SOS Vietnam

STOP à son annexion génocidaire par la Chine Communiste

Étiquette : annexion

La France complice des menées annexionnistes de la Chine contre le Vietnam ?

Une avancée sournoise dans l’annexion avec l’invention d’un peuple Kinh lancé par le couple Pékin-Hanoï, soudain mise en lumière avec l’affaire Bussy Saint-Georges

C’est avec consternation puis colère que la communauté des internautes vietnamiens a pris connaissance d’une vidéo relatant une réunion le 21/5/2018 entre le Maire de Bussy Saint-Georges, une petite municipalité d’Ile-de-France (77) et une délégation sino-vietnamienne chapeautée par des officiels chinois. ( Cf. https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share ).

On y apprend que cette réunion suit la signature d’un projet consistant en la vente par la mairie de Bussy Saint-Georges de 85 ha (dont 35 ha dans un premier temps) de terrain à des financiers chinois (de Guangzhou/Canton) dans le but pour la Chine d’y ouvrir des organismes culturels (30 ha pour la promotion des arts chinois dont les arts martiaux de Shaolin et une école internationale avec enseignement du chinois depuis la maternelle jusqu’à la fin du secondaire ; 1 ha pour la construction d’un « Parc de la paix des peuples et des nations dans le monde » construit par le peuple Kinh ; les 4 ha restants étant réservés à des universités chinoises et une école supérieure française de géopolitique que les promoteurs comptent faire venir ainsi qu’un centre de recherche et d’administration du peuple Kinh).

C’est cette mention d’un peuple Kinh et la composition de la délégation avec une représentation sino-vietnamienne de ce peuple qui fait problème. Pour la bonne raison qu’il n’existe en réalité aucun peuple ou ethnie Kinh. C’est une fable de fraîche date propagée par Pékin, du même tonneau que la ligne U en Mer d’Asie orientale au service de sa politique expansionniste.

Le terme « Kinh », un mot vietnamien et non chinois, dont le premier sens est « capitale » ne prit une nouvelle acception dans le langage vietnamien qu’au début du 19e siècle sous les premiers empereurs Nguyễn pour désigner les habitants proches de la capitale, puis par extension tous les Vietnamiens des plaines ou basses terres quelle que soit leur origine ethnique ( Việt venant du sud de la Chine, fondateurs historiques de la nation, qui donnent leur nom au Vietnam, Muong autochtones du Tonkin et du Centre Vietnam, Cham, Khmers, Malais, immigrés chinois, indiens etc.) par opposition aux  Thượng (= haut, en hauteur), les Vietnamiens des hautes terres (montagnes et hauts plateaux) qui étaient pour la plupart des membres d’ethnies minoritaires à culture spécifique.. Kinh n’a jamais été le nom d’une ethnie quelconque, et encore moins celui d’une ethnie majoritaire vietnamienne. Le Vietnam, comme la France, est un creuset de populations de diverses origines lesquelles, au fil des siècles, se sont mélangées de façon inextricable, et parler d’une ethnie majoritaire Việt ou Kinh pour désigner le peuple vietnamien actuel est aussi faux et ridicule que prétendre que la majorité du peuple français d’aujourd’hui est composée d’une ethnie franque ou gauloise ! Cependant, depuis une vingtaine d’années, à l’imitation de la politique de discrimination ethnique de Pékin, au lieu de parler du peuple Việt, le pouvoir de Hanoï s’est mis à imposer la notion d’appartenance des Vietnamiens majoritaires à une ethnie dénommée Kinh (traduction ci-dessous du témoignage de deux citoyens vietnamiens), raison pour laquelle on trouve la mention de cette ethnie « officielle » dans tous les textes récents (Wikipedia ou autres) d’auteurs ayant des rapports directs ou indirects avec le régime. Vous ne trouverez aucune mention d’ethnie Kinh ni même d’ethnie majoritaire Việt (sauf en référence à l’ethnie primitive des Việt), mais seulement de population ou peuple Việt dans les textes antérieurs à 1990 comme dans les écrits actuels de tout historien ou ethnographe digne de ce nom.

Il n’existe pas non plus d’ethnie Kinh en Chine avant que le pouvoir communiste chinois ne se mette à en inventer une de toute pièce pour nommer Jing (équivalent chinois de Kinh) le groupe d’environ 20.000 Vietnamiens piégés en 1887 en Chine à l’issue d’un nouveau tracé des frontières vietnamo-chinois décidé entre la Chine et la France après le traité de Tien Tsin (Tianjin), tracé par lequel leurs terres (Tam Đảo) passèrent du côté chinois (dans le Guangxi). Des Vietnamiens immigrés en Chine, il y en a toujours eu le long des siècles au hasard des événements historiques, et ils étaient appelés du nom que prenait le Vietnam à l’époque et finissaient par se fondre dans la masse chinoise. Mais les Kinh/Jing de Tam Đảo, immigrés relativement récents (malgré eux) avec toute leur communauté, ont su garder des traditions et coutumes vietnamiennes qui leur permettent de ne pas être complètement sinisés, ce qui fait d’eux une sorte d’ethnie au sein de la nation chinoise.

Carte de la région où vivent les Jing/Kinh en Chine (presqu’île montrée par la flècheVị trí Tam Đảo mà người Kinh sinh sống

Logiquement cette minorité devrait être appelée Việt puisqu’elle est composée de Vietnamiens, d’autant plus qu’à l’origine le groupe ethnique des Việt vivait dans les territoires de l’actuelle Chine du Sud, mais les différents régimes chinois ont toujours été allergiques au peuple Việt opposé depuis des millénaires au pouvoir des Han (ethnie dont la majorité des Chinois se réclament) qui n’a cessé de les combattre puis de les assimiler, les plus récalcitrants, établis sur les terres de l’actuel Nord-Vietnam (vers les derniers siècles du 1er millénaire avant JC), étant les seuls à avoir su résister à cette sinisation en leur infligeant maintes fois des branlées mémorables.

Pourquoi donc cette soudaine invention d’un peuple Kinh ? Parce que depuis 1990, les dirigeants communistes de Hanoï se sont rendus à la Chine et ont fomenté avec le pouvoir de Pékin une annexion programmée du Vietnam qui doit être rendue officielle dans un avenir proche. Dans ce projet annexionniste qui réalise le rêve millénaire de Pékin, le Vietnam sera gommé de l’histoire pour devenir une simple province chinoise rattachée à celle de Guangzhou (Canton) et les Vietnamiens, englobés dans un peuple Kinh imaginaire partagé entre les deux pays, perdront autant leur identité que leur nom.  Dans le but de faire accepter par la communauté internationale ce coup de force, la Chine, par le biais de ses agents chinois et vietnamiens (aux ordres de Pékin) lance une vaste entreprise de propagande consistant à faire croire que le Vietnam était un territoire chinois avant l’occupation française, que presque tous les Vietnamiens sont d’origine chinoise et forment avec les Chinois du Sud une même entité, dont le « retour à la mère patrie chinoise » est somme toute normale. Plus ou moins le même genre d’assertion que celle tenue à propos du Tibet.

Pour faire croire à des édiles français peu au courant de l’histoire ancienne autant que contemporaine du Vietnam, la délégation chinoise a procédé à une mise en scène grossière qui choque par les mensonges et les contre-vérités proférés que l’assistance gobe complaisamment (cf. commentaires ci-dessous de la vidéo en question). L’argent et les promesses chinois ont-ils donc le pouvoir de faire perdre tout esprit critique ?

