver les apparences aux yeux du monde que pour ménager la susceptibilité des Vietnamiens qu’il faut mener par le bout du nez et amener progressivement à l’abattoir, le pouvoir de Hanoi s’est livré constamment à des politiques schizophrènes incompréhensibles sans le fil conducteur de l’annexion consentie mais non proclamée. Tous les termes évoquant la dépendance envers la Chine ou hostiles envers le grand voisin sont bannis du langage officiel et réprimés dans le peuple, au nom de l’amitié et de la paix : La Chine n’est jamais appelée par son nom quand il s’agit d’un acte répréhensible ; pour la désigner les journaux comme les politiciens n’osent utiliser que le mot « pays étranger » lorsqu’ils sont obligés de parler des exactions chinoises contre les pêcheurs vietnamiens et les intérêts économiques du pays, même devant les instances internationales, au point que le 28/9/2019 le Ministre des affaires étrangères en même temps Vice-premier ministre Phạm Bình Minh, invité à l’ONU pour s’exprimer au sujet du conflit en Mer Orientale avec ainsi l’occasion de dénoncer les menées agressives de la Chine dans les eaux vietnamiennes, a fait un discours de 15 minutes sans oser nommer une seule fois la Chine, se contentant d’évoquer « le pays ou la partie concernée » (cf. https://vov.vn/chinh-tri/toan-van-bai-phat-bieu-ptt-pham-binh-minh-tai-lien-hop-quoc-961146.vov ).    

Ignorante de la « vente » du pays à la Chine et refusant souvent d’y croire s’ils en entendent parler, les Vietnamiens, en majorité hostiles à la Chine, prennent leur courage à deux mains pour manifester contre l’expansion chinoise, d’abord par dizaines en 2011 (contre la violation par la marine chinoise des eaux vietnamiennes), par centaines en 2014 (contre la venue d’une plate-forme de forage chinoise dans la ZEE vietnamienne), par milliers en 2016 (contre la pollution de la mer causée par l’entreprise chinoise Formosa), par centaines de milliers en 2018 (contre la création de zones économiques spéciales en faveur de la Chine), mais à chaque fois ils se heurtent à une répression de plus en plus violente de la part de la police. Effrayé par le nombre de manifestants du 6/10/2018, le pouvoir a eu l’idée de mettre d’avance en prison (comme dans le film Minority report) les fortes têtes susceptibles d’agir et d’entraîner d’autres avec eux. Depuis, de milliers de Vietnamiens ont été mis en prison sinon exécutés pour avoir manifesté ou déclaré sur Facebook leur opposition à la Chine ; enfermés sans motif précis autre que « menace contre l’Etat socialiste » et sans jugement excepté pour une minorité de personnes plus ou moins connues – condamnées d’ordinaire à plus de dix ans de réclusion – destinées à servir d’exemples intimidants.

De son côté, la Chine qui n’a cure des pudeurs vietnamiennes enseigne à tous ses citoyens l’annexion du Vietnam comme entrée déjà dans la réalité : dans la carte de la Chine à usage interne, le Vietnam y est englobé, sur les smartphones chinois vendus en Asie la langue vietnamienne est mentionnée comme un dialecte chinois, tout cela au vu et au su de tous sans aucune protestation de Hanoï. Des designers chinois ayant récupéré la traditionnelle tunique vietnamienne (áo dài) pour la faire passer pour un habit de création chinoise (cf. http://netnews.vn/Nhan-vo-ao-dai-Viet-Nam-la-phong-cach-Trung-Quoc-giai-tri- ), l’opinion choquée a demandé aux autorités de faire reconnaître par l’Unesco le « áo dài » comme le costume traditionnel du Vietnam, à l’égal du kimono pour le Japon, mais Hanoï fait le gros dos. Beaucoup de Vietnamiens sont indignés que leurs dirigeants s’aplatissent non seulement devant les maîtres de Pékin mais même devant l’un de leurs sous-fifres, le gouverneur du Guangzhou ; c’est qu’ils ignorent qu’aux termes de l’annexion qui ne sera définitive qu’en 2060, le Vietnam ne sera plus qu’une partie de ladite province, et fort de cette perspective, ce fonctionnaire se permet de donner des directives au pouvoir vietnamien, exigeant quand il vient d’être reçu au moins par un vice premier-ministre. C’est la raison pour laquelle le projet d’un Centre des Kinh en région parisienne a été orchestré par les autorités de cette province (voir article à ce sujet dans ce blog).

Depuis 1991 les Secrétaires généraux successifs du Parti communiste vietnamien sont allés à Pékin signer une multitude de traités destinés à concrétiser la vassalisation du pays, le dernier, Nguyễn Phú Trọng, ayant à lui seul signé en 2017 15 traités finalisant la fusion (baptisée coopération) entre les services réciproques. Ces traités sont d’ordinaire cachés au peuple, au mieux mentionnés de façon lénifiante et présentés comme un pas de plus dans l’étroite amitié sino-vietnamienne. Ce n’est que par leurs applications constatées par la population que l’on s’aperçoit de la tombée du pays dans une servitude de plus en plus ignominieuse : D’abord, une présence massive de Chinois dans tous les coins du Vietnam, y occupant emplois et logements alors que d’après la loi vietnamienne les étrangers n’ont accès ni à l’emploi non spécialisé ni à la propriété (droit d’utilisation) immobilière ; et ces Chinois sont intouchables : la police ne peut les contrôler et les appréhender sauf sur ordre des autorités supérieures ; pire encore, on apprend en août 2019 que le Vietnam est obligé de reconduire en Chine sans possibilité de les juger les criminels chinois coupables de crimes au Vietnam contre des Vietnamiens. Que veut dire tout cela sinon que le Vietnam est déjà colonie chinoise, que les Vietnamiens sont considérés dans leur propre pays comme des citoyens de deuxième zone par rapport aux Chinois qui y vivent et jouissent d’un statut supérieur ? D’ailleurs, c’est parce que pour Pékin le Vietnam est déjà terre chinoise qu’il exige de Hanoï la libre circulation de ses citoyens dans le pays sans besoin de visa (mais les Vietnamiens allant en Chine en ont toujours besoin, la Chine n’étant pas terre vietnamienne !), disposition cachée aux Vietnamiens mais dont ils finissent par se rendre compte en voyant des milliers de Chinois passer les postes frontières sans être contrôlés depuis plusieurs années.

Aussi, est-ce un mensonge éhonté de la part du premier ministre lors de la conférence de presse sur le coronavirus du 31/1/2020 d’énoncer parmi les mesures de prévention contre la propagation de cette maladie, l’arrêt de délivrance de visa d’entrée aux Chinois, mensonge rapporté par tous les media français à l’exception de RFI qui rappelle l’exemption de visa pour les Chinois des années avant ; mensonge que dément justement l’arrivée chaque jour d’une foule massive de Chinois qui se pressent à pied aux 7 postes frontières du Nord, sans compter ceux qui s’introduisent par les petites routes, ceux qui pénètrent directement en voiture par Móng Cái, et tous ceux qui débarquent par fournées dans tous les aéroports du pays en particulier à Đà Nẵng et Nha Trang à la suite de 200 vols par jour en provenance de Chine, au nombre total de 200.000/jour (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/news/vietnamnews/more-than-200-flights-from-china-to-vn-each-day-01262020094551.html ). La réalité est que le pouvoir vendu de Hanoï, devenu depuis longtemps l’instrument de Pékin, n’a aucun pouvoir sur les Chinois et donc ne peut prendre aucune mesure préventive contre les porteurs du coronavirus de Chine sans approbation de Pékin. Alors que la plupart des autres pays frontaliers de la Chine, à commencer par la Mongolie, la Russie et la Corée du Nord, ont rapidement fermé leurs frontières avec ce pays, et même interdit l’entrée dans leur pays à tout Chinois du continent (Russie, Corée du Nord), le Vietnam s’obstine à ouvrir en grand le pays aux Chinois comme à l’accoutumée : Déjà, avant que le blocus de Wuhan ne soit décrété (le 23/1), de nombreux habitants de cette ville sont venus visiter le Vietnam, le dernier vol commercial (le 22/1) de Vietjet Air à partir de cette ville pour Đà Nẵng y transportant précisément 218 citoyens de cette ville, tous rentrés en Chine le 27/2, sauf un couple dont le mari s’est retrouvé malade du coronavirus et soigné avec son fils (venu de Long An où il est installé accueillir ses parents et contaminé donc par son père) à l’hôpital Chợ Rẫy (Saïgon) qui les a guéris ( ?) et relâchés le 12/2. Le problème est que durant leur séjour tous ces touristes wuhanais (à maladie déclarée ou pas encore détectée), sans compter tous les autres touristes de Wuhan venus auparavant à partir de fin novembre 2019, début de l’explosion de la maladie, ont eu le temps de se balader, d’entrer en contact avec des tas de gens et de les mettre en danger.

Hàng vạn ‘người già’ Trung Quốc ồ ạt vào Việt Nam - ảnh 3

Affluence journalière de touristes chinois s’apprêtant à entrer au Vietnam par le poste frontière de Móng Cái, côté Chine (photo: Lã Nghĩa Hiếu

Devant la presse, le premier ministre prétend avoir donné l’ordre d’arrêter les vols de et pour la Chine, mais les vols ont plutôt plus ou moins cessé à la suite d’une décision première de Pékin d’empêcher ses ressortissants de voyager, particulièrement en groupe. De même la soi-disant fermeture des points de passage frontalier secondaires appelés par les Chinois « doubles marchés frontaliers »  (cặp chơ biên giới) utilisés par les trafiquants et les petits commerçants ne suit que leur interdiction par les autorités des provinces chinoises voisines (Yunnan et Guangzhou). Devant l’hésitation du pouvoir central, les conseils municipaux de 5 provinces à forte fréquentation chinoise (Đà Nẵng, Khánh Hòa et Lào Cai le 28/1, Quảng Ninh et  Cần Thơ le 31/1) entreprennent d’arrêter d’accueillir les touristes chinois, et le 3/2 c’est au tour de la province frontalière de Lạng Sơn de contrôler les passages aux postes frontières sur son territoire. Au lieu d’être félicitées, elles ont été accusées de discrimination raciale : Les Chinois ne doivent pas être refoulés mais, à la rigueur, maintenus en quarantaine, s’ils viennent de Wuhan ou après bref examen de température, pendant 14 jours dans les hôtels de la région (cependant que des citoyens vietnamiens de retour de Chine sont confinés dans des pièces ouvertes à tous vents et sans cabinets d’aisance), les frais d’hôtels puis les soins dans des hôpitaux de campagne commandés par le gouvernement devant être pris en charge par les autorités locales !

Mais pourquoi se compliquer la tâche et dilapider ainsi l’argent du contribuable au lieu de fermer simplement sa frontière avec la Chine comme tant d’autres pays ? Devant cette protestation générale relayée par la presse, le pouvoir embarrassé a d’abord justifié le maintien de l’ouverture par des considérations économiques, mais acculé par les objections, le même Ministre des affaires étrangères Phạm Bình Minh sus-cité avoue qu’en vertu d’un traité avec la Chine (signé le 18/11/2009 à Pékin, en vigueur le 14/1/2010) le Vietnam n’a pas le droit de décider unilatéralement de fermer sa frontière terrestre, un tel acte ne pouvant avoir lieu qu’après discussion et en accord avec ce pays. Or, dans l’article 5 disposition 3 de ce traité, il est dit que « Pour protéger les intérêts de la société et la sécurité nationale pour des raisons de catastrophe naturelle grave, d’épidémie importante, d’épizootie, de phytopathologie et d’autres circonstances de force majeure, une Partie peut provisoirement fermer les postes frontières ou y limiter les passages. Cependant, elle doit en avertir l’autre Partie 5 jours auparavant, ou pas moins de 24 heures avant en cas d’urgence » ( Để bảo vệ lợi ích xã hội, an ninh quốc gia hoặc vì lý do thiên tai nghiêm trọng, dịch bệnh truyền nhiễm lớn, dịch bệnh động thực vật và các trường hợp bất khả kháng khác, một Bên có thể tạm thời đóng hoặc hạn chế việc qua lại cửa khẩu. Tuy nhiên, cần phải thông báo cho phía Bên kia trước 5 ngày, trong trường hợp khẩn cấp không được ít hơn 24 giờ – cf. https://www.rfa.org/vietnamese/in_depth/corona-crisis-vietnam-need-an-independent-policy-away-from-china-02042020085903.html ). Mais Hanoï est trop inféodé à Pékin pour oser le mécontenter en invoquant cette exception.

Par contre, sans se préoccuper de l’accord ou non du gouvernement vietnamien, la Chine interdit à sa guise l’entrée des Vietnamiens comme des produits du Vietnam sur son territoire, selon ses besoins ou son bon plaisir. Sous le prétexte par exemple de nouvelle réglementation, elle bloque régulièrement le passage de la frontière aux camions containers de produits périssables vietnamiens dans le but d’obtenir pour ses marchands des prix d’achat très bas par rapport aux prix pourtant convenus, concédés par les agriculteurs vietnamiens affolés par la perspective d’une putréfaction de leurs fruits, légumes, ou fruits de mer durant le blocage. Ce procédé mis à l’œuvre dernièrement – blocage du 31/1 au 8/2 puis ouverture sporadique du 8/2 jusqu’au 28/2 aux deux postes-frontières principaux de la province de Lạng Sơn de 330 camions-containers de produits agricoles dont 190 camions de pitayas ou fruits du dragon -, causant le désespoir des paysans menacés de ruine, a été utilisé comme chantage par Pékin pour interdire au Vietnam de lui faire perdre la face en suivant l’exemple des autres pays frontaliers qui ferment leurs portes aux ressortissants chinois par peur du neovirus de Wuhan.

Découlant de la perte de souveraineté sur sa frontière terrestre, le Vietnam ne peut pas arrêter la circulation sur son territoire des trains venant directement de Chine sans l’aval des compagnies chinoises du rail concernées. Le 2/2, en réponse à la presse sur l’arrivée continuelle des Chinois par rail, le vice-ministre des Transports Nguyễn Ngọc Đông fait savoir qu’en vertu d’un traité sur les chemins de fer avec la Chine, l’arrêt de la circulation par train entre les deux pays ne pourra se faire qu’après échange et accord entre les deux parties, lesquels ont eu lieu les 4 et 5/2. Accessoirement, la Compagnie générale des Chemins de fer vietnamienne fait savoir qu’elle est dans l’impossibilité de payer le salaire de ses 11.000 employés, non payés depuis 2 mois, faute de recevoir du Ministère des transports l’enveloppe nécessaire à son fonctionnement, et parle d’arrêter toute activité à la fin du trimestre si son budget n’est toujours pas pourvu.   

Le Vietnam ne peut pas de toute façon empêcher l’entrée dans le pays de tous les Chinois qui se présentent aux postes frontières car tous ne sont pas des touristes, faciles à refouler si tant qu’on le veuille, mais des travailleurs chinois qui y vivent. C’est à l’occasion de cette crise du coronavirus qu’on apprend par la presse étatique que les autorités vietnamiennes ont accordé 34.423 permis de travail et donc de séjour aux Chinois et continuent à distribuer de nouveaux permis, se limitant toutefois provisoirement d’en attribuer à ceux qui ne proviennent pas des centres d’épidémie (cf. https://thanhnien.vn/thoi-su/phong-chong-dich-covid-19-cach-ly-7155-lao-dong-trung-quoc-tai-viet-nam-1185824.html ). A supposer que ce chiffre soit vrai (il ne tient naturellement pas compte des Chinois clandestins sans permis, très élevés en nombre), il en ressort d’après la presse que des 26.904 travailleurs immigrés retournés chez eux pour les congés du nouvel an lunaire 7.791 sont revenus au Vietnam (qu’en est-il des 18.313 autres on n’en parle pas) en pleine crise coronavirale. Combien sont-ils porteurs du redoutable virus ? Les autorités prétendent les avoir tous mis en quarantaine et n’avoir détecté dans le pays que 16 cas d’infection, tous jugulés, et donc qu’il ne s’y trouve actuellement aucune personne infectée après la guérison du 16e malade le 23/2, le Vice-premier ministre (au Vietnam il y a 5 vice premier-ministre) et Ministre par interim de la Santé Vũ Đức Đam se déclarant même le 4/3 prêt à proclamer pour bientôt la fin de l’épidémie (cf. http://www.medinet.hochiminhcity.gov.vn/tin-tuc-su-kien/mot-tuan-nua-khong-co-ca-nhiem-moi-viet-nam-se-cong-bo-het-dich-cmobile1780-25334.aspx 

Le simple bon sens oblige à douter qu’un pays qui a accueilli et continue d’accueillir sur son territoire au moins des milliers de Chinois dont des centaines d’habitants de Wuhan, épicentre de la pandémie, ne compte aucun malade du coronavirus, alors que le virus s’est propagé dans déjà une centaine d’Etats, faisant des ravages dans des pays moins ouverts aux Chinois, jusqu’en Amérique, au Moyen-Orient (Iran) et en Europe (Italie). D’ailleurs des internautes signalent depuis début février l’existence de nombreux malades et même des morts du coronavirus dans leur localité, mais à ces contradicteurs de la version officielle l’Etat répond par l’imposition de fortes amendes et la menace de prison à l’égard des « lanceurs de fausse nouvelle ». En même temps via ses media il fait du tapage pour faire croire qu’il arrive à maîtriser la situation au point de stopper de nouvelles contaminations, ce que dément pourtant la multiplication des hôpitaux de campagne ; quant aux morts suspectes qu’il ne peut cacher, elles sont attribuées à la méningite, aux infarctus, etc., les familles des décédés étant par ailleurs interdites par la police de parler de leur sort. Mais plus étonnant que « l’exceptionnelle bonne gestion de l’épidémie » par le Vietnam, c’est la crédulité (réelle ou politique) des organisations (comme l’OMS/WHO, le CDC américain) et media internationaux qui la vantent ! Le problème est que ce quitus délivré au régime endort la vigilance de la population locale tout en procurant aux touristes étrangers une confiance inconsidérée risquant d’aboutir à une multiplication de morts subites inexpliquées comme par exemple, le 24/2, celle d’un Canadien de 39 ans en pleine rue de Hanoï (par apoplexie ou plus exactement « trúng gió = frappé par le vent » selon la police – cf. https://thanhnien.vn/thoi-su/du-khach-nuoc-ngoai-tu-vong-tren-via-he-pho-co-ha-noi-nghi-do-dot-tu-1186772.html ) ou celle le 2/3 d’un Allemand de 59 ans dans un hôtel de Dalat (cf. https://kenh14.vn/mot-du-khach-nguoi-duc-nghi-dot-tu-trong-khach-san-o-da-lat-20200302211421605.chn).   

