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STOP à son annexion génocidaire par la Chine Communiste

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Vietnam global leaders forum : coup de pub et escroquerie d’un régime déliquescent


Après la tentative de récupération des 4 millions de Vietnamiens installés à l’étranger sous la forme d’une fédération d’un soi-disant peuple Kinh expatrié, réuni symboliquement dans un centre prévu à Boissy St Georges, révélée par une escroquerie montée par des entrepreneurs cantonais aux ordres de Pékin avec l’aide d’une poignée de malhonnêtes Vietnamiens (cf. https://sosvietnam.net/?s=Bussy+Saint+Georges), c’est au tour de Hanoï, également en terre française, d’exploiter cette population d’expatriés dans une coûteuse opération de communication destinée à faire croire à l’adhésion à son régime de la crème de ces mêmes millions de Vietnamiens devenus citoyens d’une centaine de pays différents.

Les 30 et 31 mars 2019 s’est tenu à Paris le premier forum d’une association dénommée Vietnam global leaders (VGL), extension d’une association d’experts et de scientifiques vietnamiens (AVSE, Association of Vietnamese scientists and experts, fondée en 2011 sous l’égide de l’ambassade du Vietnam à Paris pour servir d’organe recruteur d’« idiots utiles » au pouvoir communiste de Hanoï. Pour une simple manifestation culturelle destinée à présenter une association en formation, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les moyens en louant un hôtel particulier luxueux pour la réunion avec des agapes fastueuses et en prenant en charge les frais d’avion et d’hôtel des personnalités ciblées et invitées. Pour marquer son intérêt Hanoï a délégué à la réunion un groupe d’apparatchiks du monde universitaire et économique cornaqué par la présidente de l’Assemblée nationale qui y délivre un discours officiel.

Ce ne serait qu’une dépense somptuaire de plus pour une opération de propagande sous couvert économico-culturel dont raffolent les dictatures, si elle n’a lieu au moment où les caisses de l’Etat sont vides, où pour se renflouer les autorités augmentent à tour de bras les taxes et promeuvent la prolifération des postes de péage dénommés BOT installés sur les grands axes routiers contre lesquels les usagers n’en finissent pas de protester, sans compter la vente aux Chinois morceau par morceau du territoire national parmi les plus beaux et les plus stratégiques, laquelle obéit à une autre logique, l’allégeance en vue d‘annexion à la Chine. Pour faire croire à la bonne santé de l’économie vietnamienne, la presse aussi bien vietnamienne qu’étrangère ne cesse de s’extasier sur le fort taux de croissance au Vietnam : 6,8% en 2018 ; mais même si on fait confiance à ce chiffre publié par la Banque mondiale (les taux de croissance qu’elle avait attribués et attribue à la Chine sont très contestés actuellement devant la constatation de la fragilité de l’économie chinoise face à la guerre commerciale déclenchée par les USA), il faut, avant de l’applaudir, comprendre ce que cela signifie : il s’agit d’un indicateur de l’évolution (croissance ou décroissance) du produit intérieur brut (PIB/GDP) d’un pays d’une année à l’autre, lequel PIB se calcule en comptabilisant tous les biens et services produits dans un pays, estimés par leur valeur en argent, c’est-à-dire y compris toutes les sommes déboursées pour des projets inutiles, les dépenses incessantes pour la réparation de routes ou bâtiments mal construits, les gaspillages pour des services déplorables, et bien sûr tous les produits générés par les investissements directs étrangers (IDE/FDI) dont les bénéfices sont destinés à être rapatriés chez les investisseurs (Samsung, dont les produits à eux seuls représentent en 2018 24,9% des exportations totales du Vietnam, a ainsi réalisé en 2017 avec ses 4 usines 5,8 milliards USD de bénéfices qui sont comptabilisés dans le PIB du Vietnam alors que sur cette somme seulement environ 400 millions USD reviennent au Vietnam sous forme de taxe – cf. https://www.bbc.com/vietnamese/forum-46721307 ) ; il ne prend en compte ni l’origine (dette ou vol) de l’argent servant à la production de ces biens, ni les effets néfastes de cette production (sur l’environnement, la qualité de vie).

D’après les statistiques gouvernementales publiées le 13/10/2018 (cf. http://www.gso.gov.vn/default.aspx?tabid=382&ItemID=18970 ) au 31/12/2017 on compte au Vietnam 56.417 entreprises en activité, réparties dans les services (le secteur majoritaire avec 390.765 entreprises), dans l’industrie et la construction (164.189 entreprises) et dans le domaine forestier-agricole-aquaculture (très minoritaire avec 5463 entreprises). D’après l’origine de leur capital, ces entreprises sont classées en :

entreprises étatiques qui représentent 32% du PIB en 2016 (capital public à 100% et plus de 50%) et comprennent 2486 unités appelées par le décret 12-NG/TW du 3/6/2017 à se réduire progressivement, tant elles sont vouées à l’impéritie et sont percluses de dettes (en tout plus de 1,53 millions de milliards VND ou environ 68,85 milliards USD – cf. https://vnexpress.net/kinh-doanh/doanh-nghiep-nha-nuoc-dang-ganh-no-hon-1-5-trieu-ty-dong-3827001.html ) malgré le monopole dont elles jouissent,

entreprises non étatiques (capital privé : le gros de la troupe avec 541.753 entreprises, pour la plupart des petites et moyennes unités qui ne concourent qu’à 9% du PIB et sont mises en vente, d’ordinaire aux Chinois, dès qu’elles se développent – cf. https://baomoi.com/khi-thu-tuong-yeu-cau-xay-dung-nen-kinh-te-tu-chu/c/28108474.epi ) et

entreprises IDE (à capital à 80% – 100% étranger) qui représentent 20% du PIB.

Ces dernières qui disposent d’un capital de 265 milliards USD (contre 427 milliards pour les entreprises étatiques et 787 milliards pour les entreprises privées) et réalisent un chiffre d’affaires de 256 milliards USD (contre 139 milliards pour les entreprises étatiques et 526 milliards pour les entreprises privées) dont elles tirent un bénéfice avant taxe de 17 milliards USD (contre 9 milliards pour les entreprises étatiques et 13 milliards pour les entreprises privées), ne rapportent au budget de l’Etat que 11,9 milliards USD (contre 12,6 milliards pour les entreprises étatiques et 18 milliards pour les entreprises privées). Bien qu’elles concourent à plus de 72% des exportations du Vietnam, elles contribuent peu à sa richesse.  Elles exercent également peu d’influence sur le relèvement du savoir-faire des entreprises vietnamiennes, du fait, il faut le reconnaître aussi, d’un système éducatif en débâcle et d’une politique sectaire : Les usines de haute technologie installées au Vietnam ne sont que des usines d’assemblage et de montage, aux produits desquels aucune des entreprises vietnamiennes, faute de compétence reconnue par l’investisseur, ne participe à la fabrication. De plus, nombre des entreprises IDE, en particulier les entreprises chinoises qui ont importé au Vietnam leurs industries les plus polluantes, peuvent se permettre de détruire l’environnement du pays grâce au laxisme des autorités et à la corruption généralisée. Le seul avantage des entreprises IDE pour le pays, c’est qu’elles donnent du travail à la population ou plus exactement directement à 3,6 millions de travailleurs (Le seul Samsung emploie 160.000 personnes) et indirectement à 5-6 millions d’autres, ce qui représente 70% de la main d’œuvre totale dans le secteur secondaire estimée à 14,5 millions, les entreprises étatiques ne donnant l’emploi qu’à 1,2 millions de personnes et les entreprises privées non dépendantes des entreprises IDE à 2,8–3,8 millions (= 8,8 – 5-6 ; cf. http://vneconomy.vn/thu-hut-fdi-nhieu-nhung-chuyen-giao-cong-nghe-con-han-che-2018062515110821.htm ). Malheureusement, ces emplois très mal payés ne suffisent pas à faire vivre les familles des ouvriers surexploités (d’ordinaire 10h/jour, 6jours/7, dans des conditions drastiques).  

Quant à l’agriculture qui représente 22% du PIB, dont vivent 64% de la population, elle périclite à vue d’œil à cause de :

– La dégradation des terres agricoles due au manque d’alluvions, le lessivage en saison des pluies, l’aridité en saison sèche provoquée par :  la retenue des eaux en amont des fleuves par les gros barrages chinois et sino-laotiens quand le Vietnam est à sec et leur déversement en trombe quand le Vietnam souffre d’inondation  ; le réchauffement climatique qui accentue les crues et l’ensoleillement ; la salification progressive des terres dans le bassin du Fleuve rouge et surtout dans celui du Mékong (déjà 16% des terres à riz perdues pour la culture) ; l’utilisation massive des engrais chimiques et pesticides importés de Chine ;

–  La politique d’industrialisation à outrance du pays au détriment de l’agriculture qui ne cesse de perdre des surfaces grandissantes de terres arables confisquées par les autorités autant pour les besoins réels de l’industrie que pour des raisons de spéculation immobilière pratiquées par des cadres corrompus dont les exactions fabriquent des milliers de paysans sans terre ;

– La surexploitation des eaux de surface comme des eaux souterraines et leur pollution par une industrie à la technologie obsolète importée de Chine, très gourmande en eau, ce qui cause une pénurie d‘eau douce dans tout le pays et par suite un recours renforcé aux eaux souterraines pour l’agriculture et l’usage domestique avec des perspectives dramatiques en cas de sécheresse comme c’est actuellement le cas dans le Sud.

– La politique dirigiste absurde tournée vers l’exportation à tout prix : d’où l’obligation pour les paysans de faire trois récoltes de riz par an pour augmenter la production et par suite le choix d’une variété de semences de riz traitées en Chine et la nécessité de recourir aux engrais pour amender une terre fatiguée ; ce sacrifice de la qualité au profit de la quantité (fini les multiples variétés d’excellent riz spécifiques au Vietnam) qui rend la culture du riz doublement tributaire de la Chine pour les semences et l’engrais n’enrichit même pas le paysan qui doit trimer 2 à 3 fois plus (avant 1975 ils n’avaient besoin de faire qu’une à deux récoltes par an) pour gagner moins parce que son produit de moindre qualité vaut moins cher alors qu’il doit débourser plus pour payer semences, engrais et pesticides, et aussi parce que les entreprises exportatrices liées à l’Etat le pressurent pour obtenir le prix le plus bas afin qu’elles puissent l’emporter sur les marchés internationaux. De plus, comme 70% des produits agricoles sont exportées vers la Chine et que l’Etat laisse les marchands chinois aller et venir à leur guise et approcher directement les producteurs, les paysans isolés (le syndicat officiel des agriculteurs, composé de fonctionnaires, ne se préoccupant guère de leur prêter aide et conseil) se laissent facilement piéger par les ruses de ces derniers qui les met à leur merci pour les obliger à vendre à perte et même les ruiner afin d’acheter leurs terres. Soit dit en passant, la priorité à l’exportation sans souci de la demande domestique associée à l’ouverture en grand des frontières du nord a pour conséquence paradoxale une importation massive de Chine des mêmes genres de produits agricoles vendus aux Chinois, mais de moindre qualité et surtout préalablement trafiqués et empoisonnés aux produits chimiques toxiques !

Le résultat est qu’à part une minorité de gros agriculteurs, la masse paysanne vit dans l’extrême misère, souvent avec moins de 100 USD par mois, au point que l’agriculture manque de main d’œuvre, les jeunes campagnards préférant émigrer en ville et même à l’étranger et que certaines régions dans le sud-ouest et le centre touchées par la disette se désertifient.    

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Sécheresse et pénurie d’eau

Pour ce qui est de la pêche, activité naguère florissante, elle est en voie d’effondrement à cause de la pollution des eaux côtières par les rejets chimiques des usines chinoises dont la fameuse Formosa, ainsi que du fait de l’appropriation de la ZEE vietnamienne par la Chine qui interdit aux Vietnamiens d’y pêcher sous peine d’être abattus. Quant à l’aquaculture, elle se défend tant bien que mal dans le contexte des eaux polluées dont les substances toxiques se retrouvent souvent dans les crevettes et poissons, les rendant impropres à l’exportation à l’étranger (mais jugés quand même propres à la consommation locale !).    

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Relation entre le taux d’ habitants de plus de 5 ans n’étant jamais allé à l’école (les points) et le taux de familles pauvres (les couleurs) – ex. Trithucvn.net

Par suite, un PIB élevé ne signifie pas automatiquement que le pays se développe ou s’enrichit. Si enrichissement il y a, c’est uniquement celui du Parti et de ses séides, celui de tous les détenteurs du pouvoir et de leurs « arrière-cours ». A l’ombre des grands immeubles modernes et des complexes luxueux (pour la plupart propriétés d’étrangers, en particuliers chinois), la majorité du peuple vit dans la misère : La Banque mondiale qui chiffre (pour 2017) le salaire moyen au Vietnam à 2160 USD/an soit 180 USD/mois, n’y compte cependant que 9% de pauvres, comme si la masse de la population qui ne gagne qu’autour de 200 USD n’est pas déjà pauvre ! Les 9 millions qui n’ont accès à aucun service public (dont aucun n’est gratuit au Vietnam, même dans la santé et l’éducation) et ne disposent même pas d’un revenu minimum (qui se monte, d’après l’arrêté 157/2018/NĐ – cf. https://vanbanluat.pro.vn/157-2018-nd-cp-quy-dinh-muc-luong-toi-thieu-vung-doi-voi-nguoi-lao-dong-lam-viec-theo–468e863b29ef9b5.html , à de 2.920.000 à 4.180.000 VND, soit de 92 à 208 USD, selon les 4 régions de départage gouvernemental déterminées de façon plutôt mystérieuse, lequel arrêté ne règle que les salaires sous contrat, ce qui laisse entendre que les salaires libres qui constituent la grande majorité du travail payant peuvent être beaucoup plus bas) ne sont pas des pauvres, mais des miséreux ! Si encore le coût de la vie y est proportionnel aux salaires ! Certes, beaucoup de prix sont fort bas par rapport aux revenus occidentaux, mais ceux de nombre de produits de première nécessité se rapprochent de ceux des pays riches, comme par exemple l’électricité (actuellement : 1864,49 VND/kwh soit 8 cents/kwh par rapport à 12 cents/kwh aux USA) et l’essence (E5, de moindre qualité, à partir du 16/3/2019 : 17210 VND/litre soit 74 cents/l contre 70 cents/l aux USA pour une essence de meilleure qualité). Et cette misère n’est pas fatale mais causée entièrement par la politique insensée et servile (envers la Chine) du pouvoir de Hanoï

Et le sort du peuple ne risque pas de s’améliorer parce que le gouvernement vietnamien tient à attirer les investisseurs étrangers avec le bas niveau des salaires en empêchant leur relèvement (qui aurait par ailleurs fait gonfler ses frais de fonctionnement administratif qui composent déjà 66,3% du budget national (selon le budget prévisionnel de 2018 publié par le Ministère des finances vietnamien le 25/12/2017), le bas coût salarial étant le seul critère qui puisse les persuader, les autres tels un bon ensemble juridique, une infrastructure étendue et une main d’œuvre qualifiée laissant à désirer. Incompétent et corrompu, ce gouvernement a mis l’économie du pays à plat avec des pertes colossales dans les entreprises étatiques dont les dettes sont si énormes (68 milliards USD) que le pouvoir refuse de les comptabiliser dans les dettes nationales comme c’est l’usage, car additionnées aux 3,1 millions de milliards VND ou 139,5 milliards USD des dettes officielles, le vrai montant des dettes nationales sera de 207,5 milliards USD, c’est-à-dire 92,6% du PIB (223,9 milliards USD en 2017) et non plus 61,3% comme s’en félicite le pouvoir qui s’est fixé une limite critique à 65%. Et encore il s’agit ici des chiffres officiels, les économistes de l’opposition estimant les chiffres officiels non fiables et ce taux à 235% du PIB.