En choisissant la France pour y installer une sorte de siège du soi-disant peuple Kinh, Pékin veut faire cautionner par un grand pays européen une audacieuse opération mystificatrice, prélude à une criminelle annexion du Vietnam accompagnée du génocide insidieux aussi bien physique que spirituel de ses ressortissants. Le grand projet culturel proposé à Bussy Saint-Georges, certes utile pour la propagande et l’espionnage (danger dont la France n’a pas assez conscience alors que des pays comme le Canada et la Suède commencent à s’en protéger) a surtout pour objet de masquer ce vrai but : préparer l’opinion internationale à la conquête d’un pays voisin et à l’effaçage d’un peuple qui jouit encore d’un capital de sympathie mondiale de par ses malheurs successifs. Les autorités françaises que nous avons alertées vont-elles accepter le fait accompli et laisser la mairie de Bussy les rendre complices d’un crime odieux contre l’humanité ?

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Nous donnons ici la traduction d’extraits de deux articles sur l’imposition d’un peuple Kinh imaginaire à la place de peuple Việt par le gouvernement communiste vietnamien :

Article de Vương Sinh paru en 2003 dans « Hùng sử việt », Journal de l’association d’histoire et des arts culturels vietnamiens » (http://www.hungsuviet.us/lichsu/Dantockinhlagi.html ), intitulé :

Qu’est-ce que c’est que le peuple Kinh ?

 Au Vietnam il n’existe que le peuple Việt, homogène au point de vue de la culture, du langage et des coutumes, qui représente la majorité (87%) des 54 peuples. Au Vietnam il n’existe pas de peuple Kinh.

Le peuple Kinh est une minorité ethnique (environ 15.000 personnes) parmi les 56 peuples de Chine.

A la lecture des documents relatifs au peuple vietnamien diffusés récemment sur internet, nous ne pouvons nous empêcher d’être étonnés au sujet de l’expression « peuple Kinh » servant à désigner le peuple vietnamien.

Qu’est-ce donc que ce peuple Kinh ? Pourquoi le peuple Việt s’est -il transformé en peuple Kinh ?

Cherchons à comprendre l’origine des termes « Kinh » et « Thượng »

Avant 1975, dans le Sud nous avions coutume de dire « Kinh et Thượng, même maison » pour exprimer la solidarité entre compatriotes vivant dans les basses régions (plaines, villes, capitale) et compatriotes vivant sur les hauts plateaux (montagnes, hautes régions). « Kinh » est l’appellation usitée par les montagnards pour désigner les Vietnamiens (la majorité) habitant dans les plaines, les villes et la capitale… En retour, les habitants des plaines appellent ceux qui vivent sur les hauts plateaux « Thượng », englobant sous ce mot de nombreuses ethnies minoritaires telles que les Thổ, Mán, H’Mông, BaNa, Gia Rai, Ê Đê…

Dans la langue vietnamienne, l’expression « les gens vivant dans telle ou telle localité » se comprend « les gens de cette localité ». Par exemple, les gens vivant à Hanoï sont dits gens de Hanoï. Si quelqu’un habite Saïgon, il est appelé personne de Saïgon.

Ainsi, l’expression « les gens vivant dans telle ou telle localité » ne désigne pas une ethnie du Vietnam, autrement dit, notre pays ne comporte nullement un peuple Hanoï, un peuple Saïgon, un peuple Kinh, un peuple Thượng, mais seulement des gens de Hanoï, des gens de Saïgon, des gens des (régions) Kinh (la majorité qui appartient au peuple Việt ou Lạc Việt), des gens des (régions) Thượng (qui comprennent de nombreuses ethnies ou peuples).

Origine du peuple Việt

Beaucoup de thèses existent. Acceptons provisoirement que « le peuple Việt a pour origine les Lạc Việt, du groupe ethnique des Bách Việt (ndt = les Cent Việt) qui vivaient au Lĩnh Nam (au Sud des montagnes Ngũ Lĩnh et du lac Động Đình) de l’ancienne Chine. A rappeler qu’avant que les Qin n’envahissent le pays, le Lĩnh Nam ne faisait pas partie de la Chine. Evidemment, les Bách Việt qui comprenaient de nombreuses ethnies Việt n’étaient pas des Chinois et le Nam Việt ultérieur n’était pas non plus chinois. Si le Nam Việt était chinois ou appartenait à la Chine, comment se fait-il que les Han durent envoyer Lộ Bác Đức avec une armée envahir le Nam Việt ? »

Le peuple Kinh est une ethnie minoritaire parmi les 56 ethnies chinoises

Au Vietnam il n’existe que des gens Kinh (à la différence des gens Thượng) qui vivent dans les plaines, il n’y existe pas de peuple Kinh. Mais en Chine il y a un peuple Kinh qui est une ethnie minoritaire d’environ 15.000 personnes parmi les 56 ethnies chinoises. Ce sont des Vietnamiens originaires de la région de Đồ Sơn au Vietnam qui s’étaient établis sur trois petites îles Vạn Vĩ, Vu Đầu et Sơn Tâm dépendant de la province Guangxi près de la frontière sino-vietnamienne du fait que « par malchance » ces trois îles furent allouées à la Chine [par la France après le traité de Tien Tsin …]

Ceci est-il une manigance chinoise dans l’esprit Grand Han ?

Les Vietnamiens que nous sommes savons que les Cours chinoises dans l’esprit Grand Han pensent toujours « que le Vietnam n’est qu’un district chinois et que les Vietnamiens descendent des Chinois. Ils exècrent Triệu Đà et le Nam Việt parce que ce roi, originaire du nord avait osé s’opposer à l’empire céleste (en fait auparavant Triệu Đà venait du pays des Triệu que Qin Shi Huang anéantit pour l’annexer à la Chine), et abominent particulièrement Lữ Gia, un natif du Nam Việt, qui osa résister ouvertement contre les armées des Han du Sud. Depuis la destruction du Nam Việt en 111 AD par Lộ Bác Đức sur ordre des Han, les pouvoirs chinois successifs n’appellent jamais notre peuple du nom de « Việt », et n’acceptent point de nommer notre pays sous les noms « Đại Cồ Việt », « Đại Việt », « Việt Nam » … donnés par nos rois. Ils ne désignent notre peuple que par le nom « Giao chỉ » puis « An Nam », et ne concèdent à nos souverains que le titre de « prince de Giao Chỉ » ou de « roi d’An Nam ». Les colonialistes français aussi se sont concertés avec les Chinois pour appeler les Vietnamiens Annamites. Cela parce qu’à certaines époques notre peuple a dû courber la tête et a été asservi pendant près de mille ans d’occupation chinoise et près d’un siècle d’occupation française.

C’est seulement pendant des périodes d’indépendance que nous pouvons être droit debout pour nous reconnaître comme des Việt, que nous sommes fiers que le peuple Việt soit un peuple héroïque.

En changeant le « peuple Việt » en « peuple Kinh » – une ethnie minoritaire parmi les 56 peuples chinois -ceux qui s’occupent de la culture dans notre pays ont-ils involontairement ou volontairement agi de connivence avec les Chinois « Grand Han » pour transformer notre peuple Việt en une minorité chinoise ?