Mais voilà que le 5/3 le FMI annonce la provision d’une enveloppe de 50 milliards USD consacrée à l’aide pour les pays en butte aux ravages du coronavirus. Conscient que ses rodomontades sur sa victoire sur l’épidémie le priveront d’un apport financier et technique dont il a fortement besoin, le pouvoir communiste vietnamien cherche aussitôt à retourner la situation. C’est ainsi que le 6/3 il a été permis à la presse de faire état de la détection d’un 17e cas officiel de malade infecté par le virus, la fille d’un magnat de l’acier revenue le 2/3 d’un voyage en Europe (Angleterre, Italie, France) puis de celle d’un 18e cas, un jeune homme revenu de Daegu en Corée du Sud le 4/3. 15 autres cas décelés les 7-8/3 sont plus ou moins liés au cas 17 : sa tante et son chauffeur devenus les cas 19 et 20, son voisin dans l’avion, un dignitaire du régime (une délégation conduite par le Ministre du Plan prenait le même vol) catalogué cas 21, 10 étrangers (8 Anglais, 1 Irlandais et 1 Mexicain) d’autres passagers sur le même vol. A noter que ces cas concernent uniquement des contagions à partir d’autres pays (Corée du Sud, Italie ?) que la Chine, comme si avec les centaines de milliers d’allées et venues entre diverses régions de la Chine et du Vietnam depuis des mois aucune contamination n’a pu avoir lieu. Mais pour bénéficier d’une aide internationale, le Vietnam devra invoquer un nombre bien plus élevé de malades et sera donc contraint de comptabiliser d’une façon ou d’une autre, au moins en partie, les contaminés au contact des Chinois.

A l‘évidence, le pouvoir vietnamien a menti pour dissimuler une situation plutôt inquiétante dans l’espoir de sauver une économie en berne tout autant que par peur de raviver le sentiment antichinois et par incapacité de désobéir aux injonctions de Pékin. Le 20/2, lors d’une réunion de l’ASEAN à Vientiane, le Ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi a eu un entretien particulier avec son homologue vietnamien, probablement pour lui signifier les exigences de son gouvernement, car juste après le Vietnam a mis fin aux velléités de contenir le coronavirus en restreignant la présence des Chinois dans leur province de quelques dirigeants locaux et ordonné l’ouverture complète du pays aux citoyens du céleste empire (27-28/2) ; en contrepartie la Chine a débloqué les passages aux postes frontières pour les camions de marchandises vietnamiennes et promis d’ouvrir les vannes de ses barrages en amont du Mékong pour sauver les rizières et plantations sud-vietnamiennes de la sécheresse. Cette dernière promesse n’est cependant pas vraiment tenue car les Chinois n’ont laissé s’écouler qu’une faible quantité d’eau qui n’atteindra pas le Vietnam étant déjà absorbée au Laos et Cambodge, ce qui présage la destruction de toute l’agriculture du Bassin du Mékong où la prochaine récolte de riz s’annonce perdue et où la salinisation de la terre oblige les paysans à acheter de l’eau douce (dont le prix a monté aussitôt de 9000 VND à 300.000 VND/m3) pour arroser leurs plantes. Mais comme à l’accoutumée, le pouvoir communiste vietnamien n’ose émettre aucune protestation, aussi sourd aux cris au secours des paysans du Bassin du Mékong assoiffé qu’insoucieux des risques de la contamination massive de la population au contact des milliers de Chinois venant de Chine.

Si les collabos de Hanoï laissent entrer sans broncher dans le pays tous les Chinois qui le veulent et n’osent contrôler leur état de santé que pour la forme, de façon laxiste, ils cherchent en même temps à dissimuler cette lâcheté à la population, par exemple en passant sous silence leur arrivée ou retour et en omettant de donner leur nombre alors que tout ce qui concerne les dispositions contre la contagion provenant des Sud-Coréens et des Italiens (aussitôt interdits de visa à l’annonce de la détection de nombreux cas de maladie chez eux) ) est mis en avant dans les media. Leur servilité par rapport à Pékin dépasse l’entendement quand on sait en plus que pour montrer à leurs maîtres chinois leur dévouement, ils font fi de la santé de leurs concitoyens dans le besoin :  Cependant que les caisses de l’Etat sont vides et que la pénurie en produits de protection médicale au Vietnam est telle que des gens de province doivent parcourir de nuit jusqu’à 20km afin de faire la queue dès 4h du matin devant les grandes pharmacies de Saïgon pour acheter des masques médicaux et rentrer malgré tout bredouilles, le gouvernement vietnamien a envoyé à la Chine une aide de 600.000 USD en matériel médical divers (cf. https://laodong.vn/thoi-su/viet-nam-vien-tro-tri-gia-600000-usd-giup-trung-quoc-chong-virus-corona-781386.ldo ) et ordonné l’exportation en Chine de 3.970.000 masques d’une valeur de 92.000 USD; en outre, les provinces frontalières ont été incitées à suivre l’exemple en envoyant de l’aide à la province chinoise de Guangzhou limitrophe (en fait la province qui les chapeaute dans le projet d’annexion), à la suite de quoi les autorités de Lạng Sơn ont fait main basse sur tous les produits de protection médicaux de la région d’une valeur d’environ 100.000 USD pour en faire cadeau à sa voisine chinoise (cf. https://tuoitre.vn/xuat-khau-gan-4-trieu-chiec-khau-trang-sang-trung-quoc-20200205172430834.htm ) !

Qui peut croire encore à l’indépendance du Vietnam au constat des susdits faits ? Tous ceux qui observent la situation du pays sans se laisser induire à l’optimisme par les dissimulations, mensonges et manipulations des communistes au pouvoir savent que pour la survie du Vietnam en tant que tel, doit s’engager une lutte acharnée pour sa décolonisation, laquelle ne peut se livrer que si la population ne se voile plus la face sur son asservissement. Espérons que la crise du coronavirus en le révélant au grand jour la pousse à se mettre debout !

 

 

 

 

L’Etat communiste vietnamien, premier trafiquant de la traite d’esclaves dans le monde !

Ce titre vous paraît exagéré et même diffamatoire ? Lisez ce texte jusqu’au bout avec dans l’esprit cette définition selon l’article 3 du Protocole additionnel des Nations Unies contre la criminalité organisée… ou Protocole de Palerme : La traite des êtres humains est caractérisée par « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres contraintes, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements et d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes ».

 

Il a fallu la découverte le 23/10/2019 de 39 corps gelés de jeunes Asiatiques sans papiers, qui s’avèrent être tous des Vietnamiens après enquête des policiers anglais terminée le 2/11, dans un container réfrigérant dans une zone industrielle de Grays (Essex, Angleterre) pour que l’opinion mondiale s’émeuve et s’inquiète de l’existence de filières de trafic humain à partir du Vietnam, dont le régime communiste était porté aux nues par tous les gauchistes et gauchisants occidentaux dans les années 1970 et est toujours traité avec indulgence par leurs media. Pourtant c’est lui qui est responsable de ce trafic honteux mais ô combien lucratif, indirectement mais aussi directement.

Après la victoire de Hanoï sur la République du Sud-Vietnam et la réunification du pays, une fois terminée la vague des boat people anti-communistes dans les années 1980, on pensait qu’avec la paix et l’acceptation (au moins passive) du régime l’exode s’arrêterait. C’est sans compter avec la mise sous coupe chinoise du pouvoir vietnamien, sa lâcheté devant Pékin conjuguée avec son incompétence et sa corruption qui lui fait adopter toutes les mesures économiques prônées par la Chine, en particulier une industrialisation désordonnée, extrêmement polluante, gourmande en eau et en électricité, au détriment de la pêche, agonisante par la toxicité des eaux ainsi que l’agressivité chinoise en Mer orientale, et de l’agriculture, dévastée par la retenue des eaux par la Chine en amont et aussi par une politique aberrante qui pousse à une productivité forcenée avec le recours à l’utilisation massive des engrais phosphatés et des pesticides, politique qui accule la majorité des paysans (65% de la population) à la misère et à l’endettement d’autant plus qu’elle se conjugue avec les effets dramatiques du changement climatique, l’imposition des prix de vente très bas à l’exportation et une absence de protection qui les met à la merci des banques et des compradores chinois malveillants.

Le parti communiste vietnamien qui se prétend dans les slogans assenés à longueur de journées « talentueux et sagace » mais est composé surtout, même dans sa classe dirigeante, de gens peu éduqués (exceptés en sabir politique marxiste pour intimider le bon peuple), donc incompétents, avides et filous et donc corrompus, s’est révélé incapable de gérer le pays, se contentant de copier bêtement son « grand frère » chinois (ou d’appliquer en tant que vassal la politique de Pékin pour tout l’empire) . Avec pour résultat les mêmes déboires industriels qu’en Chine : prédilection pour l’industrie lourde avec de grosses entreprises étatiques (au nombre de 2486) engrangeant moins des bénéfices que des pertes, fortement endettées et en situation de perfusion permanente ; petites et moyennes entreprises en principe privées (541.753), lesquelles, à part les entreprises arrière-cours des apparatchiks, quoique harcelées par les bureaucrates et pressurées par le fisc, assurent la survie de l’économie du pays par leur contribution au Trésor (43% des impôts dans le secteur entrepreneurial, le secteur des entreprises englobant E. étatiques, E. privées et E. étrangères ou IDE/FDI, et représentant 60% du PIB/GDP vietnamien) ; gaspillage jusqu’à épuisement des ressources (cas par exemple des mines de charbon de Quảng Ninh) ; destruction de l’environnement (avec entre autres une extrême pollution de l’air due en majeure partie aux 28 centrales thermiques à charbon en activité – imaginez ce qu’il en sera quand les 33 autres en construction et en projet prévus pour d’ici à 2030 fonctionneront ! – cf. https://vi.wikipedia.org/wiki/Danh_s%C3%A1ch_c%C3%A1c_nh%C3%A0_m%C3%A1y_nhi%E1%BB%87t_%C4%91i%E1%BB%87n_than_t%E1%BA%A1i_Vi%E1%BB%87t_Nam ) ; tout cela sans les quelques réussites en matière de produits finis et à forte valeur ajoutée comme en Chine, à cause justement de la mentalité servile des dirigeants de Hanoï ajoutée à la méfiance jalouse de Pékin qui travaillent à saper l’éducation et l’essor d’une jeunesse saine et avisée, susceptible de réagir contre eux. 

Pêcheurs et paysans poussés par la misère quittent leurs villages pour chercher du travail en ville ou dans les zones économiques, mais la capacité d’embauche dans les entreprises est limitée : tout le secteur ne compte que 14,7 millions de personnes sur une population officielle de 96 millions et une population active de 55 millions (chiffres de 2018 – Cf. Wikipédia et Rapports de la direction générale des statistiques), et ce n’est pas un Etat en quasi-faillite avec un fonctionnariat pléthorique de 11 millions de personnes dont 5 millions sont membres du Parti (cf. https://dantri.com.vn/kinh-doanh/cu-7-lao-dong-phai-nuoi-1-cong-chuc-vien-chuc-va-nguoi-huong-luong-2018091910520925.htm ) qui sait susciter la création d’emplois. Que les malchanceux se débrouillent ! Et c’est ce qu’ils font. En dehors des 25,7 millions de salariés susdits, les 29,3 millions de personnes actives restantes, en gros sans qualification, appelées pudiquement « travailleurs simples » (lao động giản đơn) se démènent comme elles peuvent pour vivoter, remplissant des métiers informels, pour la plupart modestes (vendeurs ambulants, personnel domestique, etc.) leur rapportant moins de 100 USD par mois. Leur gagne-bol de riz misérable est cependant comptabilisé par le pouvoir comme de l’emploi, ce qui lui permet d’afficher publiquement un taux de chômage enviable de seulement 2,17% (représentant 1,1 million de chômeurs, chiffres de mars 2019) !  

Le pouvoir a beau maquiller les statistiques, il sait qu’un trop grand nombre de citoyens ne disposant d’aucun travail régulier est une bombe à retardement. Pour éviter les troubles causés par l’oisiveté forcée des millions de chômeurs miséreux, en particulier des jeunes jetés sur le marché (chaque année la population active augmente de 400.000 personnes), il a développé depuis l’ouverture du pays à la mondialisation (décret 370-HĐBT du 9/11/1991) le système de vente de main d’œuvre à bon marché, baptisé « exportation de main d’œuvre » appliqué en 1980 dans le cadre de remboursement des dettes de guerre aux pays de l’Est. L’envoi des travailleurs à l’étranger, décidé au début en fonction des accords de coopération au niveau des Etats, ressort maintenant du Ministère du travail qui a pour mission d’élaborer et d’exécuter les plans « d’exportation », en liaison avec les ambassades et les « sociétés d’exportation de main d’œuvre » légales (362 en 2019), publiques (à capital entièrement ou en partie de l’Etat) ou privées (arrière-cours des apparatchiks), sans compter une multitude d’officines illégales et cependant tolérées tant qu’aucun scandale n’oblige leurs protecteurs (policiers et potentats locaux) à les désavouer, qui se chargent de la négociation des contrats d’embauche avec les autorités ou les sociétés étrangères, du recrutement des candidats au départ, de leur préparation linguistique (réduite d’ordinaire à l’enseignement de quelques phrases usuelles acquises en  5 jours de stage) et psychologique (consistant plus à peindre en rose les avantages de l’émigration qu’à prodiguer des conseils utiles sur les lois et coutumes du pays d’arrivée), du transport comme de toute la paperasserie contre une somme appelée « frais d’intermédiaire » (de 1500 à 5500 USD selon l’emploi pour les officines publiques et de 5000 à 10.000 USD pour les officines privées qui démarchent directement l’employeur) que doit payer l’émigré.

Rien que ces frais extrêmement élevés (sans parler des ristournes de la part des employeurs étrangers pour l’acquisition de main d’œuvre sous-payée) par rapport au service rendu et à la pauvreté de la majorité des partants qui doivent s’endetter pour les payer (en moyenne ils mettent 11 mois à les rembourser en se serrant la ceinture) dans l’espoir d’une vie meilleure, montrent combien l’Etat et ses sbires exploitent la misère du peuple. En comparaison, aux Philippines, en Thaïlande et en Indonésie où se pratiquent aussi une politique d’expatriation des travailleurs, les frais des bureaux de placement se montent seulement à de 1000 à 3000 USD tout compris. D’ailleurs, en  se rendant compte sur place de leur exploitation par les sociétés d’exportation, des travailleurs immigrés vietnamiens à Taipeh, obligés de payer 5000-7000 USD aux sociétés d’exportation de main d’œuvre, se sont décidés le 5/5/2019 à manifester pour réclamer la suppression des intermédiaires en faveur des accords directs entre gouvernements (https://www.bbc.com/vietnamese/vietnam-48187746 ). En plus, souvent, arrivés sur leur lieu de travail, les immigrés s’aperçoivent d’une autre exploitation, celle de leurs patrons qui les paient bien en dessous du salaire local normal et dans des conditions très dures, loin des promesses des sociétés d’exportation qui se lavent les mains, même en cas d’accident ou de mortalité leur survenant, estimant avoir rempli leurs obligations dès leur arrivée à destination. Comme l’argent est leur seule motivation d’expatriation, un bon nombre d’entre eux choisit de casser leur contrat pour trouver un emploi mieux rémunéré quitte à vivre dans la clandestinité ou même rejoindre le monde de la pègre (drogue, prostitution), illégal mais lucratif.  

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Quant aux autorités gouvernementales vietnamiennes représentées à l’étranger par les ambassades et les consulats, au lieu de se constituer comme des organes de protection et d’aide pour leurs ressortissants malchanceux, non seulement elles se désintéressent de leur sort, mais cherchent à soutirer de l’argent à tous les citoyens qui s’adressent à elles pour des questions administratives et autres  (cf. https://thanhnien.vn/thoi-su/co-quan-dai-dien-viet-nam-o-nuoc-ngoai-bi-to-lam-thu-1166447.html ). D’ailleurs que représente le peuple pour les dirigeants et les cadres dégénérés vietnamiens sinon une simple marchandise dont ils veulent tirer le maximum de profit ? C’est ce qu’expriment les termes même d’« exportation de main d’œuvre » (xuất khẩu lao động) pour l’envoi des travailleurs et de « commande de marchandise » (đơn hàng) pour désigner toute demande de main d’œuvre provenant des sociétés étrangères. Le terme « exportation » est tellement choquant pour l’Organisation internationale du travail (OIT/ILO) qu’elle a suggéré récemment au gouvernement vietnamien de le changer en émigration (di cư) ou déplacement (dịch chuyển – cf. https://forbesvietnam.com.vn/tin-cap-nhat/xuat-khau-lao-dong-tiem-nang-nhung-chi-nen-la-giai-phap-ngan-han-8212.html )!