A cause de cet endettement, le budget national de 1.319.200 milliards VND, soit environ 59,3 milliards USD (cf. www.mof.gov.vn/webcenter/portal/btc/r/lvtc/slnsnn/sltn/dutoan/sltn_dutoan_chitiet?dID=30141&dDocName=MOFUCM118693&_adf.ctrl-state=ltbiw6lzb_4&_afrLoop=29692670506211302 ), une fois le remboursement obligatoire d’une partie des intérêts et des dettes à échéance (272.000.342 milliards VND ou environ 12,2 milliards USD) payé, ne suffit même pas à assurer l’entretien d’une bureaucratie débridée (1.180.515 milliards VND ou 53,1 milliards USD), a fortiori pour soutenir le développement et faire face aux problèmes urgents. En outre, près de la moitié des dettes étant contractée à l’étranger en dollars, pour remplir ses obligations internationales le pouvoir vietnamien est obligé de réemprunter de l’argent (16 milliards USD en 2018) sur le marché mondial à un taux d’intérêt fluctuant, la Banque mondiale, la Banque de développement asiatique et les fonds monétaires internationaux ayant retiré au Vietnam le privilège du taux préférentiel depuis 7/2017. La corruption des cadres s’aggravant et les dépenses de l’Etat ne cessant d‘augmenter, ne fût-ce que pour payer les services de police et de propagande (dont le forum VGL est le produit) nécessaires au soutien d’un parti en débandade contre une population de plus en plus désendoctrinée et révoltée, le Trésor se vide de ses réserves :  à l’encontre du gouverneur de la banque du Vietnam qui se félicite d’un record de 57 milliards USD de devises en réserve pour 2018, les statistiques du World Factbook de la CIA estiment ces réserves à 38,75 milliards USD et le journaliste dissident Phạm Chí Dũng à seulement 30 milliards dont 1/3 sous forme de bons du Trésor américain (https://www.voatiengviet.com/a/du-tru-ngoai-hoi-cua-viet-nam-lap-ky-luc-moi/4244946.html ) ; et le chiffre des 57 milliards n’a été avancé que pour faire croire que l’économie se porte bien, puisque ce montant des réserves qui suffit pour pourvoir à trois mois d’importation satisfait au minimum des prescriptions internationales.

C’est dans ce contexte de quasi-faillite de l’Etat qui dure depuis trois ans que le pouvoir communiste de Hanoï s’est mis à courtiser de plus belle les Vietnamiens installés à l’étranger qui lui rapportent chaque année environ 10 milliards USD équivalant à 7% du PIB vietnamien, avec un maximum de 13,5 milliards en 2015, par leurs envois d’argent destinés aux parents restés au pays, leurs dépenses en tant que touristes nostalgiques, et parfois leurs investissements dans des petites entreprises. D’anciens traîtres ou suppôts du capitalisme, les exilés sont devenus dans les discours officiels (mais pas dans la propagande interne) des « tronçons d’intestin d’à mille lieues » (= frères lointains, expression sortie la première fois en 2015 de la bouche du président d’alors M. Trương Tấn Sang lors d’une visite officieuse aux USA) « inséparables de la nation ». Mais malgré les chiffres à la hausse chaque année de la Banque mondiale et des officiels communistes à propos de ces fonds envoyés par les Vietnamiens de l’étranger (dénommés improprement Việt kiều), estimés par eux à 15,9 milliards USD en 2018, la manne des devises gratuites d’outremer baisse inexorablement depuis 2016 selon Phạm Chí Dũng qui ne l’évalue qu’à 8,5 milliards USD cette même année (cf. https://www.voatiengviet.com/a/ngan-hang-the-gioi-kieu-hoi-2018/4710815.html). S’il faut en croire le vice-directeur de la filiale à Saïgon de la Banque nationale Nguyễn Hoàng Minh qui déclare que le Sud du pays reçoit 50% de cette manne et chiffre cette demi-part à 5 milliards USD en 2018 (cf. https://nld.com.vn/kinh-te/kieu-hoi-do-ve-tp-hcm-20190118214803264.htm), le montant de ces fonds s’élève alors à 10 milliards USD et est vraiment sur la pente descendante, loin des rodomontades des dirigeants sur le soutien grandissant des Vietnamiens d’outremer.

Cette baisse du filon venant des exilés à partir de 2016 est un coup dur pour le pouvoir de Hanoï car il coïncide avec le moment où il a un besoin urgent de dollars frais pour s’acquitter des annuités de ses dettes comprenant depuis 2015 celles des 80 milliards USD de prêts APD (aide publique au développement /ODA official development assistance) qui arrivent justement à échéance, lesquels prêts préférentiels à longue durée et à très faible intérêt, ne sont plus renouvelés depuis 2014, vu leur mauvais usage et les rapports mensongers des fonctionnaires vietnamiens dénoncés en premier lieu par le Danemark (2012) et la Norvège (2013), pourtant à l’origine les plus empressés à aider le Vietnam. Si les 80 milliards avaient été utilisés à bon escient pour les infrastructures comme le stipulaient les conditions du prêt, au lieu d’être détournés (20-25%) dans les poches d’une bande d’apparatchiks et d’être déviés de leur but pour renflouer des banques mal gérées et construire bâtiments publics et monuments, etc. (cf. https://www.voatiengviet.com/a/them-bang-chung-xai-tien-oda-sai-muc-dich-o-vn/3673325.html) , le Vietnam serait aujourd’hui pourvu d’un réseau routier et ferroviaire de qualité et d’autres commodités modernes et non d’un chemin de fer vétuste, d’un ensemble clairsemé de routes en mauvais état, d’un système de voirie inefficient, etc.

Loin d’être aussi encourageante que le prétendent les experts internationaux, l’économie vietnamienne bat de l’aile. Pour ses dépenses intérieures en VND, le pouvoir démuni peut toujours imprimer des billets à volonté : A l’approche du nouvel an lunaire (Tết) de cette année 2019 la Banque nationale a fait tourner la machine à billets pour écouler sur le marché 47.500 milliards VND (environ 2 milliards USD) après une même manœuvre au Têt 2018 pour une somme beaucoup plus importante (93.000 milliards VND/4 milliards USD) – cf.  https://www.voatiengviet.com/a/vi-sao-tong-47500-ty-dong-sat-tet/4773363.html ), ce qui a provoqué une grosse inflation d’au moins 30% et non autour de 4% comme le notent les agences internationales, FMI entre autres (leurs experts se sont sûrement contentés de recueillir les données officielles au lieu de se rendre sur place pour écouter les plaintes des ménagères obligées de débourser chaque année près du double pour la même quantité de vivres !). Mais pour le paiement des dettes en monnaie étrangère et des importations, il lui faut trouver des dollars. D’où des campagnes régulières poussant les citoyens à convertir auprès des banques leur bas de laine en or et en dollars (que le pouvoir estime on ne sait par quel moyen à 500 tonnes d’or et 60 milliards USD) en VND pour le dépôt desquels depuis 2018 on leur promet un taux d’intérêt de 4 à 9% au lieu de 0% s’ils gardent l’argent en dollars. Mais ces campagnes ont peu de succès tant la population est méfiante, échaudée par plusieurs banqueroutes légales sans garantie pour les dépôts au-delà de 75 millions VND (environ 3000 USD).

Reste alors l’apport des Vietnamiens de l’étranger flattés plus que jamais par les dirigeants de Hanoï. Or, des 4,5 millions de ces expatriés, 1,5 sont des citoyens du Vietnam communiste en majorité « exportés comme main d’œuvre » inférieure ou servile à l’étranger (surtout les pays d’Asie (Taïwan, Corée du Sud, Japon, Chine, Hong Kong …) dont les envois d’argent au pays ne représentent que 6-7 % de la provende totale, 80 à 90% de cette dernière étant le fait des près de 3 millions vivant dans les pays occidentaux (USA, Canada, France) dont ils sont devenus citoyens (cf. http://nhandan.com.vn/baothoinay/baothoinay-kinhte/item/38394702-on-dinh-nguon-luc-kieu-hoi.html ). Composée pour la plupart des ressortissants de l’ancienne république du Sud-Vietnam et de leurs descendants, cette communauté est fortement anti-communiste, même si nombre d’entre eux comme beaucoup de membres de la jeune génération préfèrent oublier le passé pour mieux jouir de leur nouvelle vie occidentale. Comptant sur cette plage de non activistes opportunistes, le pouvoir vietnamien prend dès 1994 une batterie de mesures destinées autant à les faire revenir en touristes (ces dernières années au nombre de 400.000 à 500.000 par an) ou en investisseurs qu’à neutraliser leur hostilité, les retourner en faveur du régime et exploiter leur position et influence, afin « que notre gouvernement puisse les utiliser comme des têtes de pont à l’étranger », politique explicitée dans l’arrêté n°36 /NQ-TW du Bureau politique du 26/3/2004 (cf. http://nguoiviethaingoai.org/4_8.html ). Parallèlement à des dispositions juridiques permettant aux citoyens étrangers d’origine vietnamienne de revenir s’installer au pays, d’y travailler, d’être exemptés de visa, d’avoir les mêmes droits que les citoyens, des suppôts du régime, anciennement ou récemment émigrés, sont chargés à la fois de noyauter les groupements et associations des Vietnamiens libres ou nationalistes (par opposition aux communistes soumis à la Chine) pour y semer la zizanie et de créer des structures concurrentes dans un but de propagande en s’alliant avec des sympathisants de la gauche locale.  

Pour approcher les Vietnamiens d’outre-mer et susciter leur adhésion, ces organisations d’inspiration gouvernementale s’avancent masquées, se disent souvent apolitiques, font appel au patriotisme ou à l’attachement des exilés envers le pays de leurs ancêtres tout en gommant les aspects dictatoriaux du Vietnam pour le présenter comme un pays en développement normal. Elles n’annoncent jamais leur couleur mais se cachent sous des appellations neutres ou des objectifs nobles pour mieux tromper leur monde : Solidarité, Association des étudiants vietnamiens… Malgré les budgets conséquents qui leur sont attribués, le succès n’est guère au rendez-vous. Depuis l’ouverture du Vietnam aux exilés, sur 4,5 millions seuls 3000 Vietnamiens à passeport étranger, dont environ 400 « intellectuels et experts », sont revenus (au rythme de 200-300 par an) s’installer au pays, apportant avec eux 2 à 4,2 (selon les sources) milliards USD 70% desquels servent à investir dans de petites entreprises et 22% dans l’immobilier, le reste étant distribué à leurs proches (cf. http://www.sggp.org.vn/kieu-hoi-doi-dao-567780.html et https://www.voatiengviet.com/a/ha-noi-tim-cach-chieu-du-kieu-bao-vn/3655470.html ). La grande majorité des Vietnamiens d’outre-mer boycotte ces agences gouvernementales, optant sans le dire à l’instar de la plupart de leurs compatriotes d’Australie (au nombre d’environ 300.000) pour la politique des « trois non » : pas de contact, pas de dialogue, pas de compromission et de réconciliation avec le parti communiste vietnamien (cf. http://vietinfo.eu/viet-nam-que-huong/quan-he-uc-viet-va-chinh-sach-%E2%80%9C3-khong%E2%80%9D-cua-cong-dong-nguoi-viet-hai-ngoai.html).

Parmi les exilés, le pouvoir cible surtout les 500.000 intellectuels, experts et entrepreneurs, c’est-à-dire tous ceux ayant réussi en matière culturelle, scientifique et économique dont le ralliement lui apporterait indirectement de la notoriété, un appoint de matière grise et, ce qu’il convoite le plus, des contributions financières (pour rembourser ses dettes et continuer à payer son énorme appareil répressif). Extrapolant à partir des 10 milliards USD envoyés par an, il estime les revenus des Vietnamiens d’outre-mer à au moins dix fois plus (50 milliards USD), fortune dont l’élite détient forcément la plus forte part et dont il veut tirer profit, ce qu’avoue sans ambages le premier ministre Nguyễn Xuân Phúc en appelant les Vietnamiens de l’étranger à «chercher diverses sources pécuniaires dans leur communauté pour envoyer plus d‘argent au Vietnam » lors d’une réunion avec 100 Vietnamiens de l’étranger revenus fêter le Tết 2019 (cf. https://www.sbtn.tv/thu-tuong-csvn-mong-nguoi-viet-hai-ngoai-tim-nhieu-nguon-tien-khac-nhau-de-gui-ve-nuoc/). Le pouvoir enrobe cependant cette soif d’argent sous le besoin de développement du pays, au nom duquel il demande l’appui des personnalités d’influence étrangères d’origine vietnamienne ou non. D’où ces colloques et conférences sur les thèmes de développement organisés à grands frais, souvent avec des subventions de l’ONU (ceux des programmes Tokten et Umbrella), où des spécialistes sont invités à donner leur avis, avec pour résultats des rapports et actes aussitôt mis au panier, les conseils prodigués n’étant jamais suivis sauf si les projets recommandés sont pris à charge par un pays ou un organisme participant.