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Article de  Nguyễn Văn Mỹ publié le 27/11/2017 dans la revue « Chúng ta »(= Nous autres)  (http ://www.chungta.com/nd/tu-lieu-tra-cuu/khong-co-dan-toc-kinh.html ) intitulé :

Il n’existe pas de peuple Kinh

Le plus tragi-comique est la déclaration d’état-civil. A l’époque des subventions (ndt : terme pour les temps d’économie complètement dirigiste), il y avait des années où il fallait faire des dizaines de déclaration, on ne sait pour quoi faire.  Les enfants entrant en maternelle doivent aussi présenter une déclaration d’état-civil avec des renseignements sur la période d’avant 1975 alors que leurs parents ne sont pas encore nés à cette date. Et le vocabulaire (des formulaires) est tout à fait vague. Le plus dur est la partie de déclaration des « Qualités et défauts ». On ne sait pas comment s’évaluer justement afin de ne pas nuire à son emploi. Pour ce qui est du « Niveau culturel », comment le mesurer, le déterminer ? Généralement on ne parle que de niveau d’instruction. On se raconte la plaisanterie sur la question relative au « Lieu de naissance », selon laquelle un membre d’une ethnie minoritaire a donné cette réponse : « Qui donc ne naît pas de ce lieu, pourquoi interroger là-dessus ? ». Et puis il y a des questions sur les « Relations familiales », les « Relations sociales ». Ce terme de relations ne serait-il pas pareil que « relations illégitimes » ?

La partie de déclaration de l’ethnie est encore plus incompréhensible. Tous les Vietnamiens sont obligés de déclarer de façon absurde qu’ils sont d’ethnie Kinh. Que veut dire Kinh ? En cherchant à comprendre par moi-même, j’ai vérifié qu’il n’existe aucune ethnie Kinh. Seulement des « personnes Kinh » dans la langue parlée. Cette notion Kinh remonte à l’époque des Nguyễn.  […]

L’expression « personne Kinh » désignait les habitants de la capitale. Progressivement, cette notion de « personne Kinh » s’est élargie pour désigner les habitants des basses régions, y compris les Chinois, les Cham… Opposés à eux sont les personnes « Thượng » c’est-à-dire les habitants des montagnes, des hautes régions. Si nous déclarons que nous sommes d’ethnie Kinh, tous les habitants des hautes régions devraient-ils alors se déclarer appartenir à une même ethnie « Thượng » ? Dans ce cas le peuple vietnamien se partage entre deux ethnies « Kinh » et « Thượng » et non pas entre 54 ethnies comme actuellement.

Les Việt devraient se déclarer d’« ethnie Việt » dans la communauté des Vietnamiens qui comprend 54 ethnies sœurs dont les Việt forment l’ethnie majoritaire. […] Certains disent : « C’est une mince affaire, qu’importe le terme par lequel on nomme le peuple pourvu que le pays soit riche et puissant. Restent tellement de grands sujets de société embrouillés ». Il est vrai que notre pays a plein de problèmes pressants mais je ne considère pas une fausse appellation de notre peuple comme une mince affaire qui n’a pas besoin d’être redressée. Une mince affaire dont l’effet est énorme sur l’entendement et l’action ? Si on ne peut résoudre une mince affaire, comment peut-on s’attaquer à une grande ?

Je souhaite que cette bévue soit vite réparée. Je ne veux appartenir qu’au peuple Việt, je n’aime pas faire partie du peuple Kinh.

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Observations à propos de la video concernant une rencontre entre la municipalité de Busy St Georges et une délégation sino-Jing/King le 25/5/2018 (https://www.youtube.com/watch?v=Gm7JnvTo4Yo&feature=share )

Sur les participants :

1/ Du côté chinois :

  • Le projet concerne en premier lieu un « peuple Kinh » mais ce dernier n’est vraiment représenté que par une soi-disant princesse Kinh. L’ethnie Jing/Kinh en Chine ne comprend qu’environ 20.000 personnes, descendants de pêcheurs vietnamiens habitants de 3 îles appelées Tam Đảo transférées par la France à la Chine après le traité de Tien Tsin en 1884. Quoiqu’ayant gardé quelques coutumes qui les différencient d’autres ethnies, ils sont très sinisés et peu parlent encore vietnamien. Cette communauté de paysans et pêcheurs (et maintenant aussi commerçants) n’a jamais formé une royauté quelconque, alors d’où vient cette princesse qui en plus ne parle pas la langue de ses ancêtres vietnamiens ? Tout au plus, elle peut être la fille d’un chef élu de la petite communauté.

Quant à la famille royale vietnamienne, les seules princesses reconnues ayant droit à ce titre sont les trois filles de feu l’empereur Bảo Đại, des dames déjà très âgées. Faire donc passer pour une « princesse d’Annam » une Chinoise inconnue et sans classe évidente c’est commettre une pure escroquerie.

  • Les Kinh/Jing de Chine vivent dans le GuangXi mais le chef de la délégation représente le Guangzhou. Cela se comprend seulement si l’on sait que la Chine a le dessein d’annexer le Vietnam pour en faire une province dépendant du gouverneur de Guangzhou qui donc a pleine autorité sur tous les Kinh (auxquels elle assimile les Vietnamiens avec la complicité du pouvoir de Hanoï).
  • La Chinoise qui agit comme porte-parole de la délégation chinoise grâce à son trilinguisme (français-chinois-vietnamien) est en réalité une Chinoise émigrée du Vietnam (Saïgon-Chợ Lớn). Bien qu’elle parle plusieurs langues, elle ne les maîtrise guère et fait des traductions ou explications plus qu’approximatives.

2/ Du côté des soi-disant Kinh de France :

  • D’abord ces participants sont des Vietnamo-français originaires du Vietnam, un pays distinct de la Chine. Ils ne représentent qu’eux-mêmes, aucune organisation ou association vietnamienne de France ayant pignon sur rue n’étant au courant de l’élaboration du projet et encore moins ne les a délégués.
  • En venant à cette réunion, implicitement ils reconnaissent faire partie de l’ethnie imaginaire Kinh décrétée par le Parti communiste vietnamien au pouvoir, et agissent donc dans l’intérêt de ce dernier ainsi que dans celui de la Chine dont dépend le PCVN contre leur propre peuple d’origine, les Việt.
  • La personnalité du « bonze » qui sert d’intermédiaire entre la mairie et les autres pose problème. En Asie l’habit ne fait pas le bonze, étant donné que dans le milieu bouddhiste, il n’existe pas d’institution organisée et hiérarchique qui nomme et contrôle ses ministres du culte comme dans l’Eglise catholique. C’est par une conduite exemplaire et la renommée bouche-à-bouche que l’on reconnaît un bonze authentique. En principe un homme de religion ne s’occupe pas de lobbying surtout quand elle concerne une politique aussi tortueuse que celle de Pékin et Hanoï. Les propos évasifs sur les Kinh et le suivisme à l’égard des Chinois du bonze MT le classent comme un opportuniste et un traître envers son pays natal.

Sur le projet :

1/ Nous ne discutons ici que des points concernant le Vietnam, même si nous avons des sérieux doutes sur le bien-fondé des promesses de rentabilité (les 100.000 emplois !) et de rayonnement culturel que les Chinois font miroiter aux autorités françaises.  

2/ Le clou du projet est un « Parc de la paix des peuples et des nations du monde », expression ronflante et plus est mensongère puisque ce projet loin d’être pacifique constitue une machination agressive contre le peuple vietnamien et sert de tremplin à la reconnaissance par la France d’une future annexion ou tibétisation du Vietnam.