Dans tous les autres pays du monde non touchés par la guerre et les troubles politiques, l’émigration des citoyens est un constat d’échec des dirigeants, qui leur fait honte, qu’ils acceptent et accompagnent comme un pis-aller ou essaient d’endiguer en prenant des mesures de dissuasion plus ou moins efficaces. Aucun n’en fait comme au Vietnam une « mission politique », de portée nationale, vantée dans les media, rappelée à l’attention de la population sur des panneaux routiers. L’Etat fixe même chaque année un quota, à chaque fois plus élevé, de migrants à atteindre et à répartir sur les diverses provinces qui ont l’obligation d’en faire la propagande auprès de leurs administrés pour les pousser à s’expatrier (cf. https://laodong.vn/cong-doan/lo-xuat-khau-lao-dong-chui-cac-tinh-tang-cuong-tuyen-truyen-769595.ldo ). Le nombre de travailleurs exportés (de plus de 100.000 depuis 2014, 142.000 en 2018, 148.000 en 2019) est tous les ans triomphalement annoncé par le premier ministre et ses ministres comme un véritable exploit. Sachant que 99% des migrants dont le tiers se compose de femmes sont envoyés à l’étranger comme OS ou plutôt coolies pour exercer les travaux les plus durs refusés par les autochtones (cf. http://laodongxahoi.net/tang-cuong-thong-tin-hai-chieu-giua-nha-quan-ly-doanh-nghiep-voi-bao-chi-ve-xuat-khau-lao-dong-1313616.html ), et aussi les plus humiliants comme les besognes serviles, surtout dans les Emirats du Golfe (de bons clients et même les premiers approchés par les « exportateurs » vietnamiens) connus pour les mœurs esclavagistes de leurs citoyens (nombre de témoignages de bonnes à tout faire vietnamiennes « exportées » légalement pour se voir exploitées, battues et violées, ignorées sinon intimidées par les services consulaires vietnamiens alertés, sont rapportés sur les réseaux sociaux cf. https://www.voatiengviet.com/a/tinh-canh-osin-viet-o-saudi-bi-boc-lot-bo-doi/4585020.html ), contre un salaire bien plus bas que celui de l’autochtone sur le même emploi (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/in_depth/vietnamese-workers-still-want-to-come-to-japan-despite-being-treated-unfairly-03192019140512.html )– le bas prix du travail vietnamien est d’ailleurs l’argument avancé par les démarcheurs de contrats — il est surprenant de voir les dirigeants de Hanoï tirer leur fierté d’une telle déchéance de leurs citoyens !

C’est que les communistes ont perdu toute vergogne et simple bon sens, n’ayant en vue que leur intérêt propre et celui de leur parti. L’envoi des citoyens à l’étranger résout en partie le problème du chômage de masse, tandis que l’apologie de cette migration masque la nullité de la gestion du pouvoir. La propagande gouvernementale et l’aisance soudaine de nombreuses familles aux enfants « exportés » amènent tous les Vietnamiens qui végètent sans perspective d’avenir et sont trop abrutis par le décervelage éducatif pour se retourner contre le régime et sauver ainsi leurs descendants et eux-mêmes tout comme leur pays du désastre, à se ruer sur la voie de l’exil comme échappatoire, au point de s’agglutiner par centaines devant les ambassades de Taïwan, du Japon ou de la Corée du Sud, les pays les plus accueillants et les plus enviés au point de vue proximité et salaire, et de s’y battre pour obtenir un formulaire de visa. S’ils n’ont pas la qualification exigée pour les visas directs ni ne sont pas éligibles pour les contrats distribués par les sociétés exportatrices officielles, ils se lancent alors dans l’aventure de l’émigration sauvage avec les officines illégales et les passeurs qui leur promettent même les paradis occidentaux, au prix énorme de 10.000 à 50.000 USD. S’ils sont désargentés, ce n’est pas grave, banques et mafieux sont prêts à leur avancer la somme nécessaire contre hypothèque d’habitation et reconnaissance contraignante de dette.

On comprend que le besoin de rembourser leurs dettes plus ou moins exorbitantes pousse la plupart des immigrés vietnamiens à s’accrocher à l’emploi pourvu dans le contrat signé par l’intermédiaire de la société d’exportation de main d’œuvre malgré l’exploitation dont ils font l’objet. Même dans un pays aussi respectueux des lois que le Japon (et a fortiori dans d’autres pays : d’après une étude de l’OIT/ILO en 2017, 76% des travailleurs vietnamiens en Thaïlande et en Malaisie ont leurs droits violés – cf. https://news.zing.vn/ilo-76-lao-dong-viet-o-thai-lan-malaysia-bi-lam-dung-quyen-lao-dong-post972117.htmlv ), la situation de beaucoup – nous ne parlons même pas des cas limites où les travailleurs sont non payés, battus et violés (cas des femmes) – s’approche de l’esclavage : d’après les témoignages recueillis dans l’article de RFA susdit, non seulement ils ne reçoivent que 700-800 yens/heure c’est-à-dire près de la moitié du salaire horaire de l’autochtone pour le même travail (1000- 1500 yens), ils doivent encore effectuer des heures supplémentaires non payées ou seulement à 25% de cette somme, même parfois les samedis et dimanches ; ils disposent de très peu de jours de congé et comme logement fourni c’est une maison ou un appartement minable dans le(la)quel(le) ils sont entassés.  En 2017, 7000 travailleurs étrangers au Japon dont les Vietnamiens constituent la moitié, ont rompu leur contrat par refus des conditions de travail trop dures et sont entrés dans la clandestinité pour ne pas s’exposer à l’extradition. En négociant directement avec des employeurs en manque de main d’œuvre et prêts à tricher avec le fisc, ils obtiennent un travail moins harassant et mieux payé, et au pire rejoignent le monde de la pègre, dans l’espoir d’acquérir avec les années une certaine qualification professionnelle ou cumuler assez d’argent qui leur donne accès à un meilleur avenir.

Or, si les gouvernements étrangers accueillent et même favorisent la venue de travailleurs immigrés sans qualification chez eux pour exercer des métiers dédaignés par la population locale, ils entendent les contrôler car le gonflement de la population d’étrangers illégaux est pour eux une plaie à cause de leur association avec le crime autant que des réactions négatives des autochtones devant leur nombre. L’exigence des contrats à durée limitée de 1 à 3 ans (le Japon vient de les prolonger pour 5 ans dans plusieurs domaines) rarement renouvelables répond à cette volonté de limiter l’installation des allogènes sur leur sol. C’est justement cette difficulté de revenir, alliée à l’envie de se constituer un capital le plus substantiel possible, qui incite les migrants vietnamiens à entrer dans la clandestinité, ce qui n’est guère du goût des pays d’accueil. Excédée, la Corée du Sud, où jusqu’à 55% des travailleurs vietnamiens embauchés s’ incrustent à la fin de leur contrat, a gelé pendant 4 ans l’arrivage de nouveaux migrants vietnamiens jusqu’à ce que cette proportion d’illégaux baisse au chiffre plus supportable de 33% c’est-à-dire jusqu’en 2018, non sans interdire de visa les candidats originaires des localités ayant fourni plus de 60 migrants clandestins (ce qui revient à pénaliser 58 districts en 2018, 49 en 2019 et 30 en 2020). Il faut dire que la Corée est la destination préférée des travailleurs vietnamiens à cause du salaire élevé de l’ouvrier, proche de celui des Japonais (1000-1200 USD) avec un coût de la vie nettement moins élevé.

Si la pauvreté explique le départ des pauvres, ce n’est pas ce qui motive la migration d’un nombre également important (170.000 en 2019) de jeunes, étudiants et aussi élèves partis à l’étranger, aussi dans une quarantaine de pays, de préférence aux Etats-Unis, au Japon, au Canada et en Australie. Parmi eux seulement 6000 sont boursiers, les 96,5% restants sont des enfants d’apparatchiks (cadres dirigeants et affairistes) que l’on appelle ironiquement des « réfugiés scolaires » tant l’éducation nationale laisse à désirer, dont les études coûtent chaque année environ 3 milliards de dollars à leurs parents (c’est-à-dire en fait au pays sur le dos duquel ces parents se sont enrichis). Ces étudiants rentrent peu chez eux après leurs études et viennent en fin de compte grossir le nombre de travailleurs « exportés », dont ils forment le dessus du panier. Leur installation dans le pays d’accueil est plus facile que pour leurs compatriotes OS, même si en attendant d’être légalisés ils sont obligés comme tout en chacun sans permis de séjour de vivre dans l’illégalité. Leur départ définitif du pays ne chagrine pas tellement leurs parents, au contraire, car une fois installés ils serviront de répondants pour l’immigration de toute la famille au cas où la situation du Vietnam se détériore encore plus.

Car avec la vassalisation à la Chine de plus en plus marquée, le marasme économique, les services publics détruits, l’environnement pollué …, quasiment (car il existe toujours une minorité d’idéalistes tenaces) tous les Vietnamiens quitteraient leur pays s’ils en avaient la possibilité (ce qui les fait tomber aisément dans les pièges des escrocs). Une mentalité de sauve-qui-peut s’est emparée de la population du sommet à la base : Les très riches et apparatchiks n’ont pas à s’en faire, ils peuvent avoir tout de suite un passeport étranger en poche en achetant une nationalité ou une carte de séjour à l’un des 15 pays capitalistes (des Etats-Unis à l’archipel St Christophe et Niévès) qui la vendent contre investissement d’une centaine de milliers à un million de dollars (cf. https://www.journaldunet.com/economie/magazine/1103774-15-pays-qui-vendent-leur-nationalite/1103776-saint-christophe-et-nieves ). Pour les autres, tous les moyens sont bons pour mettre le pied à l’étranger, même dans les pays peu attirants d’Afrique noire ou chez un voisin plus pauvre comme le Laos, si possible par la voie légale en tant que travailleurs « exportés » ou mariées à l’encan (depuis 2008 chaque année environ 13.000 jeunes femmes partent se marier pour le meilleur mais aussi malheureusement pour le pire avec un étranger qu’elles connaissent à peine, d’ordinaire à la suite d’un arrangement via une agence entremetteuse – cf. http://tphcm.chinhphu.vn/70-000-phu-nu-dbscl-lay-chong-nuoc-ngoai ) si l’on est pauvre, en tant qu’étudiant ou touriste pour les nantis, ou sinon par la voie illégale organisée par des passeurs si dangereuse soit-elle. Outre le drame des 39 morts congelés en Angleterre, deux autres scandales en fin 2018 ont mis la lumière sur cette course folle au départ : Les 21 et 23/12/2018, 152 sur 153 touristes vietnamiens amenés par un tour opérateur à Taïwan ont disparu dans la nature après leur arrivée ; 3 d’entre eux sont revenus de leur propre gré, et 88 ont été attrapés par la suite, mais les 60 restants demeurent introuvables ; d’après la police taïwanaise ce sont des victimes consentantes d’une filière de trafiquants qui les met au travail dans les plantations (pour les hommes) et dans les maisons closes (pour les femmes – cf. https://nld.com.vn/thoi-su-quoc-te/vu-152-khach-viet-mat-tich-o-dai-loan-2-nguoi-viet-bi-ket-an-tu-20191024041852243.htm ). Peu auparavant, ce sont 9 personnes faisant partie de la délégation vietnamienne conduite par la Présidente de l’Assemblée nationale Nguyễn Thị Kim Ngân venue sur invitation de son homologue coréen participer à une conférence économique à Séoul les 4-7/12/2018, qui choisissent de rester illégalement en Corée au lieu de rentrer avec elle ; le peuple n’en saurait rien si la télévision coréenne ne dévoile pas l’affaire dans une émission du 23/9/2019 pour annoncer l’extradition de 2 des transfuges ; gros émoi dans l’opinion vietnamienne que n’arrange pas la déclaration du Secrétaire de l’Assemblée nationale selon laquelle les transfuges ne font pas vraiment partie de la délégation officielle mais ont été transportés gracieusement dans l’avion gouvernemental ; qui sont-ils et pourquoi ce traitement de faveur sans assurance de leur retour ? pire, la Présidente de l’Assemblée serait-elle organisatrice et complice d’une immigration illégale dans un pays ami, étant donné que d’après la rumeur deux des transfuges sont son ex-mari et sa fille ? l’opinion a beau s’interroger, c’est depuis silence radio des officiels sur le sujet, sauf pour dire le 5/11/2019 qu’une 3e personne parmi les transfuges est rentrée au pays (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/news/vietnamnews/3-out-of-9-people-in-na-delegation-of-vn-return-vn-11052019120945.html ).  

Une fois à destination dans le pays étranger, rares sont ceux rentrent au Vietnam à l’expiration de leur visa qu’ils soient travailleurs migrants, étudiants ou touristes, à moins d’y être obligés par la police locale ou par des considérations familiales. Sans permis de résidence, ils se retirent dans la clandestinité, s’adonnant au grand dam du pays hôte malgré lui au travail au noir et se livrant à des activités délictueuses, en particulier la plantation du cannabis dont les Vietnamiens sont devenus les caïds dans certains pays comme par exemple l’Angleterre. Avec l’expérience, les illégaux se constituent ensuite en petits « milieux » qui se renforcent en attirant de nouveaux venus qu’ils exploitent à leur tour sous couvert d’aide et de protection. Tous espèrent finir par être légalisés puis naturalisés dans le pays « hôte ». Aux doléances des pays exaspérés par l’afflux de ces immigrés indésirables, le pouvoir vietnamien joue l’innocent et rejette leur existence sur la malhonnêteté de certaines sociétés d’exportation et des intermédiaires qui trompent les partants et ne font pas leur boulot de tri et d’accompagnement, promettant d’y mettre bon ordre malgré la difficulté de la tâche. Or, dans un pays policier où la moindre activité des habitants est surveillée (en moyenne il y existe 1 policier pour 15 habitants), aucun particulier ou groupe ne peut dévier de la loi et organiser la sortie du pays sans l’accord au moins tacite des autorités.  De plus, la promotion de l’exportation de main d’œuvre étant affaire d’Etat, pousser et aider le maximum de personnes à partir travailler à l’étranger sans s’interroger sur leurs aptitudes c’est faire preuve de civisme et aussi d’humanisme puisqu’on les aide à changer en mieux leur vie ; pourquoi se soucier des problèmes ultérieurs puisque ce sera l’affaire du pays d’accueil ? Parallèlement aux encouragements des autorités, on voit ainsi des sociétés exportatrices de main d’œuvre venir jusque dans les lycées démarcher les élèves de première et terminale et aller chez eux persuader leurs parents de les laisser partir (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/in_depth/the-benefits-and-disadvantages-of-exporting-labor-10302019123420.htm ). Et si l’on peut s’enrichir au passage pourquoi s’en priver ? Cadres de tous niveaux en rapport direct ou indirect avec la « mission capitale » participent donc à l’exploitation des migrants et à l’essor de la migration, sans se préoccuper de l’effet de cet exode massif sur les autres pays.    

Au fil des temps, depuis 1990, près de 3 millions (déjà plus de 2,5 millions en 2015 selon l’OMI/Organisation internationale pour les migrations de l’Onu) de Vietnamiens issus de la République socialiste ont migré à l’étranger, à la satisfaction du pouvoir communiste de Hanoï qui se félicite de l’apport en devises de ces expatriés dont 650.000 (chiffre de 1/2020) sont des travailleurs exportés légalement : 3 milliards de dollars en 2019 qui viennent s’ajouter aux 13,7 milliards (d’après le chiffre officiel de 16,7 milliards au total, chiffre que met en doute l’économiste-journaliste récemment arrêté Pham Chí Dũng qui voit depuis 2016 une tendance à la baisse de ces envois d’argent – cf. https://www.voatiengviet.com/a/ngan-hang-the-gioi-kieu-hoi-2018/4710815.html ) envoyés et ramenés par les migrants devenus citoyens des pays étrangers en particulier les 2 millions d’ex-réfugiés de l’ancienne République du Sud-Vietnam, pour la plupart aisés. A la différence de ces derniers, les nouveaux migrants partent surtout pour des raisons économiques, la majorité, au cerveau lavé par la propagande officielle depuis l’enfance étant devenue sans morale ni conscience politique et n’aspirant qu’à l’argent ou aux avantages matériels. Comme les otages atteints du syndrome de Stockholm, bon nombre ne voient pas que l’état déliquescent du pays, cause de leur abandon de la terre natale et de leur séparation d’avec leur famille, est dû à la mafiocratie communiste, mais sont reconnaissants à ce pouvoir de leur procurer ce moyen de se bâtir une nouvelle vie.    

La migration coûte que coûte vers des cieux plus cléments est certes un phénomène qui touche tous les pays pauvres et peu développés, mais il n’y a qu’au Vietnam pourtant doté naguère d’abondantes ressources de toutes sortes (gaspillées ou pillées), jouissant de la paix depuis plus de quarante ans et sur lequel sont déversés des milliards d’aide de la communauté internationale (détournés et dépensés en projets calamiteux) qu’elle atteint le degré massif et inquiétant pour l’avenir de la nation autant que pour l’harmonie sociale des pays d’accueil. En ce qui concerne ces derniers, si la présence de nombreux étrangers peu ou mal éduqués fait l’affaire des employeurs avides et peu scrupuleux, leur inaptitude à s’intégrer, leur violation des lois locales ne peuvent que semer le désordre et provoquer des troubles sociaux. Pour la nation, c’est l’exsanguination de ses forces vives que représente cet exode d’une grande partie, qui plus est la plus dynamique, de sa jeunesse que le pouvoir se réjouit cependant de voir partir car, en plus de lui rapporter un montant important de devises sans compter d’énormes sommes à ses officines, restés au pays ces jeunes gens remuants pourraient se joindre aux mécontents et constituer un front intraitable.  

En même temps, l’émigration de ses citoyens permet de réduire la population du Vietnam, trop nombreuse en densité (près de deux fois plus forte qu’en Chine : 291 ha/km2 / 145,27 ha/km2), réduction indispensable à l’implantation des Chinois sur le territoire selon le souhait de Pékin, l’ambition de Mao que ses successeurs veulent réaliser étant l’occupation des pays du Sud-est asiatique par les Chinois en surnombre, comme il l’a cyniquement déclaré dans un entretien avec Lê Duẩn (cf. http://www.talawas.org/?p=26340 ). Le pouvoir se félicitant de compter actuellement près de 3 millions de ses ressortissants à l’étranger partis depuis 1990, cela veut dire que ces 30 dernières années, tous les ans la population vietnamienne diminue en moyenne d’environ 100.000 personnes ; mais les statistiques vietnamiennes ne retranchent que 40.000 habitants par an (cf. https://danso.org/viet-nam/ ) : les 60.000 autres partis et toujours comptabilisés représentent-ils d’autres habitants venus les remplacer c’est-à-dire les colons Chinois qui migrent en masse au Vietnam et comptent y rester sans que leur nombre soit chiffré officiellement, et seraient alors au moins 1.800.000 (chiffre gonflé à 30 millions par la rumeur) ? On peut constater ce remplacement de population voulu par Pékin dans le Centre et le Sud-ouest du pays où des villages entiers se vident de leurs habitants, n’y restant que des vieux et des jeunes enfants en même temps que poussent dans leurs parages des agglomérations composées uniquement de Chinois ! Et paradoxe écoeurant : pendant que des milliers sinon des millions de Vietnamiens doivent quitter leur patrie, abandonner leur foyer pour chercher un emploi à l’étranger, des milliers voire des millions d’emplois dans des entreprises installées sur le sol vietnamien sont par contre donnés à des Chinois qui viennent exprès de Chine les occuper, sous prétexte que ces entreprises sont à capital chinois ! Quel Etat accepterait une telle situation sinon un Etat vendu ou plutôt un pseudo-Etat composé de tétrarques au service de l’Empereur du Milieu ?