Le fait est que toutes les propositions pour une gestion efficiente des ressources, l’amélioration des services, ou une réforme du système se heurtent aux pratiques du régime et à son idéologie. Les dirigeants communistes dont le seul souci est la pérennité du Parti ne peuvent que rejeter toutes les mesures risquant d’affaiblir leur pouvoir même au prix de l’enfoncement de leur pays dans la misère et dans la sujétion à l’ennemi héréditaire. Pour empêcher l’effondrement économique et prolonger leur survie, ils ne peuvent compter que sur l’accroissement des investissements étrangers (autres que Chinois lesquels n’investissent et ne prêtent que pour mieux asservir et détruire) et des subsides des exilés. Ce qui explique leurs efforts pour faire croire à leur nationalisme (id est leur indépendance par rapport à la Chine) et à la bonne santé de l’économie nationale en vue de rassurer les éventuels investisseurs (en particulier ceux qui se détournent de la Chine à cause de sa politique prédatrice), ainsi qu’à leur sincère préoccupation pour le bien du pays afin de se concilier les Vietnamiens d’outre-mer.

Dans la réalité, les seules entreprises étrangères qui trouvent leur avantage en délocalisant au Vietnam sont les grandes compagnies internationales qui cherchent à minimiser leurs coûts salariaux lesquels constituent autrement 50% de leurs frais généraux. Le gouvernement vietnamien, incapable de procurer du travail à ses citoyens, déroule le tapis rouge pour retenir les gros employeurs, non seulement en maintenant le bas niveau des salaires, mais encore en les exemptant de taxes et d’impôts. Les petits et moyens entrepreneurs, négligés par l’Etat, qui jouissent de moins d’avantages fiscaux, sont à la merci des apparatchiks locaux ; ils peuvent jouir d’une certaine tranquillité tant qu’ils sont des gagne-petit et servent de publicité pour le régime, mais dès qu’ils prospèrent, soit ils s’entendent avec les autorités en payant des pots-de-vin conséquents, soit ils finissent par se faire voler leur affaire et plier bagage. Les entrepreneurs d’origine vietnamienne floués retournent en général au pays dont ils sont citoyens en gardant le profil bas par crainte de moquerie à propos de leur naïveté, à l’exception de Trịnh Vĩnh Bình dont les déboires, assez représentatifs sont devenus célèbres grâce à sa réaction audacieuse :  Hollandais d’origine vietnamienne revenu investir avec succès au Vietnam en 1987 dès l’ouverture du pays, il se vit arrêté une dizaine d’années après pour des motifs infondés, dépouillé de son usine, ses terrains et immeubles, puis condamné en 1999 à 11 ans de prison sur instigation des dirigeants locaux (à Vũng Tàu où s’est développée son entreprise d’exportation de crevettes) ;  évadé de prison à l’aide de l’achat de ses geôliers, il fit traîner en 2003-2006 le gouvernement vietnamien devant le tribunal d’arbitrage international de Stockholm obligeant la partie adverse à un compromis constitué par la restitution de ses biens en plus d’un dédommagement de 15 millions USD. Cet engagement n’étant pas observé malgré ses relances, il intenta en 2015 contre le gouvernement vietnamien une nouvelle action auprès du tribunal d’arbitrage international, et le procès tenu à Paris en août 2017 vient d’aboutir à un verdict rendu le 10/4/2019 qui contraint le Vietnam à lui payer 38,51 millions USD pour les pertes et le préjudice subis en plus des 7,9 millions de prise en charge des frais de justice.

A part les Chinois qui considèrent déjà le Vietnam comme une province sujette (la propagande de Pékin l’enseigne ainsi à ses citoyens) et y investissent à tout va, achetant et rachetant tout ce qu’ils peuvent, au point que la Chine devient officiellement (officieusement on la crédite de la possession de 80% des entreprises et au moins de la moitié de l’immobilier du pays) depuis ce premier trimestre 2019 le 1er investisseur du pays (cf. https://congthuong.vn/trung-quoc-la-nha-dau-tu-nuoc-ngoai-lon-nhat-trong-quy-i2019-tai-viet-nam-118253.html ), les entrepreneurs étrangers au Vietnam originaires ou non du pays, autres que les profiteurs de main d’œuvre à bon marché, qui s’attendent, sur la foi des avis optimistes du FMI ou de la Banque mondiale comme de la propagande du Parti, à faire de bonnes affaires dans un pays « normal » à fort potentiel, déchantent tôt ou tard, à force d’être confrontés à la corruption généralisée, à l‘inconsistance juridique, à la bureaucratie tatillonne et à un environnement de plus en plus pollué.  Signe de la débandade généralisée : le retrait des grandes banques internationales du Vietnam depuis 2012 (avec intensification en 2017) sous la forme de vente de leur part d’actions dans les banques vietnamiennes pour un total correspondant à 400 millions USD , alarmées par le montant des créances douteuses de ces dernières ((600.000 milliards VND ou environ 27 milliards USD, auxquels il faut ajouter 300.000 milliards VND confiés à la société vietnamienne de gestion d’actifs ou VAMC (Vietnam asset management company), créée par l’Etat pour soulager les banques, ce qui les fait monter à 40 milliards USD – cf. https://www.nguoi-viet.com/binh-luan/ngan-hang-ngoai-quoc-rut-von-khoi-viet-nam-vi-bat-chinh-tri/ )) et par le vote le 15/1/2018 d’une loi sur la restructuration des banques qui permet la banqueroute sans garantie de l’Etat. Ainsi, à l’instar de la Standard Chartered (de Grande-Bretagne et Hong Kong), de la HSBC (Hong Kong and Singapore banking corporation), de la CBA (Commonweath bank of Australia), de l’ANZ (Australia and New Zealand banking group), le 26/12/2017, après 10 ans de présence au Vietnam, BNP-Paribas l’a quitté en se débarrassant de ses 17 millions d’actions – équivalant à 18,68% du capital – de l’OCB (Orient commercial bank / Ngân hàng đông phương).

Quant aux intellectuels ayant réussi dans le monde académique et scientifique que le régime s’évertue à attirer dans les filets de propagande de ses associations pour qu’ils reviennent faire profiter étudiants, chercheurs et cadres vietnamiens de leur matière grise et leur réseau professionnel, rares sont ceux qui répondent positivement à cet appel. Des 200 qui reviennent chaque année, la plupart ne reste que pour des périodes limitées, ceux qui se réinstallent pour de bon au Vietnam se comptent sur les doigts de la main. Ces derniers, touchés par l’appel à leur patriotisme et assez naïfs pour faire confiance aux promesses de Hanoï, veulent aider leurs compatriotes en servant dans l’enseignement et parfois l’administration. Pétris d’idéalisme, ils ont quitté une position enviée, bien rémunérée, afin de venir travailler au Vietnam comme professeurs ou administrateurs pour un salaire dix fois moindre. Mais leur bonne volonté et leur « sacrifice » s’avèrent vains. Malgré les déclarations d’amour des gouvernants à leur égard, leur présence n’est pas vraiment souhaitée par les autorités et leurs collègues locaux, les premières parce qu’elles redoutent l’influence sur les étudiants et leur entourage de leur esprit libéré sinon libéral acquis durant leur séjour et leurs études dans les pays démocratiques, et les seconds parce qu’ils jalousent leur chance et leur succès et les voient souvent comme des rivaux. En vivant en permanence au pays, à moins de se rendre volontairement sourds, aveugles et muets devant la réalité sociale et trahir ainsi autant le peuple qu’ils veulent aider que leur qualité d’intellectuels, ils ne peuvent que constater les injustices régnantes et l’inanité de leurs efforts d’amélioration du secteur dont ils s’occupent. Mais gare à eux s’ils se mettent à agir selon leur conscience, c’est-à-dire au moins dénoncer les faits négatifs dans leur métier et transmettre des notions de liberté et de démocratie à leurs étudiants. Aussitôt, ils se voient virés de leur poste et obligés de repartir d’où ils sont venus. Tels sont les deux cas typiques suivants, parmi les plus récents : 

Trương Nguyện Thành, de nationalité américaine, professeur de chimie à l’université d’Utah de 1992 à 2002, après de nombreux brefs séjours au Vietnam pour s’occuper de la création et de la direction de l’Institut des sciences et mathématiques de Saïgon sur invitation de la municipalité de la ville (2007-2017), est revenu s’y installer en permanence pour exercer la fonction de vice-président de l’université privée Hoa Sen en fin 2016. Au bout d’un an, comme convenu, il a été élevé au poste de président par le Conseil d’administration de l’établissement en mai 2018, mais le ministère de l’éducation y a mis son veto en invoquant la disposition 2a de l’article 20 de la loi sur les universités qui exige du candidat une expérience de 5 ans dans une fonction administrative similaire, condition que ne remplit pas l’intéressé. Dépité, M. Thành a regagné les Etats-Unis poursuivre ses recherches à l’université d’Utah. Pour les initiés, le prétexte utilisé par le ministère n’est qu’un paravent – la nomination de sa prédécesseuse, peu qualifiée académiquement et ne répondant pas plus à la condition susdite, n’a soulevé aucune objection ministérielle – pour dissimuler les vraies raisons de l’éviction du professeur : dans la querelle de pouvoir entre les actionnaires de l’université, il est la bête noire des conservateurs en phase avec les cadres du ministère ; ses manières anticonformistes et ses discours réformistes en faveur de la créativité ne correspondent pas à la première exigence de la même disposition légale à savoir «  être pourvu des qualités politiques » c’est-à-dire être docile à l’égard du Parti en s’adaptant au système (cf. http://www.viet-studies.net/QuachHaoNhien_VuTruongNguyenThanh.html).

Le centralien français Lê Nguyễn Minh Quang a décidé aussi en 2016 de quitter son poste de Directeur général de l‘entreprise française Bachy Soletanche Vietnam afin de devenir Directeur du Service administratif du chemin de fer urbain de Saïgon (MAUR ou Management authority urban railways), chargé de la construction du métro de la ville dont la première étape est la ligne Bến Thành – Suối Tiên (19,7 km). Plus de deux ans après, en début de janvier 2019, voilà qu’il est débarqué brutalement de son poste avec des poursuites en perspective pour avoir pris l’initiative de réduire l’épaisseur du mur diaphragme de 2m à 1,5m – sans impact sur la sécurité selon lui – pour raison d’économie d’argent et de temps. Son évincement entre en fait dans le cadre d’un règlement de compte entre communistes du nord partisans de la politique fortement prochinoise et les communistes du sud plus méfiants envers Pékin, ce qui explique leur réticence à confier la maîtrise d’œuvre des grands projets au Sud aux Chinois comme c’est l’usage au Nord. Le projet du métro lancé en 2007, financé en grande partie par un prêt APD du Japon et par suite confié pour la réalisation à des entreprises japonaises, devait coûter au départ 17.399 milliards VND (780 millions USD), mais en 2011 des lenteurs et ajustements et certainement aussi des malversations ont fait monter la somme à 47.235 milliards VND (2 milliards USD) que ratifient le président du Comité populaire de Hochiminhville Lê Hoàng Quân et le Vice-directeur du MAUR en même temps Secrétaire délégué du Parti au sein de ce service Hoàng Như Cương. Or, la loi vietnamienne oblige tous les projets dépassant 30.000 milliards VND (1,5 milliards USD) à être soumis à l’approbation du premier ministre. Saisissant ce vice de procédure, le pouvoir central refuse de débloquer une somme redevable aux entreprises de construction (110 millions USD) pour venir en aide à la municipalité de Saïgon à court d’argent – ce qui provoque la colère de l’ambassadeur du Japon – tout en procédant à une enquête gouvernementale sur la gestion du métro. Par peur des sanctions ou ennuis, 52 des 173 cadres gestionnaires et spécialistes (dont M. Quang) donnent leur démission, le dénommé Hoàng Như Cương s’enfuyant même aux Etats-Unis. Le refus de Hanoï de payer pour Saïgon obéit-il à une pression de Pékin ? Toujours est-il que, profitant du mécontentement du Japon, la Chine se met aussitôt sur les rangs, proclamant déjà dans ses journaux sa reprise du projet. Pour ne pas laisser le champ libre à la Chine, le Japon a mis de l’eau dans son vin (cf. https://www.rfa.org/vietnamese/news/blog/metro-benthanh-suoitien-replace-japan-by-china-12312018214442.html ).

Par idéologie, angélisme ou simplement intérêt, les Vietnamiens qui rentrent au Vietnam actuel se voilent l’esprit sur la situation dramatique du pays sous l’emprise de deux pouvoirs totalitaires aussi féroces que mensongers, celles de Hanoï et de Pékin son patron. Les dirigeants communistes vietnamiens sont tellement englués dans leurs compromissions et leurs combines pour s’enrichir et se maintenir aux commandes qu’ils ne changeront jamais d’eux-mêmes le système et empêcheront toujours toute velléité de réforme structurelle, de changement de pensée et de comportement. Ils n’ont rien à faire des intellectuels de l’étranger imbus de leur savoir qui se mêlent de perturber le statu quo. Quel besoin le régime a-t-il des individus de talent étrangers quand ils se font proposeurs de réformes et d’améliorations, alors que les préconiseurs de changement, tous de dangereux fauteurs de troubles avec leur discours sur la liberté, le patriotisme et la démocratie regorgent déjà dans le pays même, où il n’y a pas assez de prison pour les enfermer tous ? L’exemple de Trần Huỳnh Duy Thức (cf. https://tranhuynhduythucofficial.wordpress.com/tieng-viet/tieu-su/ ), ingénieur et entrepreneur de la trempe des Bill Gates si on l’avait laissé faire, précurseur de l’industrie informatique au Vietnam avec sa compagnie EIS (Electronic information system) et de la téléphonie sur internet avec sa compagnie OCI (One connection inc.) dotée de filiales à Singapour et en Californie, qui croupit en prison depuis 2010 pour avoir osé prôner des réformes économiques libérales, devrait pourtant faire réfléchir les VGL ralliés au régime. Derrière le motif politique invoqué pour justifier la peine de 16 ans d’enfermement à son égard, ces intellectuels ne discernent-ils donc pas la jalousie des autorités devant toute supériorité, intelligence et pensée indépendante qui constituent une menace mortelle pour tout pouvoir basé sur l’ignorance et l’abrutissement de ses citoyens tel le pouvoir communiste ? Raison pour laquelle les inventeurs lui portent ombrage et ne sont guère encouragés. Tel est le cas de Trần Quốc Hải ou Hai Lúa paysan imaginatif et féru d’inventions, habitant de la commune de Suối Dây, district de Tân Châu, province Tây Ninh, qui défraie la chronique : constructeur de nombreuses machines agricoles et d’hélicoptère téléguidé pour la pulvérisation dans les champs, dédaigné par les autorités locales et interdit même de continuer ses essais d’hélicoptère, engagé par contre par l’armée cambodgienne d’abord pour développer la culture du manioc avec une machine de son cru, il réussit à réparer pour elle 11 tanks russes que les ingénieurs russes, polonais et aussi vietnamiens ont été incapables de remettre en état et même à lui construire un tank de bien meilleure qualité, à la suite de quoi il a été décoré et promu en 2014, avec son fils et assistant, général de corps d’armée par le roi du Cambodge (cf. https://viettimes.vn/hai-lua-viet-che-tao-xe-boc-thep-nguoi-campuchia-ne-phuc-236036.h

L’invitation à revenir contribuer au développement du Vietnam adressée aux VGL par le gouvernement vietnamien n’est donc en réalité qu’une « invitation du bout de langue » utilisée hypocritement au Vietnam envers les indésirables. Des intellectuels dignes de ce nom devraient se montrer sagaces et ne pas se laisser abuser par les flatteries et mensonges. Qu’ils se renseignent auprès des divers media officiels et officieux afin de s’éclairer sur la situation réelle du pays ! Ils comprendront alors que tant que sévit le régime actuel, ils ne peuvent en rien contribuer au développement du pays de leurs ancêtres et influer sur le sort de son malheureux peuple. S’ils ont vraiment à cœur l’intérêt de leurs anciens compatriotes, qu’ils les aident plutôt à prendre conscience de leurs droits et à dépasser leur peur des répressions pour se lever contre le régime et sauver le Vietnam de la mainmise chinoise ! Et qu’ils gardent leur argent pour l’après-communisme, quand il faudra reconstruire tout ce que près d’un siècle de dictature basse et incompétente a détruit !