3/ Le parc sera construit aux frais du peuple Kinh. Lequel ? La seule ethnie Kinh en tant que groupe humain homogène de même culture et de même origine est celle des Jing/Kinh de Chine, une communauté de quelques 20.000 paysans, pêcheurs et commerçants modestes. Comment peut-elle avoir l’argent nécessaire pour financer ce projet ? Les Vietnamiens auxquels Pékin et Hanoï veulent appliquer le terme Kinh rejettent quasi (car il y a toujours une minorité de collabos et traîtres) unanimement cette appellation qui ne correspond à aucune réalité, et donc ne voudront jamais s’associer à une manœuvre contre leur identité. Derrière le peuple Kinh se profile en fait le gouvernement chinois à travers la province de Guangzhou et ses capitalistes rouges.

3/ Dans le projet est prévu un organisme éducatif et culturel qui s’occupe en même temps de « l’administration du peuple Kinh ». Quèsaco ? L’administration d’un peuple est affaire de gouvernement. Comment des Chinois osent-ils envisager installer un gouvernement officiel en France et pourquoi les autorités françaises n’ont-elles pas tiqué devant une telle visée ? Et puis de quel peuple Kinh s’agit-il, puisque les Kinh/Jing vivent en Chine ? Restent les Vietnamiens que les Chinois veulent assimiler aux Kinh contre toute vraisemblance malgré la complicité servile du pouvoir de Hanoï. Qui donc va s’arroger le droit de les administrer ? Les financiers du projet, c’est-à-dire les Chinois ? Au Vietnam ils ont déjà un gouvernement. Les auteurs du projet visent donc les Vietnamiens émigrés à l’étranger, en particulier ceux vivant en France. Or, pour la plupart ils sont devenus citoyens des pays qui les accueillent. Les Chinois prétendent-ils administrer des citoyens français, à supposer qu’ils l’acceptent ?

Sur la réunion elle-même :

1/ 15.25 – : Selon le bonze la réunion marque « la célébration de la renaissance du peuple Kinh ». Ces quelques mots qui énoncent deux contre-vérités dévoilent cyniquement le dessein maléfique de Pékin :

  • Pour qu’un peuple renaisse il faut d’abord qu’il ait existé et soit en voie de disparition. Or le seul peuple Kinh existant est l’ethnie Jing/Kinh en Chine qui y prospère et donc n’est pas mourant. Et même cette ethnie Kinh est une invention chinoise pour désigner une minorité de Vietnamiens immigrés malgré eux en Chine en 1887 ; la désignation exacte pour cette minorité doit être Việt, mais le terme Việt est tabou pour le pouvoir chinois car il évoque trop d’humiliation infligée par les Vietnamiens aux armées chinoises
  • Quand les participants parlent des qualités et du nombre des Kinh, ils parlent en réalité des Vietnamiens mais sans jamais les nommer comme tels et sans jamais citer leur pays, le Vietnam. Ils profitent du fait que le pouvoir de Hanoï, soumis à Pékin, s’est mis à appliquer depuis les années 1990 une politique discriminatoire de division de la population par ethnies à l’imitation du pouvoir chinois, et à imposer par suite l’appartenance des Vietnamiens à une ethnie Kinh imaginaire. Ce décret du pouvoir ne change pas au fait qu’historiquement il n’existe aucune ethnie Kinh, seulement une ethnie Việt ou plus précisément Lạc Việt dont tout le peuple se réclame. Peuple qui brille par son dynamisme et n’a pas à renaître, à moins que la Chine ne réussisse à le génocider comme c’est son intention et que montrent ses manigances.
  • Pourquoi vouloir faire renaître un peuple qui n’a pas réellement existé ? Le but de Pékin n’est-il pas plutôt au contraire de faire naître ce qui n’a jamais existé (les Kinh) dans le but d’effacer ce qui a existé (les Việt) au moins officiellement sur le papier ?

2/ 15.26 – : Le bonze se pare de l’autorité de l’Unesco pour appuyer ses dires. Qu’a dit ou fait exactement l’Unesco, il ne le précise pas.

  • S’il s’agit de « l’ethnie Kinh du Vietnam, il faut savoir que l’Unesco n’a pas à approuver ou non le changement de nom d’un pays ou d’un peuple quand c’est décidé par son propre gouvernement, il n’en commente pas la justesse et se contente d’en prendre acte, comme par exemple quand le Dahomey devient le Bénin. Cependant, pour désigner les ressortissants du Vietnam, aucun organisme international ne les désigne par » Kinh » mais par « Vietnamiens ».
  • S’il veut parler du « Parc mondial de la paix des peuples et des nations » soi-disant « construit par le peuple Kinh », l’avis de l’Unesco est a priori positif dès qu’un projet se pare d’un but pacifique. Parions que si l’Unesco a vent de la mystification et des arrière-pensées politiques chinoises, cet organisme se tiendrait à l’écart du projet s’il ne le dénonce pas.

3/ 16.21 – : Le projet comporte un bâtiment réservé à « l’étude et à l’administration du peuple Kinh » :

  • L’ethnie Kinh proprement dite, les Jing/Kinh ne comporte que 20.000 personnes et est déjà le sujet de nombreuses études, et les recherches à leur sujet doivent avoir lieu chez eux, en Chine et non pas en France. Quant aux Vietnamiens, les institutions qui les prennent comme objet d’études abondent au Vietnam et de par le monde, en particulier en France qui n’a pas besoin d’un autre organisme pour cela, et encore moins d’un organisme dont l’objectif est trompeur et mensonger.
  • L’administration d’un peuple est affaire de gouvernement. En acceptant sur son territoire un terrain consacré à une telle activité, la France admet la création d’un Etat dans son propre Etat, une concession de type HongKong autrefois. Comment une proposition aussi extravagante peut-elle passer sans réaction de la mairie ?
  • De plus quel est ce peuple que l’on veut administrer ? Les Kinh/Jing vivent dans le Guangxi en Chine où ils sont sous la dépendance de Pékin via les autorités provinciales. Quel besoin de leur administration en France loin de chez eux ? Vise-t-on les Vietnamiens assimilés contre toute vraisemblance aux Kinh ? ils ont un pays (le Vietnam) qui s’occupe d’eux et des ambassades pour ce faire quand ils séjournent à l’étranger. S’ils ont pris la nationalité de leur pays d’accueil, ils dépendent des seules autorités de ce dernier. Que cache alors le projet insolite proposé ?

4/ 19.30 – : Remise des 3 premiers « drapeaux » :

  • D’abord, les ethnies en Chine n’ont pas le droit d’avoir des drapeaux spécifiques, genre drapeau national. On n’a qu’à voir comment les grands peuples comme les Tibétains et les Ouighours sont réprimés dès qu’ils veulent brandir leur emblème. C’est une tromperie de présenter des panneaux-étendards comme des drapeaux du peuple Kinh.
  • Les soi-disant drapeaux ne symbolisent rien du tout et ne sont que des banderoles de tissu sur lesquels sont inscrites des phrases indicatives, en l’occurrence pour 3 panneaux : « ancêtres à travers les âges (époques – le bonze a mal transcrit en vietnamien le caractère correspondant qui est đại et non  triều ) de l’ethnie Kinh » ; d’après cette phrase indicative ils doivent servir non au culte qui est interdit en Chine mais à la commémoration des ancêtres des Kinh/Jing que l’on déploie certainement lors des fêtes folkloriques de l’ethnie. Or, ces ancêtres sont des Vietnamiens puisque les Kinh/Jing venaient du Vietnam. Veulent-ils remonter plus loin dans la nuit des temps, qu’ils honorent les Việt dont il ne reste rien en Chine mais des traces dans une histoire mythifiée au Vietnam. S’ils ont tellement de vénération pour leurs ancêtres, qu’ils viennent bâtir un monument au Vietnam pour leur rendre hommage, mais pas en France !
  • La phrase en petits caractères à gauche est expliquée comme « le symbole des hautes autorités en Chine et dans le monde » ! Du n’importe quoi ! Les phrases en marge d’un panneau décoratif n’ont aucune valeur symbolique ou autre, et ne font que donner d’un côté le nom ou le titre de la personne qui reçoit le panneau et de l’autre côté celui de la personne qui en est le donateur. Ainsi la mairie de Bussy St Georges qui reçoit le panneau-étendard est notée à droite du panneau ; à gauche c’est par exemple dans le 1er panneau la mention du « chef de secteur » de l’ethnie Kinh/Jing, c’est-à-dire l’administrateur des 20.000 Kinh/Jing de Chine, qui n’est donc qu’un fonctionnaire et non pas un personnage à l’égal du pape comme le vante la porte-parole.