Comment s’étonner alors que les communistes veules, incompétents et corrompus qui se partagent le pouvoir au Vietnam se conduisent en super mafieux dans le trafic de main d’œuvre ? Les mafieux simples se contentent de profiter de la misère pour faire leur beurre, avec le pouvoir qu’ils s’arrogent les dirigeants de Hanoï ont en plus la faculté de provoquer cette misère pour ensuite l’exploiter pour leur plus grand bénéfice aussi bien politique que financier. Que les gouvernements et organismes sérieux cessent de considérer ce régime comme normal et n’entrent pas dans son jeu ! Déjà, que l’Europe ne signe pas avec lui le traité de libre-échange EVFTA qui suppose un Vietnam indépendant, respectueux des lois et des droits, ce qu’il n’est nullement vu l’état des faits.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’Etat communiste vietnamien, premier trafiquant de la traite d’esclaves dans le monde !

 

Ce titre vous paraît exagéré et même diffamatoire ? Lisez ce texte jusqu’au bout avec dans l’esprit cette définition selon l’article 3 du Protocole additionnel des Nations Unies contre la criminalité organisée… ou Protocole de Palerme : La traite des êtres humains est caractérisée par « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres contraintes, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements et d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes ».

 

Il a fallu la découverte le 23/10/2019 de 39 corps gelés de jeunes Asiatiques sans papiers, qui s’avèrent être tous des Vietnamiens après enquête des policiers anglais terminée le 2/11, dans un container réfrigérant dans une zone industrielle de Grays (Essex, Angleterre) pour que l’opinion mondiale s’émeuve et s’inquiète de l’existence de filières de trafic humain à partir du Vietnam, dont le régime communiste était porté aux nues par tous les gauchistes et gauchisants occidentaux dans les années 1970 et est toujours traité avec indulgence par leurs media. Pourtant c’est lui qui est responsable de ce trafic honteux mais ô combien lucratif, indirectement mais aussi directement.

Après la victoire de Hanoï sur la République du Sud-Vietnam et la réunification du pays, une fois terminée la vague des boat people anti-communistes dans les années 1980, on pensait qu’avec la paix et l’acceptation (au moins passive) du régime l’exode s’arrêterait. C’est sans compter avec la mise sous coupe chinoise du pouvoir vietnamien, sa lâcheté devant Pékin conjuguée avec son incompétence et sa corruption qui lui fait adopter toutes les mesures économiques prônées par la Chine, en particulier une industrialisation désordonnée, extrêmement polluante, gourmande en eau et en électricité, au détriment de la pêche, agonisante par la toxicité des eaux ainsi que l’agressivité chinoise en Mer orientale, et de l’agriculture, dévastée par la retenue des eaux par la Chine en amont et aussi par une politique aberrante qui pousse à une productivité forcenée avec le recours à l’utilisation massive des engrais phosphatés et des pesticides, politique qui accule la majorité des paysans (65% de la population) à la misère et à l’endettement d’autant plus qu’elle se conjugue avec les effets dramatiques du changement climatique, l’imposition des prix de vente très bas à l’exportation et une absence de protection qui les met à la merci des banques et des compradores chinois malveillants.

Le parti communiste vietnamien qui se prétend dans les slogans assenés à longueur de journées « talentueux et sagace » mais est composé surtout, même dans sa classe dirigeante, de gens peu éduqués (exceptés en sabir politique marxiste pour intimider le bon peuple), donc incompétents, avides et filous et donc corrompus, s’est révélé incapable de gérer le pays, se contentant de copier bêtement son « grand frère » chinois (ou d’appliquer en tant que vassal la politique de Pékin pour tout l’empire) . Avec pour résultat les mêmes déboires industriels qu’en Chine : prédilection pour l’industrie lourde avec de grosses entreprises étatiques (au nombre de 2486) engrangeant moins des bénéfices que des pertes, fortement endettées et en situation de perfusion permanente ; petites et moyennes entreprises en principe privées (541.753), lesquelles, à part les entreprises arrière-cours des apparatchiks, quoique harcelées par les bureaucrates et pressurées par le fisc, assurent la survie de l’économie du pays par leur contribution au Trésor (43% des impôts dans le secteur entrepreneurial, le secteur des entreprises englobant E. étatiques, E. privées et E. étrangères ou IDE/FDI, et représentant 60% du PIB/GDP vietnamien) ; gaspillage jusqu’à épuisement des ressources (cas par exemple des mines de charbon de Quảng Ninh) ; destruction de l’environnement (avec entre autres une extrême pollution de l’air due en majeure partie aux 28 centrales thermiques à charbon en activité – imaginez ce qu’il en sera quand les 33 autres en construction et en projet prévus pour d’ici à 2030 fonctionneront ! – cf. https://vi.wikipedia.org/wiki/Danh_s%C3%A1ch_c%C3%A1c_nh%C3%A0_m%C3%A1y_nhi%E1%BB%87t_%C4%91i%E1%BB%87n_than_t%E1%BA%A1i_Vi%E1%BB%87t_Nam ) ; tout cela sans les quelques réussites en matière de produits finis et à forte valeur ajoutée comme en Chine, à cause justement de la mentalité servile des dirigeants de Hanoï ajoutée à la méfiance jalouse de Pékin qui travaillent à saper l’éducation et l’essor d’une jeunesse saine et avisée, susceptible de réagir contre eux. 

Pêcheurs et paysans poussés par la misère quittent leurs villages pour chercher du travail en ville ou dans les zones économiques, mais la capacité d’embauche dans les entreprises est limitée : tout le secteur ne compte que 14,7 millions de personnes sur une population officielle de 96 millions et une population active de 55 millions (chiffres de 2018 – Cf. Wikipédia et Rapports de la direction générale des statistiques), et ce n’est pas un Etat en quasi-faillite avec un fonctionnariat pléthorique de 11 millions de personnes dont 5 millions sont membres du Parti (cf. https://dantri.com.vn/kinh-doanh/cu-7-lao-dong-phai-nuoi-1-cong-chuc-vien-chuc-va-nguoi-huong-luong-2018091910520925.htm ) qui sait susciter la création d’emplois. Que les malchanceux se débrouillent ! Et c’est ce qu’ils font. En dehors des 25,7 millions de salariés susdits, les 29,3 millions de personnes actives restantes, en gros sans qualification, appelées pudiquement « travailleurs simples » (lao động giản đơn) se démènent comme elles peuvent pour vivoter, remplissant des métiers informels, pour la plupart modestes (vendeurs ambulants, personnel domestique, etc.) leur rapportant moins de 100 USD par mois. Leur gagne-bol de riz misérable est cependant comptabilisé par le pouvoir comme de l’emploi, ce qui lui permet d’afficher publiquement un taux de chômage enviable de seulement 2,17% (représentant 1,1 million de chômeurs, chiffres de mars 2019) !  

Le pouvoir a beau maquiller les statistiques, il sait qu’un trop grand nombre de citoyens ne disposant d’aucun travail régulier est une bombe à retardement. Pour éviter les troubles causés par l’oisiveté forcée des millions de chômeurs miséreux, en particulier des jeunes jetés sur le marché (chaque année la population active augmente de 400.000 personnes), il a développé depuis l’ouverture du pays à la mondialisation (décret 370-HĐBT du 9/11/1991) le système de vente de main d’œuvre à bon marché, baptisé « exportation de main d’œuvre » appliqué en 1980 dans le cadre de remboursement des dettes de guerre aux pays de l’Est. L’envoi des travailleurs à l’étranger, décidé au début en fonction des accords de coopération au niveau des Etats, ressort maintenant du Ministère du travail qui a pour mission d’élaborer et d’exécuter les plans « d’exportation », en liaison avec les ambassades et les « sociétés d’exportation de main d’œuvre » légales (362 en 2019), publiques (à capital entièrement ou en partie de l’Etat) ou privées (arrière-cours des apparatchiks), sans compter une multitude d’officines illégales et cependant tolérées tant qu’aucun scandale n’oblige leurs protecteurs (policiers et potentats locaux) à les désavouer, qui se chargent de la négociation des contrats d’embauche avec les autorités ou les sociétés étrangères, du recrutement des candidats au départ, de leur préparation linguistique (réduite d’ordinaire à l’enseignement de quelques phrases usuelles acquises en  5 jours de stage) et psychologique (consistant plus à peindre en rose les avantages de l’émigration qu’à prodiguer des conseils utiles sur les lois et coutumes du pays d’arrivée), du transport comme de toute la paperasserie contre une somme appelée « frais d’intermédiaire » (de 1500 à 5500 USD selon l’emploi pour les officines publiques et de 5000 à 10.000 USD pour les officines privées qui démarchent directement l’employeur) que doit payer l’émigré.

Rien que ces frais extrêmement élevés (sans parler des ristournes de la part des employeurs étrangers pour l’acquisition de main d’œuvre sous-payée) par rapport au service rendu et à la pauvreté de la majorité des partants qui doivent s’endetter pour les payer (en moyenne ils mettent 11 mois à les rembourser en se serrant la ceinture) dans l’espoir d’une vie meilleure, montrent combien l’Etat et ses sbires exploitent la misère du peuple. En comparaison, aux Philippines, en Thaïlande et en Indonésie où se pratiquent aussi une politique d’expatriation des travailleurs, les frais des bureaux de placement se montent seulement à de 1000 à 3000 USD tout compris. D’ailleurs, en  se rendant compte sur place de leur exploitation par les sociétés d’exportation, des travailleurs immigrés vietnamiens à Taipeh, obligés de payer 5000-7000 USD aux sociétés d’exportation de main d’œuvre, se sont décidés le 5/5/2019 à manifester pour réclamer la suppression des intermédiaires en faveur des accords directs entre gouvernements (https://www.bbc.com/vietnamese/vietnam-48187746 ). En plus, souvent, arrivés sur leur lieu de travail, les immigrés s’aperçoivent d’une autre exploitation, celle de leurs patrons qui les paient bien en dessous du salaire local normal et dans des conditions très dures, loin des promesses des sociétés d’exportation qui se lavent les mains, même en cas d’accident ou de mortalité leur survenant, estimant avoir rempli leurs obligations dès leur arrivée à destination. Comme l’argent est leur seule motivation d’expatriation, un bon nombre d’entre eux choisit de casser leur contrat pour trouver un emploi mieux rémunéré quitte à vivre dans la clandestinité ou même rejoindre le monde de la pègre (drogue, prostitution), illégal mais lucratif.     

Quant aux autorités gouvernementales vietnamiennes représentées à l’étranger par les ambassades et les consulats, au lieu de se constituer comme des organes de protection et d’aide pour leurs ressortissants malchanceux, non seulement elles se désintéressent de leur sort, mais cherchent à soutirer de l’argent à tous les citoyens qui s’adressent à elles pour des questions administratives et autres  (cf. https://thanhnien.vn/thoi-su/co-quan-dai-dien-viet-nam-o-nuoc-ngoai-bi-to-lam-thu-1166447.html ). D’ailleurs que représente le peuple pour les dirigeants et les cadres dégénérés vietnamiens sinon une simple marchandise dont ils veulent tirer le maximum de profit ? C’est ce qu’expriment les termes même d’« exportation de main d’œuvre » (xuất khẩu lao động) pour l’envoi des travailleurs et de « commande de marchandise » (đơn hàng) pour désigner toute demande de main d’œuvre provenant des sociétés étrangères. Le terme « exportation » est tellement choquant pour l’Organisation internationale du travail (OIT/ILO) qu’elle a suggéré récemment au gouvernement vietnamien de le changer en émigration (di cư) ou déplacement (dịch chuyển – cf. https://forbesvietnam.com.vn/tin-cap-nhat/xuat-khau-lao-dong-tiem-nang-nhung-chi-nen-la-giai-phap-ngan-han-8212.html )!

Dans tous les autres pays du monde non touchés par la guerre et les troubles politiques, l’émigration des citoyens est un constat d’échec des dirigeants, qui leur fait honte, qu’ils acceptent et accompagnent comme un pis-aller ou essaient d’endiguer en prenant des mesures de dissuasion plus ou moins efficaces. Aucun n’en fait comme au Vietnam une « mission politique », de portée nationale, vantée dans les media, rappelée à l’attention de la population sur des panneaux routiers. L’Etat fixe même chaque année un quota, à chaque fois plus élevé, de migrants à atteindre et à répartir sur les diverses provinces qui ont l’obligation d’en faire la propagande auprès de leurs administrés pour les pousser à s’expatrier (cf. https://laodong.vn/cong-doan/lo-xuat-khau-lao-dong-chui-cac-tinh-tang-cuong-tuyen-truyen-769595.ldo ). Le nombre de travailleurs exportés (de plus de 100.000 depuis 2014, 142.000 en 2018, 148.000 en 2019) est tous les ans triomphalement annoncé par le premier ministre et ses ministres comme un véritable exploit. Sachant que 99% des migrants dont le tiers se compose de femmes sont envoyés à l’étranger comme OS ou plutôt coolies pour exercer les travaux les plus durs refusés par les autochtones (cf. http://laodongxahoi.net/tang-cuong-thong-tin-hai-chieu-giua-nha-quan-ly-doanh-nghiep-voi-bao-chi-ve-xuat-khau-lao-dong-1313616.html ), et aussi les plus humiliants comme les besognes serviles, surtout dans les Emirats du Golfe (de bons clients et même les premiers approchés par les « exportateurs » vietnamiens) connus pour les mœurs esclavagistes de leurs citoyens (nombre de témoignages de bonnes à tout faire vietnamiennes « exportées » légalement pour se voir exploitées, battues et violées, ignorées sinon intimidées par les services consulaires vietnamiens alertés, sont rapportés sur les réseaux sociaux cf. https://www.voatiengviet.com/a/tinh-canh-osin-viet-o-saudi-bi-boc-lot-bo-doi/4585020.html ), contre un salaire bien plus bas que celui de l’autochtone sur le même emploi (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/in_depth/vietnamese-workers-still-want-to-come-to-japan-despite-being-treated-unfairly-03192019140512.html )– le bas prix du travail vietnamien est d’ailleurs l’argument avancé par les démarcheurs de contrats — il est surprenant de voir les dirigeants de Hanoï tirer leur fierté d’une telle déchéance de leurs citoyens !

C’est que les communistes ont perdu toute vergogne et simple bon sens, n’ayant en vue que leur intérêt propre et celui de leur parti. L’envoi des citoyens à l’étranger résout en partie le problème du chômage de masse, tandis que l’apologie de cette migration masque la nullité de la gestion du pouvoir. La propagande gouvernementale et l’aisance soudaine de nombreuses familles aux enfants « exportés » amènent tous les Vietnamiens qui végètent sans perspective d’avenir et sont trop abrutis par le décervelage éducatif pour se retourner contre le régime et sauver ainsi leurs descendants et eux-mêmes tout comme leur pays du désastre, à se ruer sur la voie de l’exil comme échappatoire, au point de s’agglutiner par centaines devant les ambassades de Taïwan, du Japon ou de la Corée du Sud, les pays les plus accueillants et les plus enviés au point de vue proximité et salaire, et de s’y battre pour obtenir un formulaire de visa. S’ils n’ont pas la qualification exigée pour les visas directs ni ne sont pas éligibles pour les contrats distribués par les sociétés exportatrices officielles, ils se lancent alors dans l’aventure de l’émigration sauvage avec les officines illégales et les passeurs qui leur promettent même les paradis occidentaux, au prix énorme de 10.000 à 50.000 USD. S’ils sont désargentés, ce n’est pas grave, banques et mafieux sont prêts à leur avancer la somme nécessaire contre hypothèque d’habitation et reconnaissance contraignante de dette.

On comprend que le besoin de rembourser leurs dettes plus ou moins exorbitantes pousse la plupart des immigrés vietnamiens à s’accrocher à l’emploi pourvu dans le contrat signé par l’intermédiaire de la société d’exportation de main d’œuvre malgré l’exploitation dont ils font l’objet. Même dans un pays aussi respectueux des lois que le Japon (et a fortiori dans d’autres pays : d’après une étude de l’OIT/ILO en 2017, 76% des travailleurs vietnamiens en Thaïlande et en Malaisie ont leurs droits violés – cf. https://news.zing.vn/ilo-76-lao-dong-viet-o-thai-lan-malaysia-bi-lam-dung-quyen-lao-dong-post972117.htmlv ), la situation de beaucoup – nous ne parlons même pas des cas limites où les travailleurs sont non payés, battus et violés (cas des femmes) – s’approche de l’esclavage : d’après les témoignages recueillis dans l’article de RFA susdit, non seulement ils ne reçoivent que 700-800 yens/heure c’est-à-dire près de la moitié du salaire horaire de l’autochtone pour le même travail (1000- 1500 yens), ils doivent encore effectuer des heures supplémentaires non payées ou seulement à 25% de cette somme, même parfois les samedis et dimanches ; ils disposent de très peu de jours de congé et comme logement fourni c’est une maison ou un appartement minable dans le(la)quel(le) ils sont entassés.  En 2017, 7000 travailleurs étrangers au Japon dont les Vietnamiens constituent la moitié, ont rompu leur contrat par refus des conditions de travail trop dures et sont entrés dans la clandestinité pour ne pas s’exposer à l’extradition. En négociant directement avec des employeurs en manque de main d’œuvre et prêts à tricher avec le fisc, ils obtiennent un travail moins harassant et mieux payé, et au pire rejoignent le monde de la pègre, dans l’espoir d’acquérir avec les années une certaine qualification professionnelle ou cumuler assez d’argent qui leur donne accès à un meilleur avenir.