Biến dân Việt thành tộc Kinh,

một âm mưu xóa bỏ Việt Nam và dân Việt của Bắc Kinh và bầy nhóm Hán nô Hà Nội

Phải có vụ Trung cộng mua được một thửa đất rộng 85 ha tại Bussy Saint-Georges ở ngoại ô Paris để lập một số cơ sở văn hóa của Tàu trong đó có một công viên do tộc Kinh tài trợ cùng với một cơ quan quản trị tộc Kinh, cộng đồng Việt Nam mới ngã ngửa và biết thêm một hành động bán nước khác của tặc quyền cộng sản Hà Nội.  

Xem viđêo mới được tung ra trên mạng, ghi lại buổi họp ngày 21/5/2018 giữa thị trưởng BSG và một phái đoàn dẫn đầu bởi một viên chức tỉnh Quảng Đông, gồm một vài doanh nhân Quảng Đông và một số người Hoa lẫn Việt đại diên cho tộc Kinh trong đó có một phụ nữ được giới thiệu là “công chúa” Kinh (xem https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share)không người Việt Nam chân chính nào có thể giữ được bình tĩnh trước màn kịch kệch cỡm do Trung cộng đạo diễn với vài diễn viên tay sai Tàu và Pháp gốc Việt nhằm khiến thị xã BSG ủng hộ “sự tái sinh của một tổ quốc Kinh” gồm dân tộc Kinh ở “An Nam” và Trung Quốc!

Ở đâu ra tộc Kinh vậy? Tại Việt Nam cũng như Trung Quốc xưa nay làm gì có tộc Kinh nào? Tra khảo ra tôi mới biết rằng cái tên Tộc Kinh đã được cả nhà cầm quyền Bắc Kinh lẫn Hà Nội bịa đặt và áp đặt  khoảng 20 năm gần đây thôi, tức khoảng sau hiệp ước bán nước Thành Đô.

Tại Việt Nam ai có học một chút cũng biết chữ Kinh có nghĩa là kinh đô, nơi vua trú ngu. Cho nên người Kinh nguyên là từ chỉ những người sống ở gần kinh đô, đến đầu nhà Nguyễn nghĩa của từ này được nới rộng cho chỉ tất cả những người Việt sống ờ đồng bằng hay miền xuôi, bất kể nguồn gốc của họ (có thể là gốc tộc Việt xưa, tộc Mường bản xứ, gốc Chàm, gốc Chân Lạp, gốc Trung Hoa, gốc Mã Lai vv.) để phân biệt họ với người Thượng là những người sống ở vùng núi và cao nguyên, thường là những người thuộc các tộc thiểu số. Bởi Việt Nam, do địa lý, là nơi qua lại rồi sinh sống của những người thuộc chủng tộc khác nhau, dân Việt Nam có trong huyết quản máu của nhiều tộc, chẳng thuộc riêng tộc nào. Nhưng dân Việt vẫn tự nhận mình là con cháu của hai tộc Âu Việt và Lạc Việt thuộc nhóm Bách Việt, xuất phát từ vùng đất hiện là miền Nam Trung Hoa, vì hai tộc ấy đã sáng lập ra nước Việt, đã truyền cho hậu duệ cái tinh thần bất khuất giúp nước Việt tồn tại tới bây giờ.  

Bảo người Kinh là người Việt thuộc tộc Kinh, và ép dân Việt Nam phải khai mình thuộc tộc Kinh trên tờ khai lý lịch hoàn toàn là bố láo và vô lý. Đúng hơn là có lý nhưng một cái lý hết sức khốn nạn : Tuân thủ lệnh của Bắc Kinh. Việt Nam phải theo Trung Quốc áp dụng chính sách phân biệt các tộc (Dân Trung Quốc gồm 56 tộc thì Việt Nam gồm 54 tộc). Cũng theo Trung Quốc gồm vào tộc Hán đa số dân Tàu thuộc rất nhiều tộc bị Hán hóa, Việt Nam dồn đa số dân Việt vào một tộc gọi là tộc Kinh. Nhưng sao không bắt chước hẳn và quy đa số dân Việt vào tộc nguyên thủy, tức tộc Việt ? Bởi đó là ý muốn của Bắc Kinh, bởi Trung Quốc xưa nay rất dị ứng với cái tên “Việt” của dân ta vì tổ tiên Âu Việt, Lạc Việt của chúng ta là hai tộc duy nhất thuộc nhóm Bách Việt cưỡng lại được sự Hán hóa, và vì trải qua lịch sử, mặc dù bị Trung Quốc đô hộ gần 1 nghìn năm, dân Việt vẫn vươn dậy nổi để rồi cho quân đội Trung Quốc nhiều trận đòn đau đớn. Chính do tự ái bị va chạm mà họ quyết không chịu gọi tên nước ta bằng tên do vua nước ta đặt ra mà chỉ gọi nước ta bằng tên do chúng đặt (Giao Chỉ thời Hán và An Nam thời Đường) và luôn luôn nuôi dã tâm xóa sổ dân ta cũng như thôn tính nước ta. Nay với sự tiếp tay của Đảng cộng sản Việt Nam chúng có cơ thực hiện giấc mơ muôn thuở.

Còn tại Trung Quốc, Kinh là tên  Bắc Kinh đặt ra cho một thiểu số rất nhỏ, khoảng 20.000 người Việt Nam sinh sống ở Tam Đảo (ba đảo nhỏ Vạn Vĩ, Vu Đầu và Sơn Tâm, cách Móng Cái 25 km)  chủ yếu bằng nghề đánh cá. Ba đảo này trước kia thuộc về Việt Nam nhưng bị Pháp nhượng lại cho Trung Quốc nhân lúc phân định biên giới Việt-Trung sau hiệp ước Thiên Tân (1884). Thành thử đang là công dân Việt Nam bỗng bất đắc dĩ toàn dân Tam Đảo trở thành công dân Trung Quốc; vì sự đổi quốc tịch này xảy ra tương đối gần đây, lại do họ tiếp tục sống trong cùng cộng đồng, họ chưa bị Hán hóa hoàn toàn, vẫn giữ được một chút tiếng Việt và một số tập quán Việt. Trải qua lịch sử, cũng có hiện tượng một số dân Việt di cư sang Tàu, nhưng họ chỉ được gọi là người Giao Chỉ hoặc An Nam một thời gian trước khi tan biến vào cộng đồng người Hoa. Nhưng lần này, viện cớ dân Tam Đảo (với thời gian ba đảo đã bị đất bồi biến thành bán đảo) có tập quán riêng biệt, Bắc Kinh xếp họ vào một trong số 56 tộc Trung Hoa dưới tên Jing (chữ tương đương với Kinh). Với tư cách là công dân thuộc một tộc của Tàu, phụ nữ  Jing/Kinh được giới chức Trung cộng đưa dự các cuộc trình diễn y phục truyền thống Trung Quốc với bộ áo dài, để rồi họ tuyên truyền với dân Tàu cũng như thế giới rằng áo dài Việt Nam chỉ là y phục của một tộc Trung Quốc!

Vụ Bussy Saint-Georges cho thấy rõ cái quyết định đổi tên dân Việt thành dân Kinh hay dân thuộc tộc Kinh của đám cầm quyền cộng sản Hà Nội không chỉ là một hành động ngu độn vô lối mà còn chính là  một sự toa rập đê tiện của bầy lũ Hán nô với Trung cộng, nhằm dọn đường cho sự sáp nhập Việt Nam vào Trung Quốc. Như phái đoàn Trung cộng tuyên bố tại thị sảnh BSG, trong tương lai toàn thể dân tộc Kinh (ở Trung Quốc và Việt Nam mà chúng vẫn gọi là An Nam) sẽ tập hợp lại theo lệnh của tổ quốc (Trung Hoa)!

Nhờ sự phản đối quyết liệt của cộng đồng Việt Nam tại Pháp, thị trưởng BSG đã lùi bước và ngưng việc bán đất cho Tàu. Nhưng âm mưu tước đi căn cước là người Việt của dân ta, biến dân ta thành một tộc lạ hoắc không có lịch sử, vẫn được tặc quyền Hà Nội thực thi. Người dân Việt Nam còn tự trọng cần phải từ chối ghi mình là tộc Kinh trên các tờ lý lịch, mà khẳng định mình là dân Việt, và tự khai thuộc tộc Việt nếu cần. Mất căn cước quốc gia, mất gốc không phải là chuyện nhỏ đâu. Thiếu ý thức quốc gia, thiếu tinh thần dân tộc thì làm sao chúng ta có động lực để ngăn sự mất nước vào tay giặc Tàu?

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Nhận xét về băng video ghi lại buổi họp ngày 21/5/2018 giữa thị xã Bussy Saint-Georges (ngoại ô Paris, Pháp) và một phái đoàn Trung Quốc – Kinh. (https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share )

 Phái đoàn Trung Quốc -Kinh :

1/ Phía Trung Quốc :

  • Dự án liên quan đặc biệt đến một « tộc Kinh », được đại diện bởi một người tự nhận là « công chúa » Kinh. Tộc Jing/Kinh ở Trung Quốc chỉ gồm khoảng 20.000 người, con cháu của ngư dân Việt tại ba đảo (Tam đảo) gần Móng Cái, bị Pháp nhượng cho Trung Quốc sau hiệp ước Thiên Tân (1884). Mặc dầu họ còn giữ một số phong tục Việt khiến họ khác biệt với các tộc khác ở Trung Quốc, họ đã bị Hán hóa nhiều, ít người còn biết tiếng Việt. Cộng đồng nhỏ bé gồm toàn dân chài nhà nông và con buôn đó có bao giờ họp thành một vương quốc đâu mà có vua với chúa ? Vậy thì cô công chúa không biết nói tiếng Việt này ở đâu ra ? Quá lắm đó là con gái của một người được bầu hoặc bổ làm tộc trưởng.

Tại Việt Nam chỉ con gái của vua được gọi là công chúa ; và hiện còn ba người được công nhận là công chúa Việt Nam, đó là ba bà con gái của cố vua Bảo Đại, đã lớn tuổi lắm rồi. Thành thử giới thiệu một cô Tàu không ai biết đến, chẳng có phong cách gì, như một vị « công chúa An Nam » rõ ràng là một hành vi lừa đảo.

  • Tộc Jing/Kinh sống tại Quảng Tây nhưng người trưởng phái đoàn lại đại diện cho Quảng Đông/Châu. Điều này chỉ có thể hiểu được nếu biết rằng trong mưu đồ sáp nhập Việt Nam vào Trung Quốc, Bắc Kinh tính biến Việt Nam thành một tỉnh dưới sự quản trị của tỉnh trưởng Quảng Đông/Châu, là kẻ như vậy sẽ có toàn quyền trên mọi người thuộc tộc Kinh (gồm toàn dân Việt bị tặc quyền Hà Nội đã biến thành dân tộc Kinh).
  • Bà Tàu cư xử như phát ngôn viên của phái đoàn Trung Quốc – Kinh, nhờ sự biết nói ba tiếng Hoa- Pháp – Việt, thật ra là một người Tàu Chợ Lớn sống tại Pháp. Tuy biết nói ba tiếng, bà ta không thạo tiếng nào nên dịch và giải thích lệch lạc.

2/ Phía người Kinh ở Pháp :

  • Đây là người Pháp gốc Việt, xuất thân từ Việt Nam, môt nước khác biệt với
  • Trung Quốc. Họ chỉ đại diện cho chính họ, không một tổ chức hay hội đoàn có máu mặt nào đã được thông báo về buổi họp và đã phái họ đến.
  • Khi tới họp, họ mặc nhiên tự nhận thuộc cái tộc Kinh do nhà cầm quyền cộng sản Việt Nam bịa ra, và phục vụ cho tặc quyền Hà Nội cũng như quan thầy Trung cộng, chống lại dân Việt, nguyên là đồng bào của họ.
  • Nhân cách của sư ông gốc Việt đứng ra làm trung gian giữa thị xã BSG và quan chức Tàu đáng đặt vấn đề. Bộ áo cà sa không làm ra sư : không giống như đạo công giáo, đạo Phật không có tổ chức chặt chẽ lo việc đào tạo, bổ nhiệm và kiểm soát sư sãi, ai khoác áo cà sa và cạo trọc đầu cũng có thể tự nhận là sư, nhưng muốn được coi là nhà sư chân chính phải đi tu và sống một cuộc đời được công nhận là gương mẫu khổ hạnh. Một nhà sư tử tế không thể hành nghề môi giới nhất là cổ xúy cho một dự án chính trị ngoắt ngoéo. Các phát biểu mập mờ về tộc Kinh và sự vào hùa theo người Tàu của sư ông trong video xếp ông ta vào loại kẻ cơ hội và phản bội quê hương.