5/  29.20 – : Remise des 4 autres « drapeaux »

  • Les quatre banderoles à un seul gros caractère signifient dans l’ordre de la présentation : « La patrie ordonne à l’ethnie », phrase plutôt vague et ambiguë.
  • Les caractères « ancêtres » et « pays » sur les 4e et 5e banderoles forment ensemble le mot patrie, la patrie étant étymologiquement le pays des ancêtres. Dans le contexte, de quelle patrie les auteurs du projet parlent-ils ? Là réside leur duplicité et leur intention mensongère. Si l’on prend le mot dans son sens originel, cette patrie doit être le Vietnam où reposent les ancêtres reculés des Kinh/Jing. Si c’est le pays où ils vivent depuis quelques générations et où reposent leurs proches aïeux, c’est la Chine. Or, la porte-parole parle d’une patrie à venir. Qu’est-ce donc ? Rêverait-elle de transformer la France en pays des Kinh puisqu’elle demande à une municipalité française de garder en gage les étendards « patrie » des Kinh comme symbole ?
  • Le bonze parle de la création d’une patrie Kinh à l’exemple d’Israel. Mais les Juifs n’avaient pas de pays à eux, alors que les Vietnamiens (que Pékin-Hanoï veulent assimiler aux Kinh) en ont un, le Vietnam, où il y a de la place pour accueillir les Jing/Kinh s’ils veulent revenir au pays de leurs ancêtres. Pourquoi vouloir créer une autre patrie ? Pour qui et où ?
  • La porte-parole et le bonze vantent l’existence de 3 millions de Kinh vivant de par le monde et cite l’ONU pour appuyer leurs dires. Il s’agit en réalité des réfugiés vietnamiens qui ont fui le communisme après la chute de Saïgon (1975), en particulier les boat people des années 1980, comptabilisés par l’Organisation internationale pour les migrations des Nations Unies qui se réfère à eux comme des Vietnamiens et non des Kinh (invention récente de Pékin-Hanoï). Avec leurs descendants et en comptant aussi les émigrés économiques dont font partie les travailleurs envoyés à l’étranger par le pouvoir vietnamien pour résoudre le chômage et récolter les devises qu’ils envoient au pays, la diaspora vietnamienne compte actuellement environ 4,5 millions de personnes dont 1,8 million aux Etats-Unis et 300.000 en France. La plupart ont pris la nationalité du pays d’accueil ; ils restent attachés au Vietnam, se considèrent comme d’origine Việt et nullement Kinh. Leur affubler le terme Kinh constitue une idiotie sinon une injure. Même le pouvoir de Hanoï qui l’impose doit parler du peuple Việt et ne se sert du terme Kinh que pour les différencier des autres ethnies.
  • En déclarant que « 27 nations qui ont des peuples Kinh sont venus rejoindre le peuple Kinh à Bussy », le bonze profère moins un mensonge qu’une ânerie ou une absurdité. Comment des nations peuvent-elle rejoindre un peuple ? Et dans une petite ville française ?
  • En présentant la 6e banderole dont le caractère inscrit dessus signifie « ordre ou ordonner » la porte-parole falsifie l’histoire du Vietnam : elle vante l’esprit irréductible des Kinh sans préciser que c’est celui des Việt, et déclare que les Kinh ont toujours « accompagné » la Chine, alors qu’en fait d’accompagnement, c’est une lutte continuelle contre ce puissant voisin. Elle fait croire que les Kinh/Vietnamiens ont toujours été pour la Chine, que la Chine n’a accordé l’indépendance au Vietnam (qu’elle s’obstine à appeler de ses vieux noms Giao Chỉ et An Nam (des noms donnés au Vietnam par les conquérants Han et Tang) qu’en 1884 (traité de Tien Tsin). Sachez qu’au cours de ses 4 millénaires d’existence, à part des périodes d’occupation chinoise (la dernière s’arrêtant en 1428) lesquelles additionnées durèrent certes mille ans, et une occupation française de près d’un siècle, le Vietnam était un pays indépendant, et les Vietnamiens sont d’autant plus chatouilleux sur cette question d’indépendance qu’ils en connaissent le prix.
  • L’ordre de la patrie, dans l’explication de la porte-parole, c’est « l’ordre à tous les Kinh de se rassembler » à Bussy Saint-Georges (comment ?) en attendant d’avoir une patrie ( ?) pour le développement du peuple ( ?). Encore une phrase ou une idée absurde. Et quelle est donc cette patrie qui donne l’ordre puisqu’au dire de la porte-parole elle n’existe pas encore ? Comme les Kinh/Jing sont citoyens chinois et que leur patrie est donc la Chine (laquelle d’ailleurs finance le projet), l’ordre de la patrie n’est-il pas en réalité l’ordre de la Chine ? Laquelle, faisant croire que les Vietnamiens sont des Kinh parents d’une ethnie chinoise Kinh/Jing, a l’intention de les rassembler sous un pays des Kinh imaginaire qui se concrétiserait en 2020 (selon un traité secret – mais éventé – entre les deux pouvoirs communistes) par la dissolution du Vietnam dans une province autonome englobant la petite communauté Jing/king, placée sous la domination de Pékin avant son annexion définitive 20 ans après. Il va sans dire qu’un gouvernement vietnamien non inféodé à Pékin comme le pouvoir communiste actuel pourrait facilement retourner l’argument en sa faveur : puisque les Kinh/Jing venaient du Vietnam et que la majorité des Kinh/Việt vivent au Vietnam, c’est plutôt à Hanoï de les rassembler sur un même territoire englobant donc une portion du GuangXi.
  • Dans l’« allocution » de la soi-disant princesse lors de la présentation de la 7e banderole, il est à souligner la phrase « we hope a new government in the future ». Que veut-elle dire par là ? Les Jing/King de Chine dont elle est la représentante ne sont qu’une poignée infime (20.000) par rapport à la masse des 1,4 milliards de Chinois, et ont déjà un gouvernement qui siège à Pékin. La petite communauté voudrait-elle faire sécession ? ou plutôt, se prétendant fille du roi ( ?) des Kinh, elle entend représenter un peuple Kinh élargi comprenant 85% de la population vietnamienne et voudrait régner sur tout le Vietnam avec l’appui de la Chine ?