Or, si les gouvernements étrangers accueillent et même favorisent la venue de travailleurs immigrés sans qualification chez eux pour exercer des métiers dédaignés par la population locale, ils entendent les contrôler car le gonflement de la population d’étrangers illégaux est pour eux une plaie à cause de leur association avec le crime autant que des réactions négatives des autochtones devant leur nombre. L’exigence des contrats à durée limitée de 1 à 3 ans (le Japon vient de les prolonger pour 5 ans dans plusieurs domaines) rarement renouvelables répond à cette volonté de limiter l’installation des allogènes sur leur sol. C’est justement cette difficulté de revenir, alliée à l’envie de se constituer un capital le plus substantiel possible, qui incite les migrants vietnamiens à entrer dans la clandestinité, ce qui n’est guère du goût des pays d’accueil. Excédée, la Corée du Sud, où jusqu’à 55% des travailleurs vietnamiens embauchés s’y incrustent à la fin de leur contrat, a gelé pendant 4 ans l’arrivage de nouveaux migrants vietnamiens jusqu’à ce que cette proportion d’illégaux baisse au chiffre plus supportable de 33% c’est-à-dire jusqu’en 2018, non sans interdire de visa les candidats originaires des localités ayant fourni plus de 60 migrants clandestins (ce qui revient à pénaliser 58 districts en 2018, 49 en 2019 et 30 en 2020). Il faut dire que la Corée est la destination préférée des travailleurs vietnamiens à cause du salaire élevé de l’ouvrier, proche de celui des Japonais (1000-1200 USD) avec un coût de la vie nettement moins élevé.

Si la pauvreté explique le départ des pauvres, ce n’est pas ce qui motive la migration d’un nombre également important (170.000 en 2019) de jeunes, étudiants et aussi élèves partis à l’étranger, aussi dans une quarantaine de pays, de préférence aux Etats-Unis, au Japon, au Canada et en Australie. Parmi eux seulement 6000 sont boursiers, les 96,5% restants sont des enfants d’apparatchiks (cadres dirigeants et affairistes) que l’on appelle ironiquement des « réfugiés scolaires » tant l’éducation nationale laisse à désirer, dont les études coûtent chaque année environ 3 milliards de dollars à leurs parents (c’est-à-dire en fait au pays sur le dos duquel ces parents se sont enrichis). Ces étudiants rentrent peu chez eux après leurs études et viennent en fin de compte grossir le nombre de travailleurs « exportés », dont ils forment le dessus du panier. Leur installation dans le pays d’accueil est plus facile que pour leurs compatriotes OS, même si en attendant d’être légalisés ils sont obligés comme tout en chacun sans permis de séjour de vivre dans l’illégalité. Leur départ définitif du pays ne chagrine pas tellement leurs parents, au contraire, car une fois installés ils serviront de répondants pour l’immigration de toute la famille au cas où la situation du Vietnam se détériore encore plus.

Car avec la vassalisation à la Chine de plus en plus marquée, le marasme économique, les services publics détruits, l’environnement pollué …, quasiment (car il existe toujours une minorité d’idéalistes tenaces) tous les Vietnamiens quitteraient leur pays s’ils en avaient la possibilité (ce qui les fait tomber aisément dans les pièges des escrocs). Une mentalité de sauve-qui-peut s’est emparée de la population du sommet à la base : Les très riches et apparatchiks n’ont pas à s’en faire, ils peuvent avoir tout de suite un passeport étranger en poche en achetant une nationalité ou une carte de séjour à l’un des 15 pays capitalistes (des Etats-Unis à l’archipel St Christophe et Niévès) qui la vendent contre investissement d’une centaine de milliers à un million de dollars (cf. https://www.journaldunet.com/economie/magazine/1103774-15-pays-qui-vendent-leur-nationalite/1103776-saint-christophe-et-nieves ). Pour les autres, tous les moyens sont bons pour mettre le pied à l’étranger, même dans les pays peu attirants d’Afrique noire ou chez un voisin plus pauvre comme le Laos, si possible par la voie légale en tant que travailleurs « exportés » ou mariées à l’encan (depuis 2008 chaque année environ 13.000 jeunes femmes partent se marier avec un étranger qu’elles connaissent à peine d’ordinaire à la suite d’un arrangement via une agence entremetteuse – cf. http://tphcm.chinhphu.vn/70-000-phu-nu-dbscl-lay-chong-nuoc-ngoai ) si l’on est pauvre, en tant qu’étudiant ou touriste pour les nantis, ou sinon par la voie illégale organisée par des passeurs si dangereuse soit-elle. Outre le drame des 39 morts congelés en Angleterre, deux autres scandales en fin 2018 ont mis la lumière sur cette course folle au départ : Les 21 et 23/12/2018, 152 sur 153 touristes vietnamiens amenés par un tour opérateur à Taïwan ont disparu dans la nature après leur arrivée ; 3 d’entre eux sont revenus de leur propre gré, et 88 ont été attrapés par la suite, mais les 60 restants demeurent introuvables ; d’après la police taïwanaise ce sont des victimes consentantes d’une filière de trafiquants qui les met au travail dans les plantations (pour les hommes) et dans les maisons closes (pour les femmes – cf. https://nld.com.vn/thoi-su-quoc-te/vu-152-khach-viet-mat-tich-o-dai-loan-2-nguoi-viet-bi-ket-an-tu-20191024041852243.htm ). Peu auparavant, ce sont 9 personnes faisant partie de la délégation vietnamienne conduite par la Présidente de l’Assemblée nationale Nguyễn Thị Kim Ngân venue sur invitation de son homologue coréen participer à une conférence économique à Séoul les 4-7/12/2018, qui choisissent de rester illégalement en Corée au lieu de rentrer avec elle ; le peuple n’en saurait rien si la télévision coréenne ne dévoile pas le fait dans une émission du 23/9/2019 pour annoncer l’extradition de 2 des transfuges ; gros émoi dans l’opinion vietnamienne que n’arrange pas la déclaration du Secrétaire de l’Assemblée nationale selon laquelle les transfuges ne font pas vraiment partie de la délégation officielle mais ont été transportés gracieusement dans l’avion gouvernemental ; qui sont-ils et pourquoi ce traitement de faveur sans assurance de leur retour ? pire, la Présidente de l’Assemblée serait-elle organisatrice et complice d’une immigration illégale dans un pays ami, étant donné que d’après la rumeur deux des transfuges sont son ex-mari et sa fille ? l’opinion a beau s’interroger, c’est depuis silence radio des officiels sur le sujet, sauf pour dire le 5/11/2019 qu’une 3e personne parmi les transfuges est rentrée au pays (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/news/vietnamnews/3-out-of-9-people-in-na-delegation-of-vn-return-vn-11052019120945.html ).  

Une fois à destination dans le pays étranger, rares sont ceux rentrent au Vietnam à l’expiration de leur visa qu’ils soient travailleurs migrants, étudiants ou touristes, à moins d’y être obligés par la police locale ou par des considérations familiales. Sans permis de résidence, ils se retirent dans la clandestinité, s’adonnant au grand dam du pays hôte malgré lui au travail au noir et se livrant à des activités délictueuses, en particulier la plantation du cannabis dont les Vietnamiens sont devenus les caïds dans certains pays comme par exemple l’Angleterre. Avec l’expérience, les illégaux se constituent ensuite en petits « milieux » qui se renforcent en attirant de nouveaux venus qu’ils exploitent à leur tour sous couvert d’aide et de protection. Tous espèrent finir par être légalisés puis naturalisés dans le pays « hôte ». Aux doléances des pays exaspérés par l’afflux de ces immigrés indésirables, le pouvoir vietnamien joue l’innocent et rejette leur existence sur la malhonnêteté de certaines sociétés d’exportation et des intermédiaires qui trompent les partants et ne font pas leur boulot de tri et d’accompagnement, promettant d’y mettre bon ordre malgré la difficulté de la tâche. Or, dans un pays policier où la moindre activité des habitants est surveillée (en moyenne il y existe 1 policier pour 15 habitants), aucun particulier ou groupe ne peut dévier de la loi et organiser la sortie du pays sans l’accord au moins tacite des autorités.  De plus, la promotion de l’exportation de main d’œuvre étant affaire d’Etat, pousser et aider le maximum de personnes à partir travailler à l’étranger sans s’interroger sur leurs aptitudes c’est faire preuve de civisme et aussi d’humanisme puisqu’on les aide à changer en mieux leur vie ; pourquoi se soucier des problèmes ultérieurs puisque ce sera l’affaire du pays d’accueil ? Parallèlement aux encouragements des autorités, on voit ainsi des sociétés exportatrices de main d’œuvre venir jusque dans les lycées démarcher les élèves de première et terminale et aller chez eux persuader leurs parents de les laisser partir (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/in_depth/the-benefits-and-disadvantages-of-exporting-labor-10302019123420.htm ). Et si l’on peut s’enrichir au passage pourquoi s’en priver ? Cadres de tous niveaux en rapport direct ou indirect avec la « mission capitale » participent donc à l’exploitation des migrants et à l’essor de la migration, sans se préoccuper de l’effet de cet exode massif sur les autres pays.    

Au fil des temps, depuis 1990, près de 3 millions (déjà plus de 2,5 millions en 2015 selon l’OMI/Organisation internationale pour les migrations de l’Onu) de Vietnamiens issus de la République socialiste ont migré à l’étranger, à la satisfaction du pouvoir communiste de Hanoï qui se félicite de l’apport en devises de ces expatriés dont 650.000 (chiffre de 1/2020) sont des travailleurs exportés légalement : 3 milliards en 2019 qui viennent s’ajouter aux 13,7 milliards (d’après le chiffre officiel de 16,7 milliards au total, chiffre que met en doute l’économiste-journaliste récemment arrêté Pham Chí Dũng qui voit depuis 2016 une tendance à la baisse de ces envois d’argent – cf. https://www.voatiengviet.com/a/ngan-hang-the-gioi-kieu-hoi-2018/4710815.html ) envoyés et ramenés par les migrants devenus citoyens des pays étrangers en particulier les 2 millions d’ex-réfugiés de l’ancienne République du Sud-Vietnam, pour la plupart aisés. A la différence de ces derniers, les nouveaux migrants partent surtout pour des raisons économiques, la majorité, au cerveau lavé par la propagande officielle depuis l’enfance étant devenue sans morale ni conscience politique et n’aspirant qu’à l’argent ou aux avantages matériels. Comme les otages atteints du syndrome de Stockholm, bon nombre ne voient pas que l’état déliquescent du pays, cause de leur abandon de la terre natale et de leur séparation d’avec leur famille, est dû à la mafiocratie communiste, mais sont reconnaissants à ce pouvoir de leur procurer ce moyen de se bâtir une nouvelle vie.    

La migration coûte que coûte vers des cieux plus cléments est certes un phénomène qui touche tous les pays pauvres et peu développés, mais il n’y a qu’au Vietnam pourtant doté naguère d’abondantes ressources de toutes sortes (gaspillées ou pillées), jouissant de la paix depuis plus de quarante ans et sur lequel sont déversés des milliards d’aide de la communauté internationale (détournés et dépensés en projets calamiteux) qu‘elle atteint le degré massif et inquiétant pour l’avenir de la nation autant que pour l’harmonie sociale des pays d’accueil. En ce qui concerne ces derniers, si la présence de nombreux étrangers peu ou mal éduqués fait l’affaire des employeurs avides et peu scrupuleux, leur inaptitude à s’intégrer, leur violation des lois locales ne peuvent que semer le désordre et provoquer des troubles sociaux. Pour la nation, c’est l’exsanguination de ses forces vives que représente cet exode d’une grande partie, qui plus est de la plus dynamique de sa jeunesse que le pouvoir se réjouit cependant de voir partir car, en plus de lui rapporter un montant important de devises sans compter d’énormes sommes à ses officines, restés au pays ces jeunes gens remuants pourraient se joindre aux mécontents et constituer un front intraitable.  

En même temps, l’émigration de ses citoyens permet de réduire la population du Vietnam, trop nombreuse en densité (près de deux fois plus forte qu’en Chine : 291 ha/km2 / 145,27 ha/km2), réduction indispensable à l’implantation des Chinois sur le territoire selon le souhait de Pékin, l’ambition de Mao que ses successeurs veulent réaliser étant l’occupation des pays du Sud-est asiatique par les Chinois en surnombre, comme il l’a cyniquement déclaré dans un entretien avec Lê Duẩn (cf. http://www.talawas.org/?p=26340 ). Le pouvoir se félicitant de compter actuellement près de 3 millions de ses ressortissants à l’étranger partis depuis 1990, cela veut dire que ces 30 dernières années, tous les ans la population vietnamienne diminue en moyenne d’environ 100.000 personnes ; mais les statistiques vietnamiennes ne retranchent 40.000 habitants par an (cf. https://danso.org/viet-nam/ ) : les 60.000 autres partis et toujours comptabilisés représentent-ils d’autres habitants venus les remplacer c’est-à-dire les colons Chinois qui vivent en masse au Vietnam et comptent y rester sans que leur nombre soit chiffré officiellement, et seraient alors au moins 1.800.000 (chiffre gonflé à 30 millions par la rumeur) ? On peut constater ce remplacement de population voulu par Pékin dans le Centre et le Sud-ouest du pays où des villages entiers se vident de leurs habitants, n’y restant que des vieux et des jeunes enfants en même temps que poussent dans leurs parages des agglomérations composées uniquement de Chinois ! Et paradoxe écoeurant : pendant que des milliers sinon des millions de Vietnamiens doivent quitter leur patrie, abandonner leur foyer pour chercher un emploi à l’étranger, des milliers voire des millions d’emplois dans des entreprises installées sur le sol vietnamien sont par contre donnés à des Chinois qui viennent exprès de Chine les occuper, sous prétexte que ces entreprises sont à capital chinois ! Quel Etat accepterait une telle situation sinon un Etat vendu ou plutôt un pseudo-Etat composé de tétrarques au service de l’Empereur du Milieu ?

Comment s’étonner alors que les communistes veules, incompétents et corrompus qui se partagent le pouvoir au Vietnam se conduisent en super mafieux dans le trafic de main d’œuvre ? Les mafieux simples se contentent de profiter de la misère pour faire leur beurre, avec le pouvoir qu’ils s’arrogent les dirigeants de Hanoï ont en plus la faculté de provoquer cette misère pour ensuite l’exploiter pour leur plus grand bénéfice aussi bien politique que financier. Que les gouvernements et organismes sérieux cessent de considérer ce régime comme normal et n’entrent pas dans son jeu ! Déjà, que l’Europe ne signe pas avec lui le traité de libre-échange EVFTA qui suppose un Vietnam indépendant, respectueux des lois et des droits, ce qu’il n’est nullement vu l’état des faits.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Đồng Tâm

La mafiocratie vietnamienne dans ses œuvres : Attaque brutale d’un hameau de la commune Đồng Tâm, banlieue de Hanoï, avec une force de milliers de policiers, militaires et nervis dans le but de faire main basse sur ses terres.

Toute lâche devant l’envahisseur chinois qui s’offre sur terre d’immenses portions du territoire de la nation et s’empare impunément sur mer de ses îles et ses eaux, s’appropriant ainsi ses mines d’hydrocarbure et mettant ses millions de pêcheurs au chômage, la mafiocratie de Hanoï se montre par contre fortement agressive envers ses concitoyens qu’elle considère comme des sujets payables et corvéables à merci, réprimés dès la moindre résistance.

Pour réaliser sa politique d’industrialisation du pays, mais trop incompétent et cupide pour la préparer et s’en donner les moyens en portant d’abord ses efforts sur les infrastructures et l’éducation, le pouvoir communiste vietnamien a opté pour la solution facile d’une fausse industrialisation qui consiste à amener les investisseurs étrangers à installer leurs usines et entreprises au Vietnam avec des offres alléchantes d’exemption fiscale, de main d’œuvre à bon marché, de laxisme environnemental et de site d’implantation commode. Comme les terrains disponibles se trouvent dans des régions reculées sans accès routier ou ferroviaire puisque les milliards de capitaux ODA pour les travaux publics sont dilapidés et détournés par les apparatchiks, que font ces derniers à la place pour plaire aux investisseurs ? Les laisser choisir sur carte l’emplacement désiré (avec priorité aux Chinois de Pékin), lequel est inévitablement sis sur des terres cultivables proches du littoral, de la seule grande route nationale et des axes fluviaux. Pour pouvoir attribuer ces terrains aux capitalistes étrangers (et aussi parfois locaux, arrière-cours des dirigeants), le pouvoir n’a d’autre ressource que celle d’exproprier les paysans, fort des articles 53 et 54 de la Constitution de 2013, résumés dans l’article 4 de la loi foncière selon lequel « les terres sont la propriété du peuple entier et gérées unanimement par l’Etat qui en est le représentant », groupes et particuliers en en ayant seulement l’usage, lequel, d’après l’article 54 suscité, peut être repris par l’Etat pour « des objectifs  de défense et sécurité nationales, de développement économique et social, dans l’intérêt national et public ».  Avec pour conséquence des centaines de milliers (sinon des millions, leur chiffre n’étant pas comptabilisé) de paysans délestés de leur outil de travail venus ensuite encombrer les ghettos urbains appelés « dân oan » (peuple victime d’injustice) et surtout la destruction par bétonnage d’une superficie considérable de terres agricoles dans un pays dont 64% de la population sont des campagnards.

La revente aux entrepreneurs (du droit d’usage) des terres confisquées au prix du marché s’avérant extrêmement lucratif pour les dirigeants locaux et leurs protecteurs haut placés par rapport aux compensations pécuniaires dérisoires (même au tarif officiel) payées aux spoliés, s’est développée une pratique d’expropriation de terres, propriétés et même maisons, sans nécessité économique ou de défense, mais dans un but de pure spéculation immobilière. Des « groupes d’intérêts » parmi les riches et puissants se sont constitués pour mettre leur main rapace sur les terrains susceptibles de bénéficier d’un (ré)aménagement politico-économique (constitution de zones économiques, agrandissement urbain, création d’aéroport …) en expulsant de leurs demeures les habitants des quartiers ou villages entiers sans motif valable ou pressant avec l’aide de la police, de l’armée et de la pègre. C’est ainsi que perdure le scandale des 14.600 familles (comptant 60.000 personnes) délogées depuis 1996– du quartier de Thủ Thiêm à Saïgon dont les terrains indemnisés au tarif de 380.000 VND/m2 valent actuellement jusqu’à 350 millions VND/m2, après avoir rapporté des milliards de dollars de bénéfice aux instigateurs du projet d’urbanisation. Il y a un an (les 4 et 8/1/2019) des touristes du monde entier ont pu être témoins de la brutalité avec laquelle un millier de policiers et séides ont rasé sans préavis plus de 500 logements et jardins du quartier chrétien de Lộc Hưng dans le 6e arrondissement de Saïgon dans le but de chasser les habitants des 4,8 ha qui leur ont été alloués en 1955 par le gouvernement du Sud-Vietnam et que convoite la municipalité, terrain pour lequel l’indemnisation proposée (refusée par la moitié des expulsés) est de 7 millions VND/m2 (au lieu des centaines de millions au prix du marché). Le motif noble invoqué était la construction sur l’emplacement de trois écoles mais depuis ce projet d’école est abandonné et les expulsés soupçonnent une simple revente à des promoteurs immobiliers.