Dự án

1/ Nơi đây chỉ bàn về những điều liên quan đến Việt Nam, dù cho có nhiều nghi vấn trong những lời hứa hẹn của phía Trung cộng về số việc làm (tới 100.000 !) và tiếng tăm do dự án mang lại.

2/ Điều nổi nhất trong dự án là một « Công viên hòa bình của các dân tộc và quốc gia trên thế giới », một cái tên rất kêu nhưng cũng rất gian dối vì dự án này không những không đề xướng hòa bình mà là một âm mưu gây hấn với dân tộc Việt Nam, có tác dụng làm bàn đạp cho việc nước Pháp công nhận sự sáp nhập Việt Nam vào Trung Quốc.

3/ Công viên sẽ được tài trợ bởi tộc Kinh. Tộc Kinh nào đây? Cộng đồng thuần nhất cùng một văn hóa và nguồn gốc có tên là tộc Kinh là tộc Jing/kinh ở Trung Quốc : đó là một cộng đồng khoảng 20.000 nhà nông, dân chài và con buôn bình thường, vậy thì làm sao có tiền để tài trợ dự án ? Còn dân Việt mà cặp Bắc Kinh – Hà Nội muốn biến thành tộc Kinh, hầu hết (không hoàn toàn tất cả vì bao giờ cũng có một thành phần Việt gian và phản quốc) họ bác bỏ cái tên ấy vì nó không dựa trên một thực tế nào, và do đó họ sẽ không bao giờ tham gia vào một mưu đồ chống lại căn cước của họ. Thật ra đằng sau tộc Kinh hiển hiện bóng dáng của nhà cầm quyền Bắc Kinh thông qua tỉnh Quảng Đông/Châu với các nhà tư bản đỏ trong tỉnh.

3/ Trong dự án còn có một cơ quan văn hóa giáo dục lo việc quản trị tộc Kinh. Chuyện chi kỳ quặc vậy? Quản trị một dân tộc là việc của chính phủ. Người Hoa tính lập một chính phủ chính thức tại Pháp mà nhà chức trách không có phản ứng gì ư ? Mà tộc Kinh sẽ được quản trị ở Pháp là tộc Kinh nào khi tộc Jing/Kinh sống ở Trung Quốc ? Chỉ còn dân Việt mà Trung cộng muốn đồng hóa với tộc Kinh nghịch lại với mọi sự thể, dầu cho có sự đồng lõa đê hèn của tặc quyền Hà Nội. Ai dám tự phong cho mình quyền quản trị họ ? Những nhà tài trợ dự án tức người Hoa ? Tại Việt Nam dân Việt đã có chính phủ rồi. Những kẻ lập ra dự án chắc nhắm vào những người Việt cư ngụ ở nước ngoài, đặc biệt ở Pháp. Nhưng đại đa số những người này đã nhập quốc tịch nước sở tại. Phải chăng Trung cộng đòi quản trị công dân Pháp, giả định họ bằng lòng ?

Buổi họp :

1/ 15.25 – Theo sư ông, buổi họp “biểu dương sự tái sinh của tộc Kinh”. Cụm từ này đưa ra hai điều trái sự thật đồng thời biểu lộ trắng trợn ý đồ đen tối của Bắc Kinh:

  • Muốn một dân tộc tái sinh, trước tiên dân tộc đó phải đã hiện hữu và đã trên đường suy vong. Thế nhưng tộc Kinh duy nhất hiện hữu là cộng đồng Jing/Kinh đang phát đại tại Trung Quốc. Mà ngay cái tộc Kinh ấy cũng chỉ là một tộc dựng lên bởi Bắc Kinh để chỉ cộng đồng người Việt định cư tại Tam Đảo (ba đảo cách Móng Cái 25km) bỗng trở thành công dân Tàu khi thực dân Pháp nhượng đất của họ cho Triều đình Mãn Thanh tiếp theo hiệp ước Thiên Tân (1884). Nhóm người thiểu số này đáng nhẽ ra phải được goi là tộc Việt vì họ là dân Việt, nhưng cái từ Việt là một từ kiêng kỵ đối với giới cầm quyền Trung Hoa bởi nó gợi ra cho họ nhiều vụ thua trận nhục nhã do dân Việt bắt quân đội thiên triều phải chịu.    
  • Khi phía Trung cộng nói về đức tính và số đông của tộc Kinh, họ thực ra nói về người Việt Nam, nhưng họ không bao giờ gọi người Việt là dân Việt, và cũng không hề nhắc tới nước Việt Nam. Họ lợi dụng sự thể nhà cầm quyền Hà Nội phục tùng Bắc Kinh, đã phỏng theo Trung cộng áp dụng từ sau 1990 một chính sách phân chia dân chúng theo tộc, và đã áp đặt một tộc Kinh bịa đặt cho dân Việt. Quyết định này của Hà Nội không thay đổi sự thật theo đó trải qua lịch sử không có tộc nào tên là Kinh tại Việt Nam, chỉ có tộc Việt hay Lạc Việt mà dân Việt Nam tự cho mình là hậu duệ. Một tộc rất năng động, không cần phải tái sinh, trừ phi Trung cộng thành công trong việc diệt chủng dân ta như chúng mưu toan.
  • Tại sao lại muốn một tộc không thực sự hiện hữu tái sinh? Mục đích của Bắc Kinh phải chăng chính là cho ra đời một cái không hề có (tộc Kinh) để xóa bỏ cái đã từng có (tộc Việt)

2/ 15.26–: Sư ông dựa vào uy tín của Unesco để bênh vực cho lời lẽ của ông ta. Nhưng Unesco nói hay làm gì chính xác thì ông ta không cho biết.

  • Về « tộc Kinh” ở Việt Nam, phải biết rằng Unesco không có tư cách chuẩn y hay không sự đổi tên của một nước hay một dân tộc khi đó là quyết định của nhà cầm quyền của chính nước hay dân ấy, Unesco không bàn về tính đúng đắn hay không của sự đổi tên, chỉ biết ghi nhận, như trong trường hợp nước Dahomey trở thành nước Bénin. Tuy nhiên, để chỉ người dân Việt Nam, không một cơ quan quốc tế nào gọi họ là dân Kinh mà là dân Việt.   
  • Unesco có nhiệm vụ cổ vũ cho hòa bình nên nếu được hỏi ý kiến về “Công viên hòa bình của các dân tộc và quốc gia trên thế giới”, chắc hẳn thoạt đầu cơ quan quốc tế này sẽ tán thành dự án ; nhưng đảm bảo, nếu phát giác ra mục tiêu lừa bịp và ẩn ý chính trị của Trung Quốc, Unesco sẽ tránh xa dự án , nếu không tố cáo nó.

3/ 16.21 –: Dự án bao gồm một tòa nhà dành cho việc “nghiên cứu và quản trị tộc Kinh” :

  • Tộc Kinh/Jing Trung Quốc chỉ có khoảng 20.000 người, đã là đề tài của nhiều cuộc điều tra tìm hiểu ; vả lại muốn nghiên cứu về họ phải đến nơi họ cư ngụ bên Tàu chứ sao lại ngồi ở Pháp? Về dân Việt, bị Trung cộng và Việt cộng đồng hóa với tộc Kinh, họ đã là đối tượng nghiên cứu của nhiều cơ quan văn hóa khắp nơi trên thế giới, đặc biệt tại Pháp, nên không cần đặt thêm cơ quan tại đây để làm việc đó, nhất là khi cơ quan này có mục tiêu lừa đảo dối trá.    
  • Quản trị một dân tộc là việc của chính phủ. Khi chấp nhận trên lãnh thổ của mình một thửa đất dành cho việc quản trị này, nước Pháp thừa nhận sự sáng lập một Nhà nước trong Nhà nước, một tô giới kiểu Hồng Kông xưa. Làm sao một đề nghị ngông cuồng như vậy lại được thông qua mà không có phản ứng gì của thị xă?
  • Ngoài ra người ta muốn quản trị dân nào đây? Dân Kinh/jing sống ở Quảng Tây bên Tàu, dưới sự cai trị vủa Bắc Kinh qua trung gian quan chức tỉnh. Đâu cần quản trị họ tại Pháp xa chỗ cư ngụ của họ? Người ta nhắm dân Việt (bị đồng hóa một cách vô lý với tộc Kinh) chăng? Nhưng họ đã có nước Việt Nam để bận tâm đến họ và các tòa lãnh sự Việt Nam để lo về họ nếu họ ra nước ngoài trú ngụ. Nếu họ đã nhập quốc tịch của nước sở tại thì họ trực thuộc nhà chức trách của nước này . Thế thì dự án lạ đời này che giấu gì ?

4/  19.30 –: Sự trao ba “cờ hiệu” :

  • Thoạt tiên, phải nói rằng các tộc ở Trung Quốc không có quyền trưng cờ riêng, biểu tượng cho cộng đồng họ. Cứ xem dân Tây Tạng hay Duy Ngô Nhĩ bị đàn áp ra sao khi họ muốn giăng cờ hiệu của dân họ. Cho nên gọi mấy tấm biển thêu là cờ hiệu của tộc Kinh là nói dốc.
  • Mấy tấm biển được gọi là cờ không tượng trưng cho gì cả, đó chỉ là những tấm vải trên đó được ghi một số chữ Tàu chỉ dẫn, như ở đây trên ba tấm : “Kinh tộc lịch đại tổ tông” (tổ tiên qua các đời của tộc Kinh) ; theo câu này thì đây là những tấm biểu ngữ được giăng cạnh bàn thờ tổ, hay đúng hơn vì Trung cộng cấm sự thờ phụng, trong những buổi lễ dân gian hướng về tổ tiên. Mà tổ tiên của người Kinh/Jing xuất phát từ Việt Nam. Nếu họ muốn ngược dòng thời gian xa hơn, thì họ nên tưởng nhớ đến tộc Việt cổ, không để lại gì ở Trung Quốc nhưng có dấu vết được gìn giữ trong huyền sử Việt Nam. Thành thử nếu dân Kinh/Jing muốn tôn vinh tổ tiên họ, họ phải sang Việt Nam xây đền đài chứ không đến Pháp lập trụ sở!
  • Cái câu chữ nhỏ bên trái tấm biển được giải thích là “biểu tượng của những quyền lực cao nhất tại Trung Quốc và trên thế giới”! Đúng là bố láo! Những câu bên lề một tấm biển trang trí không có tính biểu tượng nào, mà chỉ cho biết một bên (phải, đối với người đọc) tên/chức của cá nhân hay pháp nhân nhận tấm biển, bên kia (trái) tên/chức của cá nhân hay pháp nhân tặng tấm biển. Ví như trong tấm biển đầu, lề phải ghi thị xã BSG là bên nhận tấm biển, lề trái ghi người tặng là phường trưởng tộc Kinh/Jing, tức viên chức quản trị số khoảng 20.000 người Kinh/Jing ở Trung Quốc, một công chức thường chứ đâu phải là một nhân vật ngang với giáo hoàng như bà phát ngôn viên ca tụng.

5/  29.20 — : Sự trao bốn “cờ hiệu” sau :