6/ 43.25 Discours du chef de la délégation chinoise :

  • Ce représentant de la province de Guangzhou répète les désinformations historiques sur le Vietnam de la porte-parole et vers la fin souhaite que les Kinh « accompagnent le Guanzhou dans son développement ». Cette phrase ambiguë lève en fait le voile sur le sort que la Chine réserve au Vietnam après l’annexion programmée : être rattaché à la province de Guangzhou.
  • C’est d’ailleurs cette province via ses capitalistes qui financent le projet. Pourquoi le Guanzhou et non le Guangxi où vivent les Jing/Kinh ? ¨Parce que la frontière entre le Guangzhou et le Vietnam sont plus perméables et facilitent l’annexion.

Bref, tout le projet est une mise en scène qui a pour but d’installer dans l’esprit des Français et du monde entier l’idée d’un peuple Kinh imaginaire, de l’assimiler au peuple vietnamien puis d’effacer les mots Viêt, Vietnam et Vietnamien du vocabulaire des nations, ensuite de faire croire que les Kinh (du Vietnam) ne sont qu’une ethnie chinoise pour un temps séparée de la mère patrie chinoise, et enfin de faire accepter sans protestation internationale (en particulièrement de la France, complice avec l’approbation de ce projet) l’annexion du Vietnam baptisée alors retour de l’ethnie à la mère-patrie.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur les accords secrets de Chengdu (1990)

L’invasion de plus en plus manifeste du Vietnam par la Chine via des concessions d’une partie immense du territoire national a fini par réveiller la conscience patriotique (jusqu’ici endormie par les berceuses mensongères du parti) du peuple vietnamien persuadé maintenant en majorité que la « vente » du pays à Pékin par le pouvoir communiste de Hanoï lors des accords secrets de Chengdu en 1990 est une réalité. L’approche de la date fatidique de 2020 à laquelle le Vietnam sera livré à la Chine pour en devenir une province autonome, ajoutée à l’accélération de l’emprise de Pékin sur leur vie quotidienne et à la promulgation d’une série de mesures destinées à museler l’opinion et à paralyser toute réaction (loi de sûreté sur internet, loi martiale et décret sur le couvre-feu) en vigueur à partir du 1/1/2019, accule  les citoyens à mettre leur existence physique en jeu par le choix entre mort immédiate (en cas de révolte) et mort différée (en cas de tibétisation), choix à prendre rapidement puisque le temps leur est compté.

Au moment où ces accords secrets reviennent sur les lèvres, il est instructif de rappeler que, suite à des indiscrétions en 2014 de deux journaux chinois (New China press et Global times) sur les engagements de servitude volontaire du parti communiste vietnamien, 61 membres de l’appareil au pouvoir signèrent une pétition réclamant la levée du secret sur les accords, laquelle leur fut refusée. A cette époque, une des rares personnalités honnêtes du régime, le général en retraite Lê Duy Mật (décédé depuis) adressa à diverses autorités une lettre sur le même sujet, lettre qui, comme on peut s’y attendre, resta sans réponse. Ce document, de par la justesse de ses propos, reste d’actualité et pour la gouverne des sceptiques francophones, en voici la traduction :

Hanoï le 2/8/2014,

Au Secrétaire général du Bureau exécutif central du Parti,

Aux Délégués du Bureau politique,

Aux Délégués du Secrétariat central du Parti,

Aux Délégués centraux du Parti, Session XI.

Je, soussigné Lê Duy Mật, Général de brigade, Ex Commandant adjoint – Chef d’Etat-major de la 2e région militaire et Commandant du Front 1979-1984 (Hà Giang), au nom d’un certain nombre de membres du Parti, me permets de vous exposer nos inquiétudes et de vous présenter la présente pétition :

La guerre frontalière de 1979-1984 était aussi l’une des guerres les plus sanglantes et les plus douloureuses de notre histoire. C’était une campagne semblable à celles de Bạch Đằng, Chi Lăng, Đống Đa, mais pourquoi au bout de 30 ans n’est-elle toujours pas l’objet d’un bilan, pourquoi n’en tire-t-on pas l’expérience au service de cet objectif pressant et imminent qu’est la protection de la Patrie ? Ce bilan est extrêmement nécessaire et sera très utile quand l’adversaire à combattre reste le même, quand l’envahisseur est proche et non pas lointain comme dans la guerre anti-française et anti-américaine. En outre, les politiques envers les familles des héros morts pour la patrie et les combattants contre l’envahisseur en 1979-1984 que nous avons maintes fois proposées n’ont pas été tranchées et ne récoltent que de vaines promesses.

Y-a-t-il une raison à cela, celle que nous évoquons ci-dessous ?

Nous savons tous que tous les côtés négatifs de la société actuelle sont causés par la Chine, qu’elle a fait que la production de notre pays reste à la traîne et rétrograde, et cela étant, elle profère encore des paroles ignominieuses à l’égard de tout notre peuple : « Les Vietnamiens sont des bâtards, des êtres sans vergogne, il faut leur donner quelques autres leçons ». Pourtant, nos dirigeants n’ont absolument aucune réaction !

Puis, lorsque des mauvais éléments mêlés aux manifestants ont été incités à saccager près de 1000 usines de la Corée du Sud, de Formose, de Singapour, et de la Chine, les policiers ferment les yeux, ne paraissent qu’ensuite, ne sanctionnent que sommairement et s’excusent auprès de ces entreprises en leur proposant un dédommagement pour leurs pertes. Cependant, alors que la Chine emboutit et détruit près de 30 de nos bateaux nous ne lui réclamons pas énergiquement réparation, mais ne faisons que la réprouver « légèrement ».

Quand survient un petit incident civil inhabituel, aussitôt à minuit l’ambassadeur du Vietnam à Pékin est convoqué pour recevoir une lettre de protestation, mais lorsque c’est la Chine qui nous cause des dommages, un cadre du Ministère des Affaires étrangères vient au consulat de Chine à Hanoï pour lui remettre la lettre de protestation.

Le plus étonnant est que le Comité provincial du parti de Guangdong a l’audace d’envoyer une lettre au Ministère des Affaires étrangères du Vietnam pour exiger la réalisation de 16 tâches. Une attitude condescendante, méprisante envers notre pays, très impolie mais que toujours nous supportons.

La Chine prend la liberté de faire pénétrer une plate-forme de forage dans les eaux territoriales du Vietnam au fi des protestations de notre population et de la condamnation de l’opinion internationale. Lorsque la plate-forme se retire, elle déclare qu’elle a accompli sa mission. C’est ainsi qu’agit la Chine, mais nous continuons à féliciter ce pays d’être un bon ami, digne des 16 lettres d’or et des 4 bons (ndt : il s’agit des caractères chinois définissant cette « amitié » proposés en 1999 par Jiang Zemin et utilisés depuis comme leitmotiv dans les relations sino-vietnamiennes, qui signifient : longue stabilité, se dirigeant vers l’avenir, de bons voisins, pleine collaboration ; bons voisins, bons amis, bons camarades, bons partenaires). Au point que l’opinion mondiale s’étonne de notre trop grande pusillanimité.

Plus surprenant encore, notre gouvernement réprime ceux qui manifestent contre les envahisseurs dans notre pays et n’encourage que les manifestations à l’étranger.