Venons maintenant au grand et nouveau scandale qui nous intéresse : l’affaire de l’expropriation des villageois du hameau Hoành, commune de Đồng Tâm, district de Mỹ Đức, ville de Hanoï. Ces villageois ont déjà attiré l’attention publique en avril 2017 (15-22/4) en attrapant et prenant comme otages 38 personnes composées de 2 journalistes (dont le dissident Phạm Chí Dũng récemment arrêté) 5 cadres administratifs et 31 policiers intervenus lors d’un différend foncier entre le hameau et les autorités militaires, en représailles de l’arrestation trois jours auparavant de leurs 4 représentants comme de la violence exercée sur ces derniers (leur leader, âgé de 82 ans s’est fait casser une jambe). Il a fallu que Nguyễn Đức Chung, général de la police et président du Comité populaire de la ville de Hanoï vienne en personne négocier avec eux puis signe une promesse d’examen impartial du litige par le gouvernement et de non-poursuite pénale des mutinés pour que tous les otages soient libérés. Malgré leur harcèlement par les autorités depuis décembre 2016 pour la confiscation de leurs terres, les villageois du hameau Hoành, fidèles communistes et fiers de la qualité d’« héroïques combattants » de leurs aînés, gardent confiance en la justesse du Parti qu’ils continent de glorifier dans leurs panneaux et banderoles. Mal leur en prend car à peine deux mois après (13/6), Nguyễn Đức Chung avale ses paroles et ordonne à la police de Hanoï de procéder à la poursuite des preneurs d’otages. Le mois suivant (7/7), l’Inspection foncière de Hanoï tranche en faveur de l’armée au détriment des villageois. Déçus mais déterminés, ceux-ci refusent le verdict, font appel et déclarent lutter jusqu’au bout.

En quoi consiste exactement le litige ? Il se porte sur un terrain de 59 ha de champs du nom de Đồng Sênh (champs Sênh) cultivés depuis des siècles par les villageois du hameau Hoành. En 1981, pendant la guerre sino-vietnamienne, en fervents communistes patriotes, ils ont fait don à la Défense nationale d’un terrain attenant et faisant partie des champs Sênh d’une surface de 47,36 ha cultivables pour contribuer à la construction d’un aérodrome militaire dénommé Miếu Môn. Le projet d’aérodrome n’a pas abouti mais les villageois ayant accepté une compensation financière, le terrain reste dévolu à la Défense nationale qui le met sous la garde de la Brigade 28 de l’armée de l’air, laquelle permet à 14 familles de le cultiver sous charge de lui payer une rente annuelle. En principe, d’après la planification de 1981 tous les champs Sênh sont réservés à la défense nationale, mais sans nécessité militaire pressante l’armée laisse les 59 ha restants à la libre disposition des villageois du hameau Hoành qui les ont toujours cultivés. Comme pour confirmer cette destination agricole des 59 ha, le 26/3/2018, l’armée fait creuser un fossé à la limite des deux terrains de 47,36ha et 59 ha, au contentement des habitants du hameau. Patatras, le 25/4/2019, l’Inspection foncière du gouvernement réitère en appel le jugement de 2017 et le conflit s’envenime.

Pourquoi cet acharnement des autorités de Hanoï à récupérer les 59 ha des villageois de Hoành ? Le fait est qu’en 2014 le Ministère de la défense nationale confie la gestion des 47,36 ha des champs Sênh à une de ses émanations, la société de télécommunication Viettel (pour ceux qui l’ignorent, afin de s’assurer de la fidélité de ses forces armées, le régime communiste vietnamien, à l’instar de la Chine, permet à ses militaires de s’enrichir en leur octroyant un rôle économique important). N’ayant pas d’usine à y installer, Viettel a l’idée en 2016 d’y construire un complexe de loisir autour d’un parcours de golf (le golf est devenu un sport prisé des militaires et apparatchiks corrompus – ainsi le terrain réservé par le gouvernement sud-vietnamien à l’agrandissement futur de l’aéroport Tân Sơn Nhất à Saïgon, confisqué par l’armée communiste, au lieu d’être rendu à l’aéroport pour son développement, a été converti en centre de loisir avec terrain de golf, obligeant les autorités à construire à grand frais à Long Thành un autre aéroport international plus adapté à l’essor actuel du trafic aérien !). Pour un tel complexe, il faut à Viettel plus de terrain que les 47,36 ha. D’où la connivence avec les dirigeants, en particulier les édiles de Hanoï pour la mainmise sur les 59 ha des villageois en les expropriant sous prétexte de récupération de terres de défense nationale. Mais un parcours de golf n’est pas un besoin d’ordre militaire et sans nécessité évidente, les villageois s’accrochent à leur gagne-bol de riz.  D’où les menaces et intimidations contre les villageois récalcitrants, avec des insultes et dénonciations mensongères comme agents stipendiés par des forces hostiles sur les hauts parleurs publics. D’ailleurs, l’idée du complexe est en suspension car, depuis le rattachement à la capitale du district de Mỹ Đức en 2008, le prix du terrain ne cesse d’augmenter et les mafiocrates tireront plus de profit des 59 ha en les revendant aux promoteurs d’ensembles immobiliers ou en s’alliant avec eux qu’en restant sur leur projet de golf.  

C’est ainsi que dans la nuit du 8-9/1/2020, aux approches du Tết ou nouvel an vietnamien, une armée d’environ 3000 hommes (les chiffres des narrateurs et témoins oscillent de 1000 à 8000) armés jusqu’aux dents, composés de policiers motorisés, de policiers classiques et de militaires et aussi d’incontournables nervis, accompagnée de quelques tanks, est venue encercler la commune de Đồng Tâm après y avoir coupé l’accès à Internet puis fait irruption vers 4h du matin dans le hameau Hoành pour attaquer à coups de gaz lacrymogène, de grenades Sting, de fusil et bien entendu de matraque, les villageois dans leurs maisons, lesquels opposent aux forces de « désordre » une opposition violente à l’aide de pierres, piques et cocktails Molotov. La commune étant toujours encerclée et interdite de communication physique et immatérielle, le bilan exact n’est pas établi. D’après la version officielle, il y eu 3 décès du côté de la police et 1 chez les insurgés. La presse étatique d’une même voix a condamné les villageois accusés de terroristes et chanté le sacrifice des policiers dont elle publie les photos. Manque de pot pour les zélés barbouilleurs, des internautes ont aussitôt dénoncé une duperie au moins pour deux policiers censés morts, car l’un est aperçu le lendemain dans un bar, et un autre est déjà donné comme défunt en 2015 lors d’une descente contre des trafiquants de drogue. Des témoins et amis des villageois déclarent n’avoir ni vu ni entendu parler de policier mort, par contre ils sont sûrs de la mort par balle de M. Lê Đình Kình, 84 ans, membre du Parti depuis plus de 50 ans, ex secrétaire communal du Parti et ex président du comité populaire de la commune ainsi que l’état critique de son fils Lê Đình Chức grièvement blessé, et aussi de l’existence de plusieurs autres blessés dont ils sont sans nouvelle. Très respecté dans sa communauté, M.Kình est tenu par les mafiocrates comme le meneur des insurgés et son assassinat qui les comble risque de dresser l’opinion contre eux ; pour cacher le crime, la police oblige la famille de la victime et ses voisins à signer un papier attestant qu’il est mort dans les champs Sênh et donc non chez lui au moment de l’attaque du hameau, ce que jusqu’ici ils refusent. En même temps, ordre est donné aux 849 organes de presse imprimée, 195 journaux en ligne et 300 chaînes de télévision et radio sous le contrôle du Comité central de propagande et d’éducation du Parti de justifier l’attaque. Mais les media ont beau magnifier l’action des policiers et soldats, noircir les habitants du hameau dépeint comme un repaire de hors-la-loi et un abri pour ramassis de drogués, manipulés par des forces hostiles, ils ne peuvent justifier l’injustifiable, à savoir une attaque armée d’envergure intervenue dans la nuit tel un raid de brigands organisés contre de paysans démunis dont le seul crime est de lutter pour sauvegarder la terre ancestrale dont ils tirent leur subsistance.

Comme en 2017 pour les manifestants de Bình Thuận, les villageois du hameau Hoành sont présentés systématiquement par la mafiocratie comme des terroristes à battre et abattre, alors qu’en fait de terrorisme c’est ce pouvoir vil et cupide qui terrorise ses « sujets ». A Đồng Tâm, les mafiocrates croient avoir ébranlé la résistance des habitants avec leur démonstration de force, l’assassinat de leur chef spirituel et l’arrestation en masse des leurs, mais la répression ne semble pas entamer leur résolution. La seule réussite actuelle de la mafiocratie est d’avoir fait perdre à ces naguère communistes patentés leur reste de foi dans le Parti. Au cas où ces villageois obstinés et courageux doivent renoncer à leurs terres devant une force encore plus brutale, ils iront rejoindre la cohorte des « dân oan » avec lesquels ils constitueront peut-être le fer de lance d’une révolte généralisée contre le régime, prélude à l’instauration de la démocratie au Vietnam.

 

Vietnam global leaders forum : coup de pub et escroquerie d’un régime déliquescent


Après la tentative de récupération des 4 millions de Vietnamiens installés à l’étranger sous la forme d’une fédération d’un soi-disant peuple Kinh expatrié, réuni symboliquement dans un centre prévu à Boissy St Georges, révélée par une escroquerie montée par des entrepreneurs cantonais aux ordres de Pékin avec l’aide d’une poignée de malhonnêtes Vietnamiens (cf. https://sosvietnam.net/?s=Bussy+Saint+Georges), c’est au tour de Hanoï, également en terre française, d’exploiter cette population d’expatriés dans une coûteuse opération de communication destinée à faire croire à l’adhésion à son régime de la crème de ces mêmes millions de Vietnamiens devenus citoyens d’une centaine de pays différents.

Les 30 et 31 mars 2019 s’est tenu à Paris le premier forum d’une association dénommée Vietnam global leaders (VGL), extension d’une association d’experts et de scientifiques vietnamiens (AVSE, Association of Vietnamese scientists and experts, fondée en 2011 sous l’égide de l’ambassade du Vietnam à Paris pour servir d’organe recruteur d’« idiots utiles » au pouvoir communiste de Hanoï. Pour une simple manifestation culturelle destinée à présenter une association en formation, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les moyens en louant un hôtel particulier luxueux pour la réunion avec des agapes fastueuses et en prenant en charge les frais d’avion et d’hôtel des personnalités ciblées et invitées. Pour marquer son intérêt Hanoï a délégué à la réunion un groupe d’apparatchiks du monde universitaire et économique cornaqué par la présidente de l’Assemblée nationale qui y délivre un discours officiel.

Ce ne serait qu’une dépense somptuaire de plus pour une opération de propagande sous couvert économico-culturel dont raffolent les dictatures, si elle n’a lieu au moment où les caisses de l’Etat sont vides, où pour se renflouer les autorités augmentent à tour de bras les taxes et promeuvent la prolifération des postes de péage dénommés BOT installés sur les grands axes routiers contre lesquels les usagers n’en finissent pas de protester, sans compter la vente aux Chinois morceau par morceau du territoire national parmi les plus beaux et les plus stratégiques, laquelle obéit à une autre logique, l’allégeance en vue d‘annexion à la Chine. Pour faire croire à la bonne santé de l’économie vietnamienne, la presse aussi bien vietnamienne qu’étrangère ne cesse de s’extasier sur le fort taux de croissance au Vietnam : 6,8% en 2018 ; mais même si on fait confiance à ce chiffre publié par la Banque mondiale (les taux de croissance qu’elle avait attribués et attribue à la Chine sont très contestés actuellement devant la constatation de la fragilité de l’économie chinoise face à la guerre commerciale déclenchée par les USA), il faut, avant de l’applaudir, comprendre ce que cela signifie : il s’agit d’un indicateur de l’évolution (croissance ou décroissance) du produit intérieur brut (PIB/GDP) d’un pays d’une année à l’autre, lequel PIB se calcule en comptabilisant tous les biens et services produits dans un pays, estimés par leur valeur en argent, c’est-à-dire y compris toutes les sommes déboursées pour des projets inutiles, les dépenses incessantes pour la réparation de routes ou bâtiments mal construits, les gaspillages pour des services déplorables, et bien sûr tous les produits générés par les investissements directs étrangers (IDE/FDI) dont les bénéfices sont destinés à être rapatriés chez les investisseurs (Samsung, dont les produits à eux seuls représentent en 2018 24,9% des exportations totales du Vietnam, a ainsi réalisé en 2017 avec ses 4 usines 5,8 milliards USD de bénéfices qui sont comptabilisés dans le PIB du Vietnam alors que sur cette somme seulement environ 400 millions USD reviennent au Vietnam sous forme de taxe – cf. https://www.bbc.com/vietnamese/forum-46721307 ) ; il ne prend en compte ni l’origine (dette ou vol) de l’argent servant à la production de ces biens, ni les effets néfastes de cette production (sur l’environnement, la qualité de vie).

D’après les statistiques gouvernementales publiées le 13/10/2018 (cf. http://www.gso.gov.vn/default.aspx?tabid=382&ItemID=18970 ) au 31/12/2017 on compte au Vietnam 56.417 entreprises en activité, réparties dans les services (le secteur majoritaire avec 390.765 entreprises), dans l’industrie et la construction (164.189 entreprises) et dans le domaine forestier-agricole-aquaculture (très minoritaire avec 5463 entreprises). D’après l’origine de leur capital, ces entreprises sont classées en :

entreprises étatiques qui représentent 32% du PIB en 2016 (capital public à 100% et plus de 50%) et comprennent 2486 unités appelées par le décret 12-NG/TW du 3/6/2017 à se réduire progressivement, tant elles sont vouées à l’impéritie et sont percluses de dettes (en tout plus de 1,53 millions de milliards VND ou environ 68,85 milliards USD – cf. https://vnexpress.net/kinh-doanh/doanh-nghiep-nha-nuoc-dang-ganh-no-hon-1-5-trieu-ty-dong-3827001.html ) malgré le monopole dont elles jouissent,

entreprises non étatiques (capital privé : le gros de la troupe avec 541.753 entreprises, pour la plupart des petites et moyennes unités qui ne concourent qu’à 9% du PIB et sont mises en vente, d’ordinaire aux Chinois, dès qu’elles se développent – cf. https://baomoi.com/khi-thu-tuong-yeu-cau-xay-dung-nen-kinh-te-tu-chu/c/28108474.epi ) et

entreprises IDE (à capital à 80% – 100% étranger) qui représentent 20% du PIB.

Ces dernières qui disposent d’un capital de 265 milliards USD (contre 427 milliards pour les entreprises étatiques et 787 milliards pour les entreprises privées) et réalisent un chiffre d’affaires de 256 milliards USD (contre 139 milliards pour les entreprises étatiques et 526 milliards pour les entreprises privées) dont elles tirent un bénéfice avant taxe de 17 milliards USD (contre 9 milliards pour les entreprises étatiques et 13 milliards pour les entreprises privées), ne rapportent au budget de l’Etat que 11,9 milliards USD (contre 12,6 milliards pour les entreprises étatiques et 18 milliards pour les entreprises privées). Bien qu’elles concourent à plus de 72% des exportations du Vietnam, elles contribuent peu à sa richesse.  Elles exercent également peu d’influence sur le relèvement du savoir-faire des entreprises vietnamiennes, du fait, il faut le reconnaître aussi, d’un système éducatif en débâcle et d’une politique sectaire : Les usines de haute technologie installées au Vietnam ne sont que des usines d’assemblage et de montage, aux produits desquels aucune des entreprises vietnamiennes, faute de compétence reconnue par l’investisseur, ne participe à la fabrication. De plus, nombre des entreprises IDE, en particulier les entreprises chinoises qui ont importé au Vietnam leurs industries les plus polluantes, peuvent se permettre de détruire l’environnement du pays grâce au laxisme des autorités et à la corruption généralisée. Le seul avantage des entreprises IDE pour le pays, c’est qu’elles donnent du travail à la population ou plus exactement directement à 3,6 millions de travailleurs (Le seul Samsung emploie 160.000 personnes) et indirectement à 5-6 millions d’autres, ce qui représente 70% de la main d’œuvre totale dans le secteur secondaire estimée à 14,5 millions, les entreprises étatiques ne donnant l’emploi qu’à 1,2 millions de personnes et les entreprises privées non dépendantes des entreprises IDE à 2,8–3,8 millions (= 8,8 – 5-6 ; cf. http://vneconomy.vn/thu-hut-fdi-nhieu-nhung-chuyen-giao-cong-nghe-con-han-che-2018062515110821.htm ). Malheureusement, ces emplois très mal payés ne suffisent pas à faire vivre les familles des ouvriers surexploités (d’ordinaire 10h/jour, 6jours/7, dans des conditions drastiques).  