  • Mỗi tấm biển sau có một chữ lớn, gôm lại theo thứ tự trình làng là : “tổ quốc lệnh Kinh”, một câu khá mập mờ.
  • Hai chữ tổ quốc nguyên nghĩa là nước của tổ tiên. Vậy thì tổ quốc trong mấy tấm biển này chỉ nước nào? Ở đây ta thấy sự gian lận và giả dối của các tác gia dự án. Theo nguyên nghĩa của hai chữ, tổ quốc đây phải là Việt Nam, nơi yên nghỉ của tổ tiên xa xưa của dân Kinh/Jing. Nếu họ chỉ tính đến tổ tiên gần, tổ quốc của họ là Trung Quốc. Nhưng phát ngôn viên của phái đoàn nhắc tới một tổ quốc tương lai. Thế là gì vậy? Bà ta mơ biến nước Pháp thành xứ của tộc Kinh chăng khi bà ta nói “gửi cờ hiệu của tộc Kinh” cho một thị xã Pháp giữ, đặc biệt trao chữ “quốc” cho thị trưởng giương lên.
  • Sư ông sánh sự thành lập một tổ quốc Kinh như sự thành lập nước Do Thái (Israel). Ông ta quên rằng người Do Thái trước đó không có quốc gia, trong khi người Việt (mà cặp Bắc Kinh- Hà Nội đồng hóa với tộc Kinh) đã có Việt Nam là tổ quốc, một đất nước đủ rộng để đón tiếp toàn dân Kinh/Jing nếu họ muốn trở về đất tổ. Thế thì tại sao lại muốn lập một tổ quốc mới? Cho ai và ở đâu?
  • Bà phát ngôn viên cũng như sư ông khoe tộc Kinh có 3 triệu người sống khắp thế giới và đưa Liên Hiệp Quốc ra làm nhân chứng. Thật ra, mấy triệu người đó là người Việt tị nạn cộng sản sau 1975, đặc biệt là những thuyền nhân bỏ xứ vào thập niên 1980. Tổ chức quốc tế về di dân của LHQ có ghi sổ họ nhưng vẫn gọi họ là người Việt chứ chẳng bao giờ là người Kinh (tên bịa đặt được áp đặt sau này bởi Trung cộng và Việt cộng). Với con cháu họ cộng với những người di tản sang nước ngoài vì miếng cơm manh áo, trong đó phần lớn là những kẻ ra đi theo đường “xuất khẩu lao động”, cộng đồng dân Việt ở nước ngoài hiện có khoảng 4,5 triệu người (1,8 triệu ở Hoa Kỳ và 300.000 ở Pháp). Phần lớn đã nhập quốc tịch của nước sử tại; họ vẫn lưu luyến Việt Nam và tự nhận mình là gốc Việt, chẳng bao giờ là gốc Kinh. Gán cho họ cái từ Kinh là ngu xuẩn hay cố ý thóa mạ. Ngay đám tặc quyền Hà Nội cũng vẫn phải dùng chữ dân Việt, chỉ lồng từ Kinh vào một só bản văn hành chính.
  • Khi tuyên bố rằng “ 27 quốc gia trên thế giới gởi tới với người Kinh” bà phát ngôn viên nói lung tung chẳng có nghĩa gì. Còn sư ông dịch ra tiếng pháp cũng không kém ba láp: “27 quốc gia có dân Kinh đến chắp lại với chúng tôi ở đây”. Ý khoác lác của họ là dân Kinh ở 27 quốc gia cùng chí hướng với họ. Khỏi nhắc lại, chằng có dân Kinh nào sống ở ngoài Trung Quốc, chỉ có dân Việt thôi mà trừ một thành phần nhỏ Hán nô họ chẳng bao giờ nhận mình là dân Kinh, huống chi toa rập với Trung cộng ủng hộ cái dự án quái đản này.
  • Khi bàn về tấm biển thứ sáu với chữ “lệnh”, bà Tàu phát ngôn viên xuyên tạc lịch sử Việt Nam và tỏ ra hỗn xược với nước Việt Nam : bà ta ca tụng chí bất khuất của tộc Kinh, luôn luôn đồng hành với Trung Quốc, mà không bảo đó là dân Việt, không phải đồng hành mà luôn luôn đối nghịch với Trung Quốc ; bà ta làm như đất của người Kinh/Việt thuộc về Tàu, mãi đến thời Pháp thuộc sau hiệp ước Pháp-Hoa Thiên Tân (1884) mới tách khỏi thiên triều (trong khi từ 1428 cho tới tận bây giờ hay đúng hơn tới 1975 đất nước ta hoàn toàn hết lệ thuộc Tàu) và chỉ gọi Việt Nam là Giao Chỉ và An Nam (hai tên do Tàu đặt ra thời nhà Hán và nhà Đường). Thực ra trong 3000-4000 ngàn năm hiện hữu, Việt Nam từng bị Trung Quốc đô hộ nhiều lần, cộng lại thành gần 1000 năm, rồi đến Pháp đô hộ gần 100 năm, nhưng ý chí quật cường của dân Việt đã giúp ta cưỡng lại sự Hán hóa để mỗi lần giành lại độc lập.
  • Lệnh của tổ quốc, theo phát ngôn viên, là “lệnh cho tộc Kinh tập họp tại BSG” (bằng cách nào?), trong khi chờ đợi có một tổ quốc(?) để phát triển dân tộc (?). Lại thêm một câu phi lý. Cái tổ quốc ra lệnh đó là tổ quốc nào khi tộc Kinh chưa có tổ quốc? Vì người Kinh/Jing là công dân Trung Quốc, tổ quốc của họ là Trung Quốc (đứng ra tài trợ cho dự án), lệnh của tổ quốc họ đương nhiên phải là lệnh của Trung Quốc. Và Trung Quốc, bằng cách khiến mọi người tưởng dân Việt nguyên thuộc tộc Kinh, bà con với tộc Kinh/Jing bên Tàu, có mưu đồ tập họp tất cả những ngươi gọi là dân Kinh trên một nước Kinh tưởng tượng sẽ được cụ thể hóa vào năm 2020 (theo mật ước Thành Đô) nhờ vào sự tan hòa nước Việt Nam vào một tỉnh tự trị bao gồm cộng đồng Kinh/Jing, đặt dưới sự thống trị của Bắc Kinh trước khi được thực sự sáp nhập vào Trung Quốc 20 năm sau. Khỏi phải nói, một chính phủ Việt Nam không qui phục Tàu như tập đoàn cộng sản Hà Nội có thể viện cớ quật lại rằng tộc Kinh/Jing có nguồn gốc Việt, nếu phải tập họp mọi dân Việt thì việc đó phải do Việt Nam thực hiện bằng cách sát nhập một phần Quảng Tây vào Việt Nam.
  • Trong lời phát biểu của cô “công chúa “lúc trình làng tấm biển thứ 7, có câu đáng kể là “chúng tôi hy vọng có một chính phủ nay mai”. Cô ta muốn nói gì vậy? Tộc Kinh/Jing mà cô đại diện cho chỉ là một nhóm rất nhỏ người (so với 1,5 tỷ dân Trung Hoa) đã có chính phủ tại Bắc Kinh. Cô muốn cộng đồng nhỏ bé của cô ly khai Trung Quốc chăng? Hay đúng hơn khi tự nhân là con vua Kinh, cô mơ ước đại diện cho một tộc Kinh mở rộng bao gồm 85% dân Việt Nam và tính trị vì trên cả nước Việt Nam với sự hỗ trợ của Trung Quốc?

6/  43.25  : Diễn văn của trưởng phái đoàn Trung cộng :

  • Người đại diện cho tỉnh Quảng Châu/Đông này nhắc lại những lời xuyên tạc lịch sử Việt Nam của phát ngôn viên, và kết thúc với lời mong muốn dân Kinh “đồng hành với Quảng Châu/Đông trong trong cuộc phát triển của họ”. Câu mơ hồ này thật sự hé lộ số phận của Việt Nam sau khi bị thôn tính : bị sáp nhập vào tỉnh Quảng Châu/Đông. Vả lại chính tỉnh này, thông qua tài phiệt của mình, chứ không phải tỉnh Quảng Tây nới sinh sống của dân Kinh/Jing, đứng lên tài trợ cho dự án BSG. Tại sao Quảng Châu/Đông thay vì Quảng Tây? Tại sự giao thông giữa Quảng Châu/Đông và Việt Nam dễ dàng hơn.

Tóm lại, toàn dự án là một màn kịch có mục đích ấn vào trí não của người Pháp và toàn dân thế giới ý nghĩ về một tộc Kinh tưởng tượng, đồng hóa dân Việt với tộc Kinh để rồi xóa từ Việt và Việt Nam khỏi ngữ vựng của các nước, sau đó để cho mọi người tưởng rằng dân Kinh ở Việt Nam chỉ là một tộc Tàu bị nhất thời tách rời khỏi đất mẹ Trung Hoa, và sau cùng để khiến quốc tế (đặc biệt nước Pháp thành đồng lõa với sự chấp thuận dự án BSG) không phản đối mà chấp nhận sự sáp nhập Việt Nam vào Trung Quốc với danh nghĩa sự quay về đất tổ của tộc Kinh. 

                                                                                          

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

La France complice des menées annexionnistes de la Chine contre le Vietnam ?

Une avancée sournoise dans l’annexion avec l’invention d’un peuple Kinh lancé par le couple Pékin-Hanoï, soudain mise en lumière avec l’affaire Bussy Saint-Georges

C’est avec consternation puis colère que la communauté des internautes vietnamiens a pris connaissance d’une vidéo relatant une réunion le 21/5/2018 entre le Maire de Bussy Saint-Georges, une petite municipalité d’Ile-de-France (77) et une délégation sino-vietnamienne chapeautée par des officiels chinois. ( Cf. https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share ).

On y apprend que cette réunion suit la signature d’un projet consistant en la vente par la mairie de Bussy Saint-Georges de 85 ha (dont 35 ha dans un premier temps) de terrain à des financiers chinois (de Guangzhou/Canton) dans le but pour la Chine d’y ouvrir des organismes culturels (30 ha pour la promotion des arts chinois dont les arts martiaux de Shaolin et une école internationale avec enseignement du chinois depuis la maternelle jusqu’à la fin du secondaire ; 1 ha pour la construction d’un « Parc de la paix des peuples et des nations dans le monde » construit par le peuple Kinh ; les 4 ha restants étant réservés à des universités chinoises et une école supérieure française de géopolitique que les promoteurs comptent faire venir ainsi qu’un centre de recherche et d’administration du peuple Kinh).

C’est cette mention d’un peuple Kinh et la composition de la délégation avec une représentation sino-vietnamienne de ce peuple qui fait problème. Pour la bonne raison qu’il n’existe en réalité aucun peuple ou ethnie Kinh. C’est une fable de fraîche date propagée par Pékin, du même tonneau que la ligne U en Mer d’Asie orientale au service de sa politique expansionniste.

Le terme « Kinh », un mot vietnamien et non chinois, dont le premier sens est « capitale » ne prit une nouvelle acception dans le langage vietnamien qu’au début du 19e siècle sous les premiers empereurs Nguyễn pour désigner les habitants proches de la capitale, puis par extension tous les Vietnamiens des plaines ou basses terres quelle que soit leur origine ethnique ( Việt venant du sud de la Chine, fondateurs historiques de la nation, qui donnent leur nom au Vietnam, Muong autochtones du Tonkin et du Centre Vietnam, Cham, Khmers, Malais, immigrés chinois, indiens etc.) par opposition aux  Thượng (= haut, en hauteur), les Vietnamiens des hautes terres (montagnes et hauts plateaux) qui étaient pour la plupart des membres d’ethnies minoritaires à culture spécifique.. Kinh n’a jamais été le nom d’une ethnie quelconque, et encore moins celui d’une ethnie majoritaire vietnamienne. Le Vietnam, comme la France, est un creuset de populations de diverses origines lesquelles, au fil des siècles, se sont mélangées de façon inextricable, et parler d’une ethnie majoritaire Việt ou Kinh pour désigner le peuple vietnamien actuel est aussi faux et ridicule que prétendre que la majorité du peuple français d’aujourd’hui est composée d’une ethnie franque ou gauloise ! Cependant, depuis une vingtaine d’années, à l’imitation de la politique de discrimination ethnique de Pékin, au lieu de parler du peuple Việt, le pouvoir de Hanoï s’est mis à imposer la notion d’appartenance des Vietnamiens majoritaires à une ethnie dénommée Kinh (traduction ci-dessous du témoignage de deux citoyens vietnamiens), raison pour laquelle on trouve la mention de cette ethnie « officielle » dans tous les textes récents (Wikipedia ou autres) d’auteurs ayant des rapports directs ou indirects avec le régime. Vous ne trouverez aucune mention d’ethnie Kinh ni même d’ethnie majoritaire Việt (sauf en référence à l’ethnie primitive des Việt), mais seulement de population ou peuple Việt dans les textes antérieurs à 1990 comme dans les écrits actuels de tout historien ou ethnographe digne de ce nom.

Il n’existe pas non plus d’ethnie Kinh en Chine avant que le pouvoir communiste chinois ne se mette à en inventer une de toute pièce pour nommer Jing (équivalent chinois de Kinh) le groupe d’environ 20.000 Vietnamiens piégés en 1887 en Chine à l’issue d’un nouveau tracé des frontières vietnamo-chinois décidé entre la Chine et la France après le traité de Tien Tsin (Tianjin), tracé par lequel leurs terres (Tam Đảo) passèrent du côté chinois (dans le Guangxi). Des Vietnamiens immigrés en Chine, il y en a toujours eu le long des siècles au hasard des événements historiques, et ils étaient appelés du nom que prenait le Vietnam à l’époque et finissaient par se fondre dans la masse chinoise. Mais les Kinh/Jing de Tam Đảo, immigrés relativement récents (malgré eux) avec toute leur communauté, ont su garder des traditions et coutumes vietnamiennes qui leur permettent de ne pas être complètement sinisés, ce qui fait d’eux une sorte d’ethnie au sein de la nation chinoise.

Carte de la région où vivent les Jing/Kinh en Chine (presqu’île montrée par la flècheVị trí Tam Đảo mà người Kinh sinh sống

Logiquement cette minorité devrait être appelée Việt puisqu’elle est composée de Vietnamiens, d’autant plus qu’à l’origine le groupe ethnique des Việt vivait dans les territoires de l’actuelle Chine du Sud, mais les différents régimes chinois ont toujours été allergiques au peuple Việt opposé depuis des millénaires au pouvoir des Han (ethnie dont la majorité des Chinois se réclament) qui n’a cessé de les combattre puis de les assimiler, les plus récalcitrants, établis sur les terres de l’actuel Nord-Vietnam (vers les derniers siècles du 1er millénaire avant JC), étant les seuls à avoir su résister à cette sinisation en leur infligeant maintes fois des branlées mémorables.

Pourquoi donc cette soudaine invention d’un peuple Kinh ? Parce que depuis 1990, les dirigeants communistes de Hanoï se sont rendus à la Chine et ont fomenté avec le pouvoir de Pékin une annexion programmée du Vietnam qui doit être rendue officielle dans un avenir proche. Dans ce projet annexionniste qui réalise le rêve millénaire de Pékin, le Vietnam sera gommé de l’histoire pour devenir une simple province chinoise rattachée à celle de Guangzhou (Canton) et les Vietnamiens, englobés dans un peuple Kinh imaginaire partagé entre les deux pays, perdront autant leur identité que leur nom.  Dans le but de faire accepter par la communauté internationale ce coup de force, la Chine, par le biais de ses agents chinois et vietnamiens (aux ordres de Pékin) lance une vaste entreprise de propagande consistant à faire croire que le Vietnam était un territoire chinois avant l’occupation française, que presque tous les Vietnamiens sont d’origine chinoise et forment avec les Chinois du Sud une même entité, dont le « retour à la mère patrie chinoise » est somme toute normale. Plus ou moins le même genre d’assertion que celle tenue à propos du Tibet.

Pour faire croire à des édiles français peu au courant de l’histoire ancienne autant que contemporaine du Vietnam, la délégation chinoise a procédé à une mise en scène grossière qui choque par les mensonges et les contre-vérités proférés que l’assistance gobe complaisamment (cf. commentaires ci-dessous de la vidéo en question). L’argent et les promesses chinois ont-ils donc le pouvoir de faire perdre tout esprit critique ?

En choisissant la France pour y installer une sorte de siège du soi-disant peuple Kinh, Pékin veut faire cautionner par un grand pays européen une audacieuse opération mystificatrice, prélude à une criminelle annexion du Vietnam accompagnée du génocide insidieux aussi bien physique que spirituel de ses ressortissants. Le grand projet culturel proposé à Bussy Saint-Georges, certes utile pour la propagande et l’espionnage (danger dont la France n’a pas assez conscience alors que des pays comme le Canada et la Suède commencent à s’en protéger) a surtout pour objet de masquer ce vrai but : préparer l’opinion internationale à la conquête d’un pays voisin et à l’effaçage d’un peuple qui jouit encore d’un capital de sympathie mondiale de par ses malheurs successifs. Les autorités françaises que nous avons alertées vont-elles accepter le fait accompli et laisser la mairie de Bussy les rendre complices d’un crime odieux contre l’humanité ?

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Nous donnons ici la traduction d’extraits de deux articles sur l’imposition d’un peuple Kinh imaginaire à la place de peuple Việt par le gouvernement communiste vietnamien :

Article de Vương Sinh paru en 2003 dans « Hùng sử việt », Journal de l’association d’histoire et des arts culturels vietnamiens » (http://www.hungsuviet.us/lichsu/Dantockinhlagi.html ), intitulé :

Qu’est-ce que c’est que le peuple Kinh ?

 Au Vietnam il n’existe que le peuple Việt, homogène au point de vue de la culture, du langage et des coutumes, qui représente la majorité (87%) des 54 peuples. Au Vietnam il n’existe pas de peuple Kinh.