Est-il possible que l’héroïque peuple vietnamien, qui par trois fois a vaincu les Mongols des Yuan, dont la victoire de Điện Biên Phủ est célèbre sur les 5 continents et ébranle le monde, soit aujourd’hui si faible et si lâche ? Nous pensons que la cause profonde en est le pacte de Chengdu du 4/9/1990 signé par un certain nombre de dirigeants. Nous ignorons encore ce qui est vrai et faux, mais savons seulement que les phénomènes négatifs qui ont eu lieu traduisent la teneur de ce pacte. Citons-en un extrait : « Pour l’existence de la construction du communisme, le parti communiste et le gouvernement du Vietnam propose à la Chine de régler les différends entre les deux pays. Le Vietnam s’efforcera de tout cœur à consolider la vieille amitié entre les deux partis et les peuples des deux pays, que le président Mao Zedong et le président Hồ Chí Minh se sont donné la peine de bâtir dans le passé. Et le Vietnam exprime son désir d’être prêt à accepter de devenir une zone autonome dépendant du pouvoir central à Pékin, telle que celles réservées par la Chine à la Mongolie intérieure, au Tibet, au Guangxi…

De son côté, la Chine approuve et est d’accord pour accepter cette proposition, et donne au Vietnam 30 ans (1990-2020) pour que le parti communiste vietnamien effectue les démarches nécessaires à l’adhésion dans la grande famille des peuples chinois » (fin de l’extrait) (1).

C’est pourquoi nous demandons que lors de ce congrès du Comité central, le Bureau politique et le Secrétariat publient tous les textes du pacte de Chengdu, afin d’en démontrer le vrai et le faux. Si les accords de de Chengdu sont réellement comme susdit, c’est clairement un traité très dangereux pour le pays semblable à une trahison envers la Patrie. Alors nous proposons que le Congrès du Comité central examine et dénonce publiquement ce pacte, remette de l’ordre dans l’organisation, sanctionne les signataires et ceux qui le mettent en œuvre par la suite. C’est seulement ainsi que notre Parti est réellement un Parti authentique, qui a le courage de reconnaître ses défauts, de les admettre publiquement comme le dit l’oncle Hồ : « Un Parti qui n’ose pas reconnaître ses défauts et les admettre publiquement  est un Parti fichu ».                                                                                                                D’après son statut (art.3, §3), le Parti appartient au peuple travailleur, à l’ensemble de ses membres, aussi avons-nous le droit d’exiger que soient rendues publiques les activités des dirigeants, afin que le peuple connaisse, le peuple délibère, le peuple fasse, le peuple contrôle comme c’est inscrit dans les décisions du Comité central.

Ci-dessus sont des motions venant du cœur et des préoccupations de membres du parti. J’espère que le Bureau politique et le Secrétariat respecteront les avis de membres de base du parti et réaliseront les tâches susdites, à savoir en bref :

1- Faire le bilan de la guerre de 1979 contre l’envahisseur, réaliser la politique de rassemblement des tombes et de reconnaissance de l’action des héros décédés dans la guerre contre l’envahisseur comme dans tant d’autres guerres auparavant de notre peuple pour la protection de la patrie, organiser des commémorations solennelles chaque année.

2- Rendre public le pacte de Chengdu de septembre 1990 afin que tout l’ensemble du peuple, l’ensemble du parti connaisse le vrai et le faux, et expliquer publiquement les phénomènes négatifs. Le pacte de Chengdu est un abcès en train de se propager dans tout le corps de notre pays.

Le risque de perdre le pays est actuellement une réalité ; espérons, camarades, que vous avez une conscience, que vous réaliserez à tout prix tout cela pour l’avenir de la patrie. Si ce Xe Congrès du Comité central n’arrive pas à dégager une déclaration, veuillez l’introduire dans le programme du Congrès extraordinaire du Parti ou du 12e Congrès.

Nous attendons une réponse de votre part, camarades.

Respectueusement,

Général de brigade Lê Duy Mật

 

(1) D’après l’information des Nouvelles Presses chinoises et du journal chinois Global times.

(D’après le blog Bà đầm xòe/TTHN)

(Le texte original est envoyé par le général Lê Duy Mật au détenteur du blog Bà đầm xòe)

________________

Texte original vietnamien :

Thiếu tướng Lê Duy Mật – Có hay không một thỏa hiệp bán nước?

YÊU CẦU TỔNG KẾT CUỘC CHIẾN 1979 – 1984
VÀ CÔNG KHAI THỎA HIỆP THÀNH ĐÔ

Cộng Hòa Xã Hội Chủ Nghĩa Việt Nam – Độc Lập Tự Do Hạnh Phúc

Hà Nội ngày 20 tháng 07 năm 2014

Kính gửi:
– Đ/C Tổng Bí thư BCHTW Đảng
– Các đ/c Uỷ viên Bộ Chính Trị
– Các đ/c Uỷ viên Ban Bí thư TW Đảng
– Các đ/c ủy viên Trung ương Đảng khóa XI.

Tôi là: Lê Duy Mật – Thiếu tướng – Nguyên Phó Tư lệnh – Tham mưu trưởng Quân khu 2 và Tư lệnh Mặt trận 1979-1984 (Hà Giang) thay mặt một số đảng viên xin được nêu thắc mắc và kiến nghị như sau:
Cuộc chiến tranh biên giới 1979 – 1984 cũng là một trong những cuộc chiến đẫm máu vô cùng đau thương trong lịch sử nước ta. Đây là cuộc chiến tương tự các cuộc chiến Bạch Đằng,Chi Lăng, Đống Đa, nhưng tại sao đã qua 30 năm mà cuộc chiến này vẫn không được tổng kết, đúc rút kinh nghiệm phục vụ cho mục tiêu bảo vệ Tổ quốc cấp thiết trước mắt, Việc tổng kết này vô cùng cần thiết và sẽ rất hữu ích khi mà đối tượng chiến đấu vẫn là một, khi mà quân xâm lựợc đang cận kề chứ không xa xôi như trong các cuộc chiến chống Pháp, chống Mỹ. Bên cạnh đó các chính sách đối với gia đình liệt sĩ và những người chống xâm lược năm 1979 – 1984, chúng tôi đã nhiều lần đề nghị nhưng vẫn không được giải quyết, mà chỉ có những lời hứa hẹn xuông.

Phải chăng có một nguyên nhân mà chúng tôi sắp nêu lên sau đây.
Chúng ta đều biết mọi tiêu cực trong xã hội hiện nay từ Trung Quốc gây ra, khiến cho nước ta sản xuất lẹt đẹt, lạc hậu, đã thế, họ lại còn có những lời sỉ nhục đôi với cả dân tộc ta: “Việt Nam là con hoang, loại vô liêm sỉ, phải cho thêm vài bài học”.

Vậy mà, lãnh đạo ta không hề có một phản ứng nào!

Rồi khi bọn xấu trà trộn trong đám biểu tình được xúi giục phá phách gần 1000 nhà máy của Hàn Quốc, Đài Loan, Singapore, Trung Quốc, thì công an lúc đó làm ngơ, sau đó mới xuất hiện, chỉ xử lý qua loa và xin lỗi xin đền bù thiệt hại cho họ. Trong khi đó Tung Quốc đâm phá gần 30 tàu, thuyền của chúng ta thì không quyết liệt đòi bồi thường, mà chỉ “nhẹ nhàng” lên án.
Khi có hiện tượng bất thường nho nhỏ về dân sự thì lập tức nửa đêm đại sứ của Việt Nam ở Bắc Kinh bị gọi đến để nhận thư phản kháng, còn khi Trung Quốc gây hại cho ta thì chỉ có cán bộ Bộ Ngoại giao Việt Nam đến gặp cơ quan Lãnh sự Trung Quốc tại Hà Nội để giao công hàm phản kháng.
Lạ lùng nhất là tỉnh ủy Quảng Đông mà lại ngang nhiên gửi công văn cho Bộ Ngoại giao Việt Nam yêu cầu phải thực hiện 16 việc phải làm. Một thái đọ trịch thượng, coi thường nước ta rất vô lễ mà ta vẫn chịu đựng.
Trung Quốc tự tiện cho giàn khoan vào xâm nhập lãnh hải Việt Nam bất chấp mọi ý kiến phản đối của nhân dân ta và dư luận các nước lên án. Khi rút đi, họ tuyên bố là do họ đã xong việc. Trung Quốc làm như vậy mà ta vẫn khen Trung Quốc là bạn tốt,16 chữ vàng và 4 tốt. Đến nỗi dư luận thế giới cũng phải ngạc nhiên về thái độ quá ư nhu nhược của chúng ta.
Ngạc nhiên hơn là Nhà nước đàn áp những người biểu tình chống xâm lược ở trong nước mà chỉ khuyến khích biểu tình ở nước ngoài.