Quant à l’agriculture qui représente 22% du PIB, dont vivent 64% de la population, elle périclite à vue d’œil à cause de :

– La dégradation des terres agricoles due au manque d’alluvions, le lessivage en saison des pluies, l’aridité en saison sèche provoquée par :  la retenue des eaux en amont des fleuves par les gros barrages chinois et sino-laotiens quand le Vietnam est à sec et leur déversement en trombe quand le Vietnam souffre d’inondation  ; le réchauffement climatique qui accentue les crues et l’ensoleillement ; la salification progressive des terres dans le bassin du Fleuve rouge et surtout dans celui du Mékong (déjà 16% des terres à riz perdues pour la culture) ; l’utilisation massive des engrais chimiques et pesticides importés de Chine ;

–  La politique d’industrialisation à outrance du pays au détriment de l’agriculture qui ne cesse de perdre des surfaces grandissantes de terres arables confisquées par les autorités autant pour les besoins réels de l’industrie que pour des raisons de spéculation immobilière pratiquées par des cadres corrompus dont les exactions fabriquent des milliers de paysans sans terre ;

– La surexploitation des eaux de surface comme des eaux souterraines et leur pollution par une industrie à la technologie obsolète importée de Chine, très gourmande en eau, ce qui cause une pénurie d‘eau douce dans tout le pays et par suite un recours renforcé aux eaux souterraines pour l’agriculture et l’usage domestique avec des perspectives dramatiques en cas de sécheresse comme c’est actuellement le cas dans le Sud.

– La politique dirigiste absurde tournée vers l’exportation à tout prix : d’où l’obligation pour les paysans de faire trois récoltes de riz par an pour augmenter la production et par suite le choix d’une variété de semences de riz traitées en Chine et la nécessité de recourir aux engrais pour amender une terre fatiguée ; ce sacrifice de la qualité au profit de la quantité (fini les multiples variétés d’excellent riz spécifiques au Vietnam) qui rend la culture du riz doublement tributaire de la Chine pour les semences et l’engrais n’enrichit même pas le paysan qui doit trimer 2 à 3 fois plus (avant 1975 ils n’avaient besoin de faire qu’une à deux récoltes par an) pour gagner moins parce que son produit de moindre qualité vaut moins cher alors qu’il doit débourser plus pour payer semences, engrais et pesticides, et aussi parce que les entreprises exportatrices liées à l’Etat le pressurent pour obtenir le prix le plus bas afin qu’elles puissent l’emporter sur les marchés internationaux. De plus, comme 70% des produits agricoles sont exportées vers la Chine et que l’Etat laisse les marchands chinois aller et venir à leur guise et approcher directement les producteurs, les paysans isolés (le syndicat officiel des agriculteurs, composé de fonctionnaires, ne se préoccupant guère de leur prêter aide et conseil) se laissent facilement piéger par les ruses de ces derniers qui les met à leur merci pour les obliger à vendre à perte et même les ruiner afin d’acheter leurs terres. Soit dit en passant, la priorité à l’exportation sans souci de la demande domestique associée à l’ouverture en grand des frontières du nord a pour conséquence paradoxale une importation massive de Chine des mêmes genres de produits agricoles vendus aux Chinois, mais de moindre qualité et surtout préalablement trafiqués et empoisonnés aux produits chimiques toxiques !

Le résultat est qu’à part une minorité de gros agriculteurs, la masse paysanne vit dans l’extrême misère, souvent avec moins de 100 USD par mois, au point que l’agriculture manque de main d’œuvre, les jeunes campagnards préférant émigrer en ville et même à l’étranger et que certaines régions dans le sud-ouest et le centre touchées par la disette se désertifient.    

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Sécheresse et pénurie d’eau

Pour ce qui est de la pêche, activité naguère florissante, elle est en voie d’effondrement à cause de la pollution des eaux côtières par les rejets chimiques des usines chinoises dont la fameuse Formosa, ainsi que du fait de l’appropriation de la ZEE vietnamienne par la Chine qui interdit aux Vietnamiens d’y pêcher sous peine d’être abattus. Quant à l’aquaculture, elle se défend tant bien que mal dans le contexte des eaux polluées dont les substances toxiques se retrouvent souvent dans les crevettes et poissons, les rendant impropres à l’exportation à l’étranger (mais jugés quand même propres à la consommation locale !).    

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Relation entre le taux d’ habitants de plus de 5 ans n’étant jamais allé à l’école (les points) et le taux de familles pauvres (les couleurs) – ex. Trithucvn.net

Par suite, un PIB élevé ne signifie pas automatiquement que le pays se développe ou s’enrichit. Si enrichissement il y a, c’est uniquement celui du Parti et de ses séides, celui de tous les détenteurs du pouvoir et de leurs « arrière-cours ». A l’ombre des grands immeubles modernes et des complexes luxueux (pour la plupart propriétés d’étrangers, en particuliers chinois), la majorité du peuple vit dans la misère : La Banque mondiale qui chiffre (pour 2017) le salaire moyen au Vietnam à 2160 USD/an soit 180 USD/mois, n’y compte cependant que 9% de pauvres, comme si la masse de la population qui ne gagne qu’autour de 200 USD n’est pas déjà pauvre ! Les 9 millions qui n’ont accès à aucun service public (dont aucun n’est gratuit au Vietnam, même dans la santé et l’éducation) et ne disposent même pas d’un revenu minimum (qui se monte, d’après l’arrêté 157/2018/NĐ – cf. https://vanbanluat.pro.vn/157-2018-nd-cp-quy-dinh-muc-luong-toi-thieu-vung-doi-voi-nguoi-lao-dong-lam-viec-theo–468e863b29ef9b5.html , à de 2.920.000 à 4.180.000 VND, soit de 92 à 208 USD, selon les 4 régions de départage gouvernemental déterminées de façon plutôt mystérieuse, lequel arrêté ne règle que les salaires sous contrat, ce qui laisse entendre que les salaires libres qui constituent la grande majorité du travail payant peuvent être beaucoup plus bas) ne sont pas des pauvres, mais des miséreux ! Si encore le coût de la vie y est proportionnel aux salaires ! Certes, beaucoup de prix sont fort bas par rapport aux revenus occidentaux, mais ceux de nombre de produits de première nécessité se rapprochent de ceux des pays riches, comme par exemple l’électricité (actuellement : 1864,49 VND/kwh soit 8 cents/kwh par rapport à 12 cents/kwh aux USA) et l’essence (E5, de moindre qualité, à partir du 16/3/2019 : 17210 VND/litre soit 74 cents/l contre 70 cents/l aux USA pour une essence de meilleure qualité). Et cette misère n’est pas fatale mais causée entièrement par la politique insensée et servile (envers la Chine) du pouvoir de Hanoï

Et le sort du peuple ne risque pas de s’améliorer parce que le gouvernement vietnamien tient à attirer les investisseurs étrangers avec le bas niveau des salaires en empêchant leur relèvement (qui aurait par ailleurs fait gonfler ses frais de fonctionnement administratif qui composent déjà 66,3% du budget national (selon le budget prévisionnel de 2018 publié par le Ministère des finances vietnamien le 25/12/2017), le bas coût salarial étant le seul critère qui puisse les persuader, les autres tels un bon ensemble juridique, une infrastructure étendue et une main d’œuvre qualifiée laissant à désirer. Incompétent et corrompu, ce gouvernement a mis l’économie du pays à plat avec des pertes colossales dans les entreprises étatiques dont les dettes sont si énormes (68 milliards USD) que le pouvoir refuse de les comptabiliser dans les dettes nationales comme c’est l’usage, car additionnées aux 3,1 millions de milliards VND ou 139,5 milliards USD des dettes officielles, le vrai montant des dettes nationales sera de 207,5 milliards USD, c’est-à-dire 92,6% du PIB (223,9 milliards USD en 2017) et non plus 61,3% comme s’en félicite le pouvoir qui s’est fixé une limite critique à 65%. Et encore il s’agit ici des chiffres officiels, les économistes de l’opposition estimant les chiffres officiels non fiables et ce taux à 235% du PIB.

A cause de cet endettement, le budget national de 1.319.200 milliards VND, soit environ 59,3 milliards USD (cf. www.mof.gov.vn/webcenter/portal/btc/r/lvtc/slnsnn/sltn/dutoan/sltn_dutoan_chitiet?dID=30141&dDocName=MOFUCM118693&_adf.ctrl-state=ltbiw6lzb_4&_afrLoop=29692670506211302 ), une fois le remboursement obligatoire d’une partie des intérêts et des dettes à échéance (272.000.342 milliards VND ou environ 12,2 milliards USD) payé, ne suffit même pas à assurer l’entretien d’une bureaucratie débridée (1.180.515 milliards VND ou 53,1 milliards USD), a fortiori pour soutenir le développement et faire face aux problèmes urgents. En outre, près de la moitié des dettes étant contractée à l’étranger en dollars, pour remplir ses obligations internationales le pouvoir vietnamien est obligé de réemprunter de l’argent (16 milliards USD en 2018) sur le marché mondial à un taux d’intérêt fluctuant, la Banque mondiale, la Banque de développement asiatique et les fonds monétaires internationaux ayant retiré au Vietnam le privilège du taux préférentiel depuis 7/2017. La corruption des cadres s’aggravant et les dépenses de l’Etat ne cessant d‘augmenter, ne fût-ce que pour payer les services de police et de propagande (dont le forum VGL est le produit) nécessaires au soutien d’un parti en débandade contre une population de plus en plus désendoctrinée et révoltée, le Trésor se vide de ses réserves :  à l’encontre du gouverneur de la banque du Vietnam qui se félicite d’un record de 57 milliards USD de devises en réserve pour 2018, les statistiques du World Factbook de la CIA estiment ces réserves à 38,75 milliards USD et le journaliste dissident Phạm Chí Dũng à seulement 30 milliards dont 1/3 sous forme de bons du Trésor américain (https://www.voatiengviet.com/a/du-tru-ngoai-hoi-cua-viet-nam-lap-ky-luc-moi/4244946.html ) ; et le chiffre des 57 milliards n’a été avancé que pour faire croire que l’économie se porte bien, puisque ce montant des réserves qui suffit pour pourvoir à trois mois d’importation satisfait au minimum des prescriptions internationales.

C’est dans ce contexte de quasi-faillite de l’Etat qui dure depuis trois ans que le pouvoir communiste de Hanoï s’est mis à courtiser de plus belle les Vietnamiens installés à l’étranger qui lui rapportent chaque année environ 10 milliards USD équivalant à 7% du PIB vietnamien, avec un maximum de 13,5 milliards en 2015, par leurs envois d’argent destinés aux parents restés au pays, leurs dépenses en tant que touristes nostalgiques, et parfois leurs investissements dans des petites entreprises. D’anciens traîtres ou suppôts du capitalisme, les exilés sont devenus dans les discours officiels (mais pas dans la propagande interne) des « tronçons d’intestin d’à mille lieues » (= frères lointains, expression sortie la première fois en 2015 de la bouche du président d’alors M. Trương Tấn Sang lors d’une visite officieuse aux USA) « inséparables de la nation ». Mais malgré les chiffres à la hausse chaque année de la Banque mondiale et des officiels communistes à propos de ces fonds envoyés par les Vietnamiens de l’étranger (dénommés improprement Việt kiều), estimés par eux à 15,9 milliards USD en 2018, la manne des devises gratuites d’outremer baisse inexorablement depuis 2016 selon Phạm Chí Dũng qui ne l’évalue qu’à 8,5 milliards USD cette même année (cf. https://www.voatiengviet.com/a/ngan-hang-the-gioi-kieu-hoi-2018/4710815.html). S’il faut en croire le vice-directeur de la filiale à Saïgon de la Banque nationale Nguyễn Hoàng Minh qui déclare que le Sud du pays reçoit 50% de cette manne et chiffre cette demi-part à 5 milliards USD en 2018 (cf. https://nld.com.vn/kinh-te/kieu-hoi-do-ve-tp-hcm-20190118214803264.htm), le montant de ces fonds s’élève alors à 10 milliards USD et est vraiment sur la pente descendante, loin des rodomontades des dirigeants sur le soutien grandissant des Vietnamiens d’outremer.

Cette baisse du filon venant des exilés à partir de 2016 est un coup dur pour le pouvoir de Hanoï car il coïncide avec le moment où il a un besoin urgent de dollars frais pour s’acquitter des annuités de ses dettes comprenant depuis 2015 celles des 80 milliards USD de prêts APD (aide publique au développement /ODA official development assistance) qui arrivent justement à échéance, lesquels prêts préférentiels à longue durée et à très faible intérêt, ne sont plus renouvelés depuis 2014, vu leur mauvais usage et les rapports mensongers des fonctionnaires vietnamiens dénoncés en premier lieu par le Danemark (2012) et la Norvège (2013), pourtant à l’origine les plus empressés à aider le Vietnam. Si les 80 milliards avaient été utilisés à bon escient pour les infrastructures comme le stipulaient les conditions du prêt, au lieu d’être détournés (20-25%) dans les poches d’une bande d’apparatchiks et d’être déviés de leur but pour renflouer des banques mal gérées et construire bâtiments publics et monuments, etc. (cf. https://www.voatiengviet.com/a/them-bang-chung-xai-tien-oda-sai-muc-dich-o-vn/3673325.html) , le Vietnam serait aujourd’hui pourvu d’un réseau routier et ferroviaire de qualité et d’autres commodités modernes et non d’un chemin de fer vétuste, d’un ensemble clairsemé de routes en mauvais état, d’un système de voirie inefficient, etc.

Loin d’être aussi encourageante que le prétendent les experts internationaux, l’économie vietnamienne bat de l’aile. Pour ses dépenses intérieures en VND, le pouvoir démuni peut toujours imprimer des billets à volonté : A l’approche du nouvel an lunaire (Tết) de cette année 2019 la Banque nationale a fait tourner la machine à billets pour écouler sur le marché 47.500 milliards VND (environ 2 milliards USD) après une même manœuvre au Têt 2018 pour une somme beaucoup plus importante (93.000 milliards VND/4 milliards USD) – cf.  https://www.voatiengviet.com/a/vi-sao-tong-47500-ty-dong-sat-tet/4773363.html ), ce qui a provoqué une grosse inflation d’au moins 30% et non autour de 4% comme le notent les agences internationales, FMI entre autres (leurs experts se sont sûrement contentés de recueillir les données officielles au lieu de se rendre sur place pour écouter les plaintes des ménagères obligées de débourser chaque année près du double pour la même quantité de vivres !). Mais pour le paiement des dettes en monnaie étrangère et des importations, il lui faut trouver des dollars. D’où des campagnes régulières poussant les citoyens à convertir auprès des banques leur bas de laine en or et en dollars (que le pouvoir estime on ne sait par quel moyen à 500 tonnes d’or et 60 milliards USD) en VND pour le dépôt desquels depuis 2018 on leur promet un taux d’intérêt de 4 à 9% au lieu de 0% s’ils gardent l’argent en dollars. Mais ces campagnes ont peu de succès tant la population est méfiante, échaudée par plusieurs banqueroutes légales sans garantie pour les dépôts au-delà de 75 millions VND (environ 3000 USD).

Reste alors l’apport des Vietnamiens de l’étranger flattés plus que jamais par les dirigeants de Hanoï. Or, des 4,5 millions de ces expatriés, 1,5 sont des citoyens du Vietnam communiste en majorité « exportés comme main d’œuvre » inférieure ou servile à l’étranger (surtout les pays d’Asie (Taïwan, Corée du Sud, Japon, Chine, Hong Kong …) dont les envois d’argent au pays ne représentent que 6-7 % de la provende totale, 80 à 90% de cette dernière étant le fait des près de 3 millions vivant dans les pays occidentaux (USA, Canada, France) dont ils sont devenus citoyens (cf. http://nhandan.com.vn/baothoinay/baothoinay-kinhte/item/38394702-on-dinh-nguon-luc-kieu-hoi.html ). Composée pour la plupart des ressortissants de l’ancienne république du Sud-Vietnam et de leurs descendants, cette communauté est fortement anti-communiste, même si nombre d’entre eux comme beaucoup de membres de la jeune génération préfèrent oublier le passé pour mieux jouir de leur nouvelle vie occidentale. Comptant sur cette plage de non activistes opportunistes, le pouvoir vietnamien prend dès 1994 une batterie de mesures destinées autant à les faire revenir en touristes (ces dernières années au nombre de 400.000 à 500.000 par an) ou en investisseurs qu’à neutraliser leur hostilité, les retourner en faveur du régime et exploiter leur position et influence, afin « que notre gouvernement puisse les utiliser comme des têtes de pont à l’étranger », politique explicitée dans l’arrêté n°36 /NQ-TW du Bureau politique du 26/3/2004 (cf. http://nguoiviethaingoai.org/4_8.html ). Parallèlement à des dispositions juridiques permettant aux citoyens étrangers d’origine vietnamienne de revenir s’installer au pays, d’y travailler, d’être exemptés de visa, d’avoir les mêmes droits que les citoyens, des suppôts du régime, anciennement ou récemment émigrés, sont chargés à la fois de noyauter les groupements et associations des Vietnamiens libres ou nationalistes (par opposition aux communistes soumis à la Chine) pour y semer la zizanie et de créer des structures concurrentes dans un but de propagande en s’alliant avec des sympathisants de la gauche locale.  

Pour approcher les Vietnamiens d’outre-mer et susciter leur adhésion, ces organisations d’inspiration gouvernementale s’avancent masquées, se disent souvent apolitiques, font appel au patriotisme ou à l’attachement des exilés envers le pays de leurs ancêtres tout en gommant les aspects dictatoriaux du Vietnam pour le présenter comme un pays en développement normal. Elles n’annoncent jamais leur couleur mais se cachent sous des appellations neutres ou des objectifs nobles pour mieux tromper leur monde : Solidarité, Association des étudiants vietnamiens… Malgré les budgets conséquents qui leur sont attribués, le succès n’est guère au rendez-vous. Depuis l’ouverture du Vietnam aux exilés, sur 4,5 millions seuls 3000 Vietnamiens à passeport étranger, dont environ 400 « intellectuels et experts », sont revenus (au rythme de 200-300 par an) s’installer au pays, apportant avec eux 2 à 4,2 (selon les sources) milliards USD 70% desquels servent à investir dans de petites entreprises et 22% dans l’immobilier, le reste étant distribué à leurs proches (cf. http://www.sggp.org.vn/kieu-hoi-doi-dao-567780.html et https://www.voatiengviet.com/a/ha-noi-tim-cach-chieu-du-kieu-bao-vn/3655470.html ). La grande majorité des Vietnamiens d’outre-mer boycotte ces agences gouvernementales, optant sans le dire à l’instar de la plupart de leurs compatriotes d’Australie (au nombre d’environ 300.000) pour la politique des « trois non » : pas de contact, pas de dialogue, pas de compromission et de réconciliation avec le parti communiste vietnamien (cf. http://vietinfo.eu/viet-nam-que-huong/quan-he-uc-viet-va-chinh-sach-%E2%80%9C3-khong%E2%80%9D-cua-cong-dong-nguoi-viet-hai-ngoai.html).