Le peuple Kinh est une minorité ethnique (environ 15.000 personnes) parmi les 56 peuples de Chine.

A la lecture des documents relatifs au peuple vietnamien diffusés récemment sur internet, nous ne pouvons nous empêcher d’être étonnés au sujet de l’expression « peuple Kinh » servant à désigner le peuple vietnamien.

Qu’est-ce donc que ce peuple Kinh ? Pourquoi le peuple Việt s’est -il transformé en peuple Kinh ?

Cherchons à comprendre l’origine des termes « Kinh » et « Thượng »

Avant 1975, dans le Sud nous avions coutume de dire « Kinh et Thượng, même maison » pour exprimer la solidarité entre compatriotes vivant dans les basses régions (plaines, villes, capitale) et compatriotes vivant sur les hauts plateaux (montagnes, hautes régions). « Kinh » est l’appellation usitée par les montagnards pour désigner les Vietnamiens (la majorité) habitant dans les plaines, les villes et la capitale… En retour, les habitants des plaines appellent ceux qui vivent sur les hauts plateaux « Thượng », englobant sous ce mot de nombreuses ethnies minoritaires telles que les Thổ, Mán, H’Mông, BaNa, Gia Rai, Ê Đê…

Dans la langue vietnamienne, l’expression « les gens vivant dans telle ou telle localité » se comprend « les gens de cette localité ». Par exemple, les gens vivant à Hanoï sont dits gens de Hanoï. Si quelqu’un habite Saïgon, il est appelé personne de Saïgon.

Ainsi, l’expression « les gens vivant dans telle ou telle localité » ne désigne pas une ethnie du Vietnam, autrement dit, notre pays ne comporte nullement un peuple Hanoï, un peuple Saïgon, un peuple Kinh, un peuple Thượng, mais seulement des gens de Hanoï, des gens de Saïgon, des gens des (régions) Kinh (la majorité qui appartient au peuple Việt ou Lạc Việt), des gens des (régions) Thượng (qui comprennent de nombreuses ethnies ou peuples).

Origine du peuple Việt

Beaucoup de thèses existent. Acceptons provisoirement que « le peuple Việt a pour origine les Lạc Việt, du groupe ethnique des Bách Việt (ndt = les Cent Việt) qui vivaient au Lĩnh Nam (au Sud des montagnes Ngũ Lĩnh et du lac Động Đình) de l’ancienne Chine. A rappeler qu’avant que les Qin n’envahissent le pays, le Lĩnh Nam ne faisait pas partie de la Chine. Evidemment, les Bách Việt qui comprenaient de nombreuses ethnies Việt n’étaient pas des Chinois et le Nam Việt ultérieur n’était pas non plus chinois. Si le Nam Việt était chinois ou appartenait à la Chine, comment se fait-il que les Han durent envoyer Lộ Bác Đức avec une armée envahir le Nam Việt ? »

Le peuple Kinh est une ethnie minoritaire parmi les 56 ethnies chinoises

Au Vietnam il n’existe que des gens Kinh (à la différence des gens Thượng) qui vivent dans les plaines, il n’y existe pas de peuple Kinh. Mais en Chine il y a un peuple Kinh qui est une ethnie minoritaire d’environ 15.000 personnes parmi les 56 ethnies chinoises. Ce sont des Vietnamiens originaires de la région de Đồ Sơn au Vietnam qui s’étaient établis sur trois petites îles Vạn Vĩ, Vu Đầu et Sơn Tâm dépendant de la province Guangxi près de la frontière sino-vietnamienne du fait que « par malchance » ces trois îles furent allouées à la Chine [par la France après le traité de Tien Tsin …]

Ceci est-il une manigance chinoise dans l’esprit Grand Han ?

Les Vietnamiens que nous sommes savons que les Cours chinoises dans l’esprit Grand Han pensent toujours « que le Vietnam n’est qu’un district chinois et que les Vietnamiens descendent des Chinois. Ils exècrent Triệu Đà et le Nam Việt parce que ce roi, originaire du nord avait osé s’opposer à l’empire céleste (en fait auparavant Triệu Đà venait du pays des Triệu que Qin Shi Huang anéantit pour l’annexer à la Chine), et abominent particulièrement Lữ Gia, un natif du Nam Việt, qui osa résister ouvertement contre les armées des Han du Sud. Depuis la destruction du Nam Việt en 111 AD par Lộ Bác Đức sur ordre des Han, les pouvoirs chinois successifs n’appellent jamais notre peuple du nom de « Việt », et n’acceptent point de nommer notre pays sous les noms « Đại Cồ Việt », « Đại Việt », « Việt Nam » … donnés par nos rois. Ils ne désignent notre peuple que par le nom « Giao chỉ » puis « An Nam », et ne concèdent à nos souverains que le titre de « prince de Giao Chỉ » ou de « roi d’An Nam ». Les colonialistes français aussi se sont concertés avec les Chinois pour appeler les Vietnamiens Annamites. Cela parce qu’à certaines époques notre peuple a dû courber la tête et a été asservi pendant près de mille ans d’occupation chinoise et près d’un siècle d’occupation française.

C’est seulement pendant des périodes d’indépendance que nous pouvons être droit debout pour nous reconnaître comme des Việt, que nous sommes fiers que le peuple Việt soit un peuple héroïque.

En changeant le « peuple Việt » en « peuple Kinh » – une ethnie minoritaire parmi les 56 peuples chinois -ceux qui s’occupent de la culture dans notre pays ont-ils involontairement ou volontairement agi de connivence avec les Chinois « Grand Han » pour transformer notre peuple Việt en une minorité chinoise ?

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Article de  Nguyễn Văn Mỹ publié le 27/11/2017 dans la revue « Chúng ta »(= Nous autres)  (http ://www.chungta.com/nd/tu-lieu-tra-cuu/khong-co-dan-toc-kinh.html ) intitulé :

Il n’existe pas de peuple Kinh

Le plus tragi-comique est la déclaration d’état-civil. A l’époque des subventions (ndt : terme pour les temps d’économie complètement dirigiste), il y avait des années où il fallait faire des dizaines de déclaration, on ne sait pour quoi faire.  Les enfants entrant en maternelle doivent aussi présenter une déclaration d’état-civil avec des renseignements sur la période d’avant 1975 alors que leurs parents ne sont pas encore nés à cette date. Et le vocabulaire (des formulaires) est tout à fait vague. Le plus dur est la partie de déclaration des « Qualités et défauts ». On ne sait pas comment s’évaluer justement afin de ne pas nuire à son emploi. Pour ce qui est du « Niveau culturel », comment le mesurer, le déterminer ? Généralement on ne parle que de niveau d’instruction. On se raconte la plaisanterie sur la question relative au « Lieu de naissance », selon laquelle un membre d’une ethnie minoritaire a donné cette réponse : « Qui donc ne naît pas de ce lieu, pourquoi interroger là-dessus ? ». Et puis il y a des questions sur les « Relations familiales », les « Relations sociales ». Ce terme de relations ne serait-il pas pareil que « relations illégitimes » ?

La partie de déclaration de l’ethnie est encore plus incompréhensible. Tous les Vietnamiens sont obligés de déclarer de façon absurde qu’ils sont d’ethnie Kinh. Que veut dire Kinh ? En cherchant à comprendre par moi-même, j’ai vérifié qu’il n’existe aucune ethnie Kinh. Seulement des « personnes Kinh » dans la langue parlée. Cette notion Kinh remonte à l’époque des Nguyễn.  […]

L’expression « personne Kinh » désignait les habitants de la capitale. Progressivement, cette notion de « personne Kinh » s’est élargie pour désigner les habitants des basses régions, y compris les Chinois, les Cham… Opposés à eux sont les personnes « Thượng » c’est-à-dire les habitants des montagnes, des hautes régions. Si nous déclarons que nous sommes d’ethnie Kinh, tous les habitants des hautes régions devraient-ils alors se déclarer appartenir à une même ethnie « Thượng » ? Dans ce cas le peuple vietnamien se partage entre deux ethnies « Kinh » et « Thượng » et non pas entre 54 ethnies comme actuellement.

Les Việt devraient se déclarer d’« ethnie Việt » dans la communauté des Vietnamiens qui comprend 54 ethnies sœurs dont les Việt forment l’ethnie majoritaire. […] Certains disent : « C’est une mince affaire, qu’importe le terme par lequel on nomme le peuple pourvu que le pays soit riche et puissant. Restent tellement de grands sujets de société embrouillés ». Il est vrai que notre pays a plein de problèmes pressants mais je ne considère pas une fausse appellation de notre peuple comme une mince affaire qui n’a pas besoin d’être redressée. Une mince affaire dont l’effet est énorme sur l’entendement et l’action ? Si on ne peut résoudre une mince affaire, comment peut-on s’attaquer à une grande ?

Je souhaite que cette bévue soit vite réparée. Je ne veux appartenir qu’au peuple Việt, je n’aime pas faire partie du peuple Kinh.

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Observations à propos de la video concernant une rencontre entre la municipalité de Busy St Georges et une délégation sino-Jing/King le 25/5/2018 (https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share )

Sur les participants :

1/ Du côté chinois :

  • Le projet concerne en premier lieu un « peuple Kinh » mais ce dernier n’est vraiment représenté que par une soi-disant princesse Kinh. L’ethnie Jing/Kinh en Chine ne comprend qu’environ 20.000 personnes, descendants de pêcheurs vietnamiens habitants de 3 îles appelées Tam Đảo transférées par la France à la Chine après le traité de Tien Tsin en 1884. Quoiqu’ayant gardé quelques coutumes qui les différencient d’autres ethnies, ils sont très sinisés et peu parlent encore vietnamien. Cette communauté de paysans et pêcheurs (et maintenant aussi commerçants) n’a jamais formé une royauté quelconque, alors d’où vient cette princesse qui en plus ne parle pas la langue de ses ancêtres vietnamiens ? Tout au plus, elle peut être la fille d’un chef élu de la petite communauté.

Quant à la famille royale vietnamienne, les seules princesses reconnues ayant droit à ce titre sont les trois filles de feu l’empereur Bảo Đại, des dames déjà très âgées. Faire donc passer pour une « princesse d’Annam » une Chinoise inconnue et sans classe évidente c’est commettre une pure escroquerie.

  • Les Kinh/Jing de Chine vivent dans le GuangXi mais le chef de la délégation représente le Guangzhou. Cela se comprend seulement si l’on sait que la Chine a le dessein d’annexer le Vietnam pour en faire une province dépendant du gouverneur de Guangzhou qui donc a pleine autorité sur tous les Kinh (auxquels elle assimile les Vietnamiens avec la complicité du pouvoir de Hanoï).
  • La Chinoise qui agit comme porte-parole de la délégation chinoise grâce à son trilinguisme (français-chinois-vietnamien) est en réalité une Chinoise émigrée du Vietnam (Saïgon-Chợ Lớn). Bien qu’elle parle plusieurs langues, elle ne les maîtrise guère et fait des traductions ou explications plus qu’approximatives.

2/ Du côté des soi-disant Kinh de France :

  • D’abord ces participants sont des Vietnamo-français originaires du Vietnam, un pays distinct de la Chine. Ils ne représentent qu’eux-mêmes, aucune organisation ou association vietnamienne de France ayant pignon sur rue n’étant au courant de l’élaboration du projet et encore moins ne les a délégués.
  • En venant à cette réunion, implicitement ils reconnaissent faire partie de l’ethnie imaginaire Kinh décrétée par le Parti communiste vietnamien au pouvoir, et agissent donc dans l’intérêt de ce dernier ainsi que dans celui de la Chine dont dépend le PCVN contre leur propre peuple d’origine, les Việt.
  • La personnalité du « bonze » qui sert d’intermédiaire entre la mairie et les autres pose problème. En Asie l’habit ne fait pas le bonze, étant donné que dans le milieu bouddhiste, il n’existe pas d’institution organisée et hiérarchique qui nomme et contrôle ses ministres du culte comme dans l’Eglise catholique. C’est par une conduite exemplaire et la renommée bouche-à-bouche que l’on reconnaît un bonze authentique. En principe un homme de religion ne s’occupe pas de lobbying surtout quand elle concerne une politique aussi tortueuse que celle de Pékin et Hanoï. Les propos évasifs sur les Kinh et le suivisme à l’égard des Chinois du bonze MT le classent comme un opportuniste et un traître envers son pays natal.

Sur le projet :

1/ Nous ne discutons ici que des points concernant le Vietnam, même si nous avons des sérieux doutes sur le bien-fondé des promesses de rentabilité (les 100.000 emplois !) et de rayonnement culturel que les Chinois font miroiter aux autorités françaises.  

2/ Le clou du projet est un « Parc de la paix des peuples et des nations du monde », expression ronflante et plus est mensongère puisque ce projet loin d’être pacifique constitue une machination agressive contre le peuple vietnamien et sert de tremplin à la reconnaissance par la France d’une future annexion ou tibétisation du Vietnam.

3/ Le parc sera construit aux frais du peuple Kinh. Lequel ? La seule ethnie Kinh en tant que groupe humain homogène de même culture et de même origine est celle des Jing/Kinh de Chine, une communauté de quelques 20.000 paysans, pêcheurs et commerçants modestes. Comment peut-elle avoir l’argent nécessaire pour financer ce projet ? Les Vietnamiens auxquels Pékin et Hanoï veulent appliquer le terme Kinh rejettent quasi (car il y a toujours une minorité de collabos et traîtres) unanimement cette appellation qui ne correspond à aucune réalité, et donc ne voudront jamais s’associer à une manœuvre contre leur identité. Derrière le peuple Kinh se profile en fait le gouvernement chinois à travers la province de Guangzhou et ses capitalistes rouges.

3/ Dans le projet est prévu un organisme éducatif et culturel qui s’occupe en même temps de « l’administration du peuple Kinh ». Quèsaco ? L’administration d’un peuple est affaire de gouvernement. Comment des Chinois osent-ils envisager installer un gouvernement officiel en France et pourquoi les autorités françaises n’ont-elles pas tiqué devant une telle visée ? Et puis de quel peuple Kinh s’agit-il, puisque les Kinh/Jing vivent en Chine ? Restent les Vietnamiens que les Chinois veulent assimiler aux Kinh contre toute vraisemblance malgré la complicité servile du pouvoir de Hanoï. Qui donc va s’arroger le droit de les administrer ? Les financiers du projet, c’est-à-dire les Chinois ? Au Vietnam ils ont déjà un gouvernement. Les auteurs du projet visent donc les Vietnamiens émigrés à l’étranger, en particulier ceux vivant en France. Or, pour la plupart ils sont devenus citoyens des pays qui les accueillent. Les Chinois prétendent-ils administrer des citoyens français, à supposer qu’ils l’acceptent ?