Chẳng lẽ một dân tộc Việt Nam anh hùng đã ba lần chiến thắng Nguyên Mông, đã có Điện Biên phủ lừng lẫy năm châu chấn động địa cầu mà nay lại hèn kém như vậy sao! Chúng tôi cho rằng nguyên nhân sâu xa là ở Thỏa hiệp Thành Đô ngày 4/9/1990 của một số vị lãnh đạo. Chúng tôi chưa rõ thực hư thế nào mà chỉ biết sau này những hiện tượng tiêu cực xảy ra đã thể hiện nội dung của bản Thỏa hiệp đó. Xin trích một đoạn Thỏa hiệp Thành Đô: “Vì sự tồn tại của sự nghiệp xây dựng Chủ nghĩa Cộng sản, Đảng Cộng sản và Nhà nước Việt Nam đề nghị phía Trung Quốc giải quyết các mối bất đồng giữa hai nước. Phía Việt Nam sẽ cố gắng hết sức mình để vun đắp tình hữu nghị vốn lâu đời vốn có giữa hai đảng và nhân dân hai nước do Chủ tịch Mao Trạch Đông và Chủ Tịch Hồ Chí Minh đã dày công xây đắp trong quá khứ. Và Việt Nam bày tỏ mong muốn sẵn sàng chấp nhận làm một khu vực tự trị thuộc chính quyền Trung ương tại Bắc Kinh, như Trung Quốc đã dành cho Nội Mông, Tây Tạng, Quảng Tây….
Phía Trung Quốc đồng ý và đồng ý chấp nhận đề nghị nói trên, và cho Việt Nam thời gian 30 năm (1990-2020) để Đảng Cộng sản Việt Nam giải quyết các bước tiến hành cần thiết cho việc gia nhập đại gia đình các dân tộc Trung Quốc.”. (Hết trích) (1).

Vì vậy, chúng tôi yêu cầu trong hội nghị TW này Bộ chính trị, Ban Bí thư cần công bố các văn bản của Thỏa hiệp Thành Đô, để chứng minh thực hư thế nào. Nếu Thỏa hiệp Thành Đô là đúng như vậy thì rõ ràng là một bản thỏa hiệp rất nguy hiểm cho đất nước như là phản bội Tổ Quốc. Vì vậy, chúng tôi đề nghị Hội nghị TW xem xét và ra tuyên bố phản bác bản thỏa hiệp đó, chấn chỉnh lại tổ chức, kỷ luật những người đã ký và những người thực hiện sau này. Có như vậy Đảng ta mới thực sự là một Đảng chân chính, dám nhận khuyết điểm, dám công khai khuyết điểm như Bác Hồ đã nói: “Một Đảng mà không dám nhận khuyết điểm, công khai khuyết điểm là một Đảng hỏng”.
Theo điều lệ Đảng (điều 3 khoản 3), Đảng là của nhân dân lao động, Đảng của toàn thể đảng viên vì vậy chúng tôi có quyền yêu cầu phải công khai các hoạt động của những người lãnh đạo để dân biết, dân bàn, dân làm, dân kiểm tra như trong các Nghị quyết TW đã đề ra.

Trên đây là những kiến nghị tâm huyết và bức xúc của đảng viên. Tôi mong rằng: Bộ chính trị, Ban bí thư nên tôn trọng ý kiến của các đảng viên cơ sở và thực hiện các việc nói trên. Tóm lại là:

  1. Tổng kết cuộc chiến tranh chống quân xâm lược năm 1979, thực hiện chính sách qui tập mồ mả ghi công các anh hùng liệt sĩ trong cuộc chiến tranh chống quân xâm lược cũng như bao cuộc chiến tranh bảo vệ Tổ Quốc trước đây của dân tộc ta, tổ chức kỷ niệm trọng thể hàng năm.
  2. Công khai bản Thỏa hiệp Thành Đô tháng 9/1990 để toàn dân, toàn Đảng biết được thực hư và ra tuyên bố để giải thích các hiện tượng tiêu cực. Thỏa hiệp Thành Đô là thứ ung nhọt đang di căn khắp cơ thể đất nước ta.
    Nguy cơ mất nước đang là sự thật, mong các đồng chí có lương tâm, vì sự nghiệp của tổ quốc mà thực hiện cho được. Nếu ở Hội nghị Trung ương X này không ra được bản tuyên bố thì yêu cầu đưa vào chương trình Đại hội Đảng bất thường hoặc Đại hội 12.

Chúng tôi chờ mong hồi đáp của các đồng chí.

Kính
Thiếu tướng Lê Duy Mật

—————
(1) Theo tin của Tân hoa xã Trung Quốc và báo Hoàn cầu Trung Quốc
(Theo Blog Bà Đầm xòe / TTHN )
(Nguyên bản tướng Lê Duy Mật gửi chủ Blog Bà Đầm Xòe)

 

 

 

Stratégie d’effacement de la langue vietnamienne avant la fusion du Vietnam à la Chine

Nguyễn Hoàng Hân, Institut des ressources de la Mer orientale

Récemment, nous est parvenu un document secret qui confirme la sinistre volonté de Pékin de détruire la culture vietnamienne derrière le projet de changement d’écriture du professeur Bùi Hiền. Il s’agit d’un texte dont l’auteur serait Nguyễn Hoàng Hân, un expert de l’Institut d’Etudes des ressources de la Mer orientale. Nous en donnons ici la traduction intégrale avec toutes les réserves nécessaires en l’absence de moyen de vérification des faits.

Le 20-11-2017, le docteur-professeur Bùi Hiền, 83 ans, a lancé un livre « Réforme de la langue vietnamienne » pour l’usage d’une nouvelle langue vietnamienne. Une sorte de vietnamien sinisé, phonétisé selon le chinois de Pékin (synthèse du parler mandarinal et du parler vulgaire). Pour plus de compréhension, il s’agit d’une sorte de chinois appliqué aux seuls Vietnamiens dans les années à venir, phonétisé à partir du chinois, afin de faire du vietnamien un dialecte chinois, analogue au chinois en usage à Canton, au Hunan, au Tibet, au pays Ouighour, dans la Mongolie intérieure…, pendant sa période d’autonomie, avant son annexion.

Le livre de Bùi Hiền, qui comprend 2000 pages et qu’à ses dires, il a mis juste 20 ans à écrire, a obtenu le permis de publication du Ministère de l’Education vietnamien. Au Vietnam, rien que distribuer une feuille volante A4 pour faire la réclame d’un baume ou d