Parmi les exilés, le pouvoir cible surtout les 500.000 intellectuels, experts et entrepreneurs, c’est-à-dire tous ceux ayant réussi en matière culturelle, scientifique et économique dont le ralliement lui apporterait indirectement de la notoriété, un appoint de matière grise et, ce qu’il convoite le plus, des contributions financières (pour rembourser ses dettes et continuer à payer son énorme appareil répressif). Extrapolant à partir des 10 milliards USD envoyés par an, il estime les revenus des Vietnamiens d’outre-mer à au moins dix fois plus (50 milliards USD), fortune dont l’élite détient forcément la plus forte part et dont il veut tirer profit, ce qu’avoue sans ambages le premier ministre Nguyễn Xuân Phúc en appelant les Vietnamiens de l’étranger à «chercher diverses sources pécuniaires dans leur communauté pour envoyer plus d‘argent au Vietnam » lors d’une réunion avec 100 Vietnamiens de l’étranger revenus fêter le Tết 2019 (cf. https://www.sbtn.tv/thu-tuong-csvn-mong-nguoi-viet-hai-ngoai-tim-nhieu-nguon-tien-khac-nhau-de-gui-ve-nuoc/). Le pouvoir enrobe cependant cette soif d’argent sous le besoin de développement du pays, au nom duquel il demande l’appui des personnalités d’influence étrangères d’origine vietnamienne ou non. D’où ces colloques et conférences sur les thèmes de développement organisés à grands frais, souvent avec des subventions de l’ONU (ceux des programmes Tokten et Umbrella), où des spécialistes sont invités à donner leur avis, avec pour résultats des rapports et actes aussitôt mis au panier, les conseils prodigués n’étant jamais suivis sauf si les projets recommandés sont pris à charge par un pays ou un organisme participant.

Le fait est que toutes les propositions pour une gestion efficiente des ressources, l’amélioration des services, ou une réforme du système se heurtent aux pratiques du régime et à son idéologie. Les dirigeants communistes dont le seul souci est la pérennité du Parti ne peuvent que rejeter toutes les mesures risquant d’affaiblir leur pouvoir même au prix de l’enfoncement de leur pays dans la misère et dans la sujétion à l’ennemi héréditaire. Pour empêcher l’effondrement économique et prolonger leur survie, ils ne peuvent compter que sur l’accroissement des investissements étrangers (autres que Chinois lesquels n’investissent et ne prêtent que pour mieux asservir et détruire) et des subsides des exilés. Ce qui explique leurs efforts pour faire croire à leur nationalisme (id est leur indépendance par rapport à la Chine) et à la bonne santé de l’économie nationale en vue de rassurer les éventuels investisseurs (en particulier ceux qui se détournent de la Chine à cause de sa politique prédatrice), ainsi qu’à leur sincère préoccupation pour le bien du pays afin de se concilier les Vietnamiens d’outre-mer.

Dans la réalité, les seules entreprises étrangères qui trouvent leur avantage en délocalisant au Vietnam sont les grandes compagnies internationales qui cherchent à minimiser leurs coûts salariaux lesquels constituent autrement 50% de leurs frais généraux. Le gouvernement vietnamien, incapable de procurer du travail à ses citoyens, déroule le tapis rouge pour retenir les gros employeurs, non seulement en maintenant le bas niveau des salaires, mais encore en les exemptant de taxes et d’impôts. Les petits et moyens entrepreneurs, négligés par l’Etat, qui jouissent de moins d’avantages fiscaux, sont à la merci des apparatchiks locaux ; ils peuvent jouir d’une certaine tranquillité tant qu’ils sont des gagne-petit et servent de publicité pour le régime, mais dès qu’ils prospèrent, soit ils s’entendent avec les autorités en payant des pots-de-vin conséquents, soit ils finissent par se faire voler leur affaire et plier bagage. Les entrepreneurs d’origine vietnamienne floués retournent en général au pays dont ils sont citoyens en gardant le profil bas par crainte de moquerie à propos de leur naïveté, à l’exception de Trịnh Vĩnh Bình dont les déboires, assez représentatifs sont devenus célèbres grâce à sa réaction audacieuse :  Hollandais d’origine vietnamienne revenu investir avec succès au Vietnam en 1987 dès l’ouverture du pays, il se vit arrêté une dizaine d’années après pour des motifs infondés, dépouillé de son usine, ses terrains et immeubles, puis condamné en 1999 à 11 ans de prison sur instigation des dirigeants locaux (à Vũng Tàu où s’est développée son entreprise d’exportation de crevettes) ;  évadé de prison à l’aide de l’achat de ses geôliers, il fit traîner en 2003-2006 le gouvernement vietnamien devant le tribunal d’arbitrage international de Stockholm obligeant la partie adverse à un compromis constitué par la restitution de ses biens en plus d’un dédommagement de 15 millions USD. Cet engagement n’étant pas observé malgré ses relances, il intenta en 2015 contre le gouvernement vietnamien une nouvelle action auprès du tribunal d’arbitrage international, et le procès tenu à Paris en août 2017 vient d’aboutir à un verdict rendu le 10/4/2019 qui contraint le Vietnam à lui payer 38,51 millions USD pour les pertes et le préjudice subis en plus des 7,9 millions de prise en charge des frais de justice.

A part les Chinois qui considèrent déjà le Vietnam comme une province sujette (la propagande de Pékin l’enseigne ainsi à ses citoyens) et y investissent à tout va, achetant et rachetant tout ce qu’ils peuvent, au point que la Chine devient officiellement (officieusement on la crédite de la possession de 80% des entreprises et au moins de la moitié de l’immobilier du pays) depuis ce premier trimestre 2019 le 1er investisseur du pays (cf. https://congthuong.vn/trung-quoc-la-nha-dau-tu-nuoc-ngoai-lon-nhat-trong-quy-i2019-tai-viet-nam-118253.html ), les entrepreneurs étrangers au Vietnam originaires ou non du pays, autres que les profiteurs de main d’œuvre à bon marché, qui s’attendent, sur la foi des avis optimistes du FMI ou de la Banque mondiale comme de la propagande du Parti, à faire de bonnes affaires dans un pays « normal » à fort potentiel, déchantent tôt ou tard, à force d’être confrontés à la corruption généralisée, à l‘inconsistance juridique, à la bureaucratie tatillonne et à un environnement de plus en plus pollué.  Signe de la débandade généralisée : le retrait des grandes banques internationales du Vietnam depuis 2012 (avec intensification en 2017) sous la forme de vente de leur part d’actions dans les banques vietnamiennes pour un total correspondant à 400 millions USD , alarmées par le montant des créances douteuses de ces dernières ((600.000 milliards VND ou environ 27 milliards USD, auxquels il faut ajouter 300.000 milliards VND confiés à la société vietnamienne de gestion d’actifs ou VAMC (Vietnam asset management company), créée par l’Etat pour soulager les banques, ce qui les fait monter à 40 milliards USD – cf. https://www.nguoi-viet.com/binh-luan/ngan-hang-ngoai-quoc-rut-von-khoi-viet-nam-vi-bat-chinh-tri/ )) et par le vote le 15/1/2018 d’une loi sur la restructuration des banques qui permet la banqueroute sans garantie de l’Etat. Ainsi, à l’instar de la Standard Chartered (de Grande-Bretagne et Hong Kong), de la HSBC (Hong Kong and Singapore banking corporation), de la CBA (Commonweath bank of Australia), de l’ANZ (Australia and New Zealand banking group), le 26/12/2017, après 10 ans de présence au Vietnam, BNP-Paribas l’a quitté en se débarrassant de ses 17 millions d’actions – équivalant à 18,68% du capital – de l’OCB (Orient commercial bank / Ngân hàng đông phương).

Quant aux intellectuels ayant réussi dans le monde académique et scientifique que le régime s’évertue à attirer dans les filets de propagande de ses associations pour qu’ils reviennent faire profiter étudiants, chercheurs et cadres vietnamiens de leur matière grise et leur réseau professionnel, rares sont ceux qui répondent positivement à cet appel. Des 200 qui reviennent chaque année, la plupart ne reste que pour des périodes limitées, ceux qui se réinstallent pour de bon au Vietnam se comptent sur les doigts de la main. Ces derniers, touchés par l’appel à leur patriotisme et assez naïfs pour faire confiance aux promesses de Hanoï, veulent aider leurs compatriotes en servant dans l’enseignement et parfois l’administration. Pétris d’idéalisme, ils ont quitté une position enviée, bien rémunérée, afin de venir travailler au Vietnam comme professeurs ou administrateurs pour un salaire dix fois moindre. Mais leur bonne volonté et leur « sacrifice » s’avèrent vains. Malgré les déclarations d’amour des gouvernants à leur égard, leur présence n’est pas vraiment souhaitée par les autorités et leurs collègues locaux, les premières parce qu’elles redoutent l’influence sur les étudiants et leur entourage de leur esprit libéré sinon libéral acquis durant leur séjour et leurs études dans les pays démocratiques, et les seconds parce qu’ils jalousent leur chance et leur succès et les voient souvent comme des rivaux. En vivant en permanence au pays, à moins de se rendre volontairement sourds, aveugles et muets devant la réalité sociale et trahir ainsi autant le peuple qu’ils veulent aider que leur qualité d’intellectuels, ils ne peuvent que constater les injustices régnantes et l’inanité de leurs efforts d’amélioration du secteur dont ils s’occupent. Mais gare à eux s’ils se mettent à agir selon leur conscience, c’est-à-dire au moins dénoncer les faits négatifs dans leur métier et transmettre des notions de liberté et de démocratie à leurs étudiants. Aussitôt, ils se voient virés de leur poste et obligés de repartir d’où ils sont venus. Tels sont les deux cas typiques suivants, parmi les plus récents : 

Trương Nguyện Thành, de nationalité américaine, professeur de chimie à l’université d’Utah de 1992 à 2002, après de nombreux brefs séjours au Vietnam pour s’occuper de la création et de la direction de l’Institut des sciences et mathématiques de Saïgon sur invitation de la municipalité de la ville (2007-2017), est revenu s’y installer en permanence pour exercer la fonction de vice-président de l’université privée Hoa Sen en fin 2016. Au bout d’un an, comme convenu, il a été élevé au poste de président par le Conseil d’administration de l’établissement en mai 2018, mais le ministère de l’éducation y a mis son veto en invoquant la disposition 2a de l’article 20 de la loi sur les universités qui exige du candidat une expérience de 5 ans dans une fonction administrative similaire, condition que ne remplit pas l’intéressé. Dépité, M. Thành a regagné les Etats-Unis poursuivre ses recherches à l’université d’Utah. Pour les initiés, le prétexte utilisé par le ministère n’est qu’un paravent – la nomination de sa prédécesseuse, peu qualifiée académiquement et ne répondant pas plus à la condition susdite, n’a soulevé aucune objection ministérielle – pour dissimuler les vraies raisons de l’éviction du professeur : dans la querelle de pouvoir entre les actionnaires de l’université, il est la bête noire des conservateurs en phase avec les cadres du ministère ; ses manières anticonformistes et ses discours réformistes en faveur de la créativité ne correspondent pas à la première exigence de la même disposition légale à savoir «  être pourvu des qualités politiques » c’est-à-dire être docile à l’égard du Parti en s’adaptant au système (cf. http://www.viet-studies.net/QuachHaoNhien_VuTruongNguyenThanh.html).

Le centralien français Lê Nguyễn Minh Quang a décidé aussi en 2016 de quitter son poste de Directeur général de l‘entreprise française Bachy Soletanche Vietnam afin de devenir Directeur du Service administratif du chemin de fer urbain de Saïgon (MAUR ou Management authority urban railways), chargé de la construction du métro de la ville dont la première étape est la ligne Bến Thành – Suối Tiên (19,7 km). Plus de deux ans après, en début de janvier 2019, voilà qu’il est débarqué brutalement de son poste avec des poursuites en perspective pour avoir pris l’initiative de réduire l’épaisseur du mur diaphragme de 2m à 1,5m – sans impact sur la sécurité selon lui – pour raison d’économie d’argent et de temps. Son évincement entre en fait dans le cadre d’un règlement de compte entre communistes du nord partisans de la politique fortement prochinoise et les communistes du sud plus méfiants envers Pékin, ce qui explique leur réticence à confier la maîtrise d’œuvre des grands projets au Sud aux Chinois comme c’est l’usage au Nord. Le projet du métro lancé en 2007, financé en grande partie par un prêt APD du Japon et par suite confié pour la réalisation à des entreprises japonaises, devait coûter au départ 17.399 milliards VND (780 millions USD), mais en 2011 des lenteurs et ajustements et certainement aussi des malversations ont fait monter la somme à 47.235 milliards VND (2 milliards USD) que ratifient le président du Comité populaire de Hochiminhville Lê Hoàng Quân et le Vice-directeur du MAUR en même temps Secrétaire délégué du Parti au sein de ce service Hoàng Như Cương. Or, la loi vietnamienne oblige tous les projets dépassant 30.000 milliards VND (1,5 milliards USD) à être soumis à l’approbation du premier ministre. Saisissant ce vice de procédure, le pouvoir central refuse de débloquer une somme redevable aux entreprises de construction (110 millions USD) pour venir en aide à la municipalité de Saïgon à court d’argent – ce qui provoque la colère de l’ambassadeur du Japon – tout en procédant à une enquête gouvernementale sur la gestion du métro. Par peur des sanctions ou ennuis, 52 des 173 cadres gestionnaires et spécialistes (dont M. Quang) donnent leur démission, le dénommé Hoàng Như Cương s’enfuyant même aux Etats-Unis. Le refus de Hanoï de payer pour Saïgon obéit-il à une pression de Pékin ? Toujours est-il que, profitant du mécontentement du Japon, la Chine se met aussitôt sur les rangs, proclamant déjà dans ses journaux sa reprise du projet. Pour ne pas laisser le champ libre à la Chine, le Japon a mis de l’eau dans son vin (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/news/blog/metro-benthanh-suoitien-replace-japan-by-china-12312018214442.html ).

Par idéologie, angélisme ou simplement intérêt, les Vietnamiens qui rentrent au Vietnam actuel se voilent l’esprit sur la situation dramatique du pays sous l’emprise de deux pouvoirs totalitaires aussi féroces que mensongers, celles de Hanoï et de Pékin son patron. Les dirigeants communistes vietnamiens sont tellement englués dans leurs compromissions et leurs combines pour s’enrichir et se maintenir aux commandes qu’ils ne changeront jamais d’eux-mêmes le système et empêcheront toujours toute velléité de réforme structurelle, de changement de pensée et de comportement. Ils n’ont rien à faire des intellectuels de l’étranger imbus de leur savoir qui se mêlent de perturber le statu quo. Quel besoin le régime a-t-il des individus de talent étrangers quand ils se font proposeurs de réformes et d’améliorations, alors que les préconiseurs de changement, tous de dangereux fauteurs de troubles avec leur discours sur la liberté, le patriotisme et la démocratie regorgent déjà dans le pays même, où il n’y a pas assez de prison pour les enfermer tous ? L’exemple de Trần Huỳnh Duy Thức (cf. https://tranhuynhduythucofficial.wordpress.com/tieng-viet/tieu-su/ ), ingénieur et entrepreneur de la trempe des Bill Gates si on l’avait laissé faire, précurseur de l’industrie informatique au Vietnam avec sa compagnie EIS (Electronic information system) et de la téléphonie sur internet avec sa compagnie OCI (One connection inc.) dotée de filiales à Singapour et en Californie, qui croupit en prison depuis 2010 pour avoir osé prôner des réformes économiques libérales, devrait pourtant faire réfléchir les VGL ralliés au régime. Derrière le motif politique invoqué pour justifier la peine de 16 ans d’enfermement à son égard, ces intellectuels ne discernent-ils donc pas la jalousie des autorités devant toute supériorité, intelligence et pensée indépendante qui constituent une menace mortelle pour tout pouvoir basé sur l’ignorance et l’abrutissement de ses citoyens tel le pouvoir communiste ? Raison pour laquelle les inventeurs lui portent ombrage et ne sont guère encouragés. Tel est le cas de Trần Quốc Hải ou Hai Lúa paysan imaginatif et féru d’inventions, habitant de la commune de Suối Dây, district de Tân Châu, province Tây Ninh, qui défraie la chronique : constructeur de nombreuses machines agricoles et d’hélicoptère téléguidé pour la pulvérisation dans les champs, dédaigné par les autorités locales et interdit même de continuer ses essais d’hélicoptère, engagé par contre par l’armée cambodgienne d’abord pour développer la culture du manioc avec une machine de son cru, il réussit à réparer pour elle 11 tanks russes que les ingénieurs russes, polonais et aussi vietnamiens ont été incapables de remettre en état et même à lui construire un tank de bien meilleure qualité, à la suite de quoi il a été décoré et promu en 2014, avec son fils et assistant, général de corps d’armée par le roi du Cambodge (cf. https://viettimes.vn/hai-lua-viet-che-tao-xe-boc-thep-nguoi-campuchia-ne-phuc-236036.h

L’invitation à revenir contribuer au développement du Vietnam adressée aux VGL par le gouvernement vietnamien n’est donc en réalité qu’une « invitation du bout de langue » utilisée hypocritement au Vietnam envers les indésirables. Des intellectuels dignes de ce nom devraient se montrer sagaces et ne pas se laisser abuser par les flatteries et mensonges. Qu’ils se renseignent auprès des divers media officiels et officieux afin de s’éclairer sur la situation réelle du pays ! Ils comprendront alors que tant que sévit le régime actuel, ils ne peuvent en rien contribuer au développement du pays de leurs ancêtres et influer sur le sort de son malheureux peuple. S’ils ont vraiment à cœur l’intérêt de leurs anciens compatriotes, qu’ils les aident plutôt à prendre conscience de leurs droits et à dépasser leur peur des répressions pour se lever contre le régime et sauver le Vietnam de la mainmise chinoise ! Et qu’ils gardent leur argent pour l’après-communisme, quand il faudra reconstruire tout ce que près d’un siècle de dictature basse et incompétente a détruit !

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