Sur la réunion elle-même :

1/ 15.25 – : Selon le bonze la réunion marque « la célébration de la renaissance du peuple Kinh ». Ces quelques mots qui énoncent deux contre-vérités dévoilent cyniquement le dessein maléfique de Pékin :

  • Pour qu’un peuple renaisse il faut d’abord qu’il ait existé et soit en voie de disparition. Or le seul peuple Kinh existant est l’ethnie Jing/Kinh en Chine qui y prospère et donc n’est pas mourant. Et même cette ethnie Kinh est une invention chinoise pour désigner une minorité de Vietnamiens immigrés malgré eux en Chine en 1887 ; la désignation exacte pour cette minorité doit être Việt, mais le terme Việt est tabou pour le pouvoir chinois car il évoque trop d’humiliation infligée par les Vietnamiens aux armées chinoises
  • Quand les participants parlent des qualités et du nombre des Kinh, ils parlent en réalité des Vietnamiens mais sans jamais les nommer comme tels et sans jamais citer leur pays, le Vietnam. Ils profitent du fait que le pouvoir de Hanoï, soumis à Pékin, s’est mis à appliquer depuis les années 1990 une politique discriminatoire de division de la population par ethnies à l’imitation du pouvoir chinois, et à imposer par suite l’appartenance des Vietnamiens à une ethnie Kinh imaginaire. Ce décret du pouvoir ne change pas au fait qu’historiquement il n’existe aucune ethnie Kinh, seulement une ethnie Việt ou plus précisément Lạc Việt dont tout le peuple se réclame. Peuple qui brille par son dynamisme et n’a pas à renaître, à moins que la Chine ne réussisse à le génocider comme c’est son intention et que montrent ses manigances.
  • Pourquoi vouloir faire renaître un peuple qui n’a pas réellement existé ? Le but de Pékin n’est-il pas plutôt au contraire de faire naître ce qui n’a jamais existé (les Kinh) dans le but d’effacer ce qui a existé (les Việt) au moins officiellement sur le papier ?

2/ 15.26 – : Le bonze se pare de l’autorité de l’Unesco pour appuyer ses dires. Qu’a dit ou fait exactement l’Unesco, il ne le précise pas.

  • S’il s’agit de « l’ethnie Kinh du Vietnam, il faut savoir que l’Unesco n’a pas à approuver ou non le changement de nom d’un pays ou d’un peuple quand c’est décidé par son propre gouvernement, il n’en commente pas la justesse et se contente d’en prendre acte, comme par exemple quand le Dahomey devient le Bénin. Cependant, pour désigner les ressortissants du Vietnam, aucun organisme international ne les désigne par » Kinh » mais par « Vietnamiens ».
  • S’il veut parler du « Parc mondial de la paix des peuples et des nations » soi-disant « construit par le peuple Kinh », l’avis de l’Unesco est a priori positif dès qu’un projet se pare d’un but pacifique. Parions que si l’Unesco a vent de la mystification et des arrière-pensées politiques chinoises, cet organisme se tiendrait à l’écart du projet s’il ne le dénonce pas.

3/ 16.21 – : Le projet comporte un bâtiment réservé à « l’étude et à l’administration du peuple Kinh » :

  • L’ethnie Kinh proprement dite, les Jing/Kinh ne comporte que 20.000 personnes et est déjà le sujet de nombreuses études, et les recherches à leur sujet doivent avoir lieu chez eux, en Chine et non pas en France. Quant aux Vietnamiens, les institutions qui les prennent comme objet d’études abondent au Vietnam et de par le monde, en particulier en France qui n’a pas besoin d’un autre organisme pour cela, et encore moins d’un organisme dont l’objectif est trompeur et mensonger.
  • L’administration d’un peuple est affaire de gouvernement. En acceptant sur son territoire un terrain consacré à une telle activité, la France admet la création d’un Etat dans son propre Etat, une concession de type HongKong autrefois. Comment une proposition aussi extravagante peut-elle passer sans réaction de la mairie ?
  • De plus quel est ce peuple que l’on veut administrer ? Les Kinh/Jing vivent dans le Guangxi en Chine où ils sont sous la dépendance de Pékin via les autorités provinciales. Quel besoin de leur administration en France loin de chez eux ? Vise-t-on les Vietnamiens assimilés contre toute vraisemblance aux Kinh ? ils ont un pays (le Vietnam) qui s’occupe d’eux et des ambassades pour ce faire quand ils séjournent à l’étranger. S’ils ont pris la nationalité de leur pays d’accueil, ils dépendent des seules autorités de ce dernier. Que cache alors le projet insolite proposé ?

4/ 19.30 – : Remise des 3 premiers « drapeaux » :

  • D’abord, les ethnies en Chine n’ont pas le droit d’avoir des drapeaux spécifiques, genre drapeau national. On n’a qu’à voir comment les grands peuples comme les Tibétains et les Ouighours sont réprimés dès qu’ils veulent brandir leur emblème. C’est une tromperie de présenter des panneaux-étendards comme des drapeaux du peuple Kinh.
  • Les soi-disant drapeaux ne symbolisent rien du tout et ne sont que des banderoles de tissu sur lesquels sont inscrites des phrases indicatives, en l’occurrence pour 3 panneaux : « ancêtres à travers les âges (époques – le bonze a mal transcrit en vietnamien le caractère correspondant qui est đại et non  triều ) de l’ethnie Kinh » ; d’après cette phrase indicative ils doivent servir non au culte qui est interdit en Chine mais à la commémoration des ancêtres des Kinh/Jing que l’on déploie certainement lors des fêtes folkloriques de l’ethnie. Or, ces ancêtres sont des Vietnamiens puisque les Kinh/Jing venaient du Vietnam. Veulent-ils remonter plus loin dans la nuit des temps, qu’ils honorent les Việt dont il ne reste rien en Chine mais des traces dans une histoire mythifiée au Vietnam. S’ils ont tellement de vénération pour leurs ancêtres, qu’ils viennent bâtir un monument au Vietnam pour leur rendre hommage, mais pas en France !
  • La phrase en petits caractères à gauche est expliquée comme « le symbole des hautes autorités en Chine et dans le monde » ! Du n’importe quoi ! Les phrases en marge d’un panneau décoratif n’ont aucune valeur symbolique ou autre, et ne font que donner d’un côté le nom ou le titre de la personne qui reçoit le panneau et de l’autre côté celui de la personne qui en est le donateur. Ainsi la mairie de Bussy St Georges qui reçoit le panneau-étendard est notée à droite du panneau ; à gauche c’est par exemple dans le 1er panneau la mention du « chef de secteur » de l’ethnie Kinh/Jing, c’est-à-dire l’administrateur des 20.000 Kinh/Jing de Chine, qui n’est donc qu’un fonctionnaire et non pas un personnage à l’égal du pape comme le vante la porte-parole.

5/  29.20 – : Remise des 4 autres « drapeaux »

  • Les quatre banderoles à un seul gros caractère signifient dans l’ordre de la présentation : « La patrie ordonne à l’ethnie », phrase plutôt vague et ambiguë.
  • Les caractères « ancêtres » et « pays » sur les 4e et 5e banderoles forment ensemble le mot patrie, la patrie étant étymologiquement le pays des ancêtres. Dans le contexte, de quelle patrie les auteurs du projet parlent-ils ? Là réside leur duplicité et leur intention mensongère. Si l’on prend le mot dans son sens originel, cette patrie doit être le Vietnam où reposent les ancêtres reculés des Kinh/Jing. Si c’est le pays où ils vivent depuis quelques générations et où reposent leurs proches aïeux, c’est la Chine. Or, la porte-parole parle d’une patrie à venir. Qu’est-ce donc ? Rêverait-elle de transformer la France en pays des Kinh puisqu’elle demande à une municipalité française de garder en gage les étendards « patrie » des Kinh comme symbole ?
  • Le bonze parle de la création d’une patrie Kinh à l’exemple d’Israel. Mais les Juifs n’avaient pas de pays à eux, alors que les Vietnamiens (que Pékin-Hanoï veulent assimiler aux Kinh) en ont un, le Vietnam, où il y a de la place pour accueillir les Jing/Kinh s’ils veulent revenir au pays de leurs ancêtres. Pourquoi vouloir créer une autre patrie ? Pour qui et où ?
  • La porte-parole et le bonze vantent l’existence de 3 millions de Kinh vivant de par le monde et cite l’ONU pour appuyer leurs dires. Il s’agit en réalité des réfugiés vietnamiens qui ont fui le communisme après la chute de Saïgon (1975), en particulier les boat people des années 1980, comptabilisés par l’Organisation internationale pour les migrations des Nations Unies qui se réfère à eux comme des Vietnamiens et non des Kinh (invention récente de Pékin-Hanoï). Avec leurs descendants et en comptant aussi les émigrés économiques dont font partie les travailleurs envoyés à l’étranger par le pouvoir vietnamien pour résoudre le chômage et récolter les devises qu’ils envoient au pays, la diaspora vietnamienne compte actuellement environ 4,5 millions de personnes dont 1,8 million aux Etats-Unis et 300.000 en France. La plupart ont pris la nationalité du pays d’accueil ; ils restent attachés au Vietnam, se considèrent comme d’origine Việt et nullement Kinh. Leur affubler le terme Kinh constitue une idiotie sinon une injure. Même le pouvoir de Hanoï qui l’impose doit parler du peuple Việt et ne se sert du terme Kinh que pour les différencier des autres ethnies.
  • En déclarant que « 27 nations qui ont des peuples Kinh sont venus rejoindre le peuple Kinh à Bussy », le bonze profère moins un mensonge qu’une ânerie ou une absurdité. Comment des nations peuvent-elle rejoindre un peuple ? Et dans une petite ville française ?
  • En présentant la 6e banderole dont le caractère inscrit dessus signifie « ordre ou ordonner » la porte-parole falsifie l’histoire du Vietnam : elle vante l’esprit irréductible des Kinh sans préciser que c’est celui des Việt, et déclare que les Kinh ont toujours « accompagné » la Chine, alors qu’en fait d’accompagnement, c’est une lutte continuelle contre ce puissant voisin. Elle fait croire que les Kinh/Vietnamiens ont toujours été pour la Chine, que la Chine n’a accordé l’indépendance au Vietnam (qu’elle s’obstine à appeler de ses vieux noms Giao Chỉ et An Nam (des noms donnés au Vietnam par les conquérants Han et Tang) qu’en 1884 (traité de Tien Tsin). Sachez qu’au cours de ses 4 millénaires d’existence, à part des périodes d’occupation chinoise (la dernière s’arrêtant en 1428) lesquelles additionnées durèrent certes mille ans, et une occupation française de près d’un siècle, le Vietnam était un pays indépendant, et les Vietnamiens sont d’autant plus chatouilleux sur cette question d’indépendance qu’ils en connaissent le prix.
  • L’ordre de la patrie, dans l’explication de la porte-parole, c’est « l’ordre à tous les Kinh de se rassembler » à Bussy Saint-Georges (comment ?) en attendant d’avoir une patrie ( ?) pour le développement du peuple ( ?). Encore une phrase ou une idée absurde. Et quelle est donc cette patrie qui donne l’ordre puisqu’au dire de la porte-parole elle n’existe pas encore ? Comme les Kinh/Jing sont citoyens chinois et que leur patrie est donc la Chine (laquelle d’ailleurs finance le projet), l’ordre de la patrie n’est-il pas en réalité l’ordre de la Chine ? Laquelle, faisant croire que les Vietnamiens sont des Kinh parents d’une ethnie chinoise Kinh/Jing, a l’intention de les rassembler sous un pays des Kinh imaginaire qui se concrétiserait en 2020 (selon un traité secret – mais éventé – entre les deux pouvoirs communistes) par la dissolution du Vietnam dans une province autonome englobant la petite communauté Jing/king, placée sous la domination de Pékin avant son annexion définitive 20 ans après. Il va sans dire qu’un gouvernement vietnamien non inféodé à Pékin comme le pouvoir communiste actuel pourrait facilement retourner l’argument en sa faveur : puisque les Kinh/Jing venaient du Vietnam et que la majorité des Kinh/Việt vivent au Vietnam, c’est plutôt à Hanoï de les rassembler sur un même territoire englobant donc une portion du GuangXi.
  • Dans l’« allocution » de la soi-disant princesse lors de la présentation de la 7e banderole, il est à souligner la phrase « we hope a new government in the future ». Que veut-elle dire par là ? Les Jing/King de Chine dont elle est la représentante ne sont qu’une poignée infime (20.000) par rapport à la masse des 1,4 milliards de Chinois, et ont déjà un gouvernement qui siège à Pékin. La petite communauté voudrait-elle faire sécession ? ou plutôt, se prétendant fille du roi ( ?) des Kinh, elle entend représenter un peuple Kinh élargi comprenant 85% de la population vietnamienne et voudrait régner sur tout le Vietnam avec l’appui de la Chine ?

6/ 43.25 Discours du chef de la délégation chinoise :

  • Ce représentant de la province de Guangzhou répète les désinformations historiques sur le Vietnam de la porte-parole et vers la fin souhaite que les Kinh « accompagnent le Guanzhou dans son développement ». Cette phrase ambiguë lève en fait le voile sur le sort que la Chine réserve au Vietnam après l’annexion programmée : être rattaché à la province de Guangzhou.
  • C’est d’ailleurs cette province via ses capitalistes qui financent le projet. Pourquoi le Guanzhou et non le Guangxi où vivent les Jing/Kinh ? ¨Parce que la frontière entre le Guangzhou et le Vietnam sont plus perméables et facilitent l’annexion.

Bref, tout le projet est une mise en scène qui a pour but d’installer dans l’esprit des Français et du monde entier l’idée d’un peuple Kinh imaginaire, de l’assimiler au peuple vietnamien puis d’effacer les mots Viêt, Vietnam et Vietnamien du vocabulaire des nations, ensuite de faire croire que les Kinh (du Vietnam) ne sont qu’une ethnie chinoise pour un temps séparée de la mère patrie chinoise, et enfin de faire accepter sans protestation internationale (en particulièrement de la France, complice avec l’approbation de ce projet) l’annexion du Vietnam baptisée alors retour de l’ethnie à la mère-patrie.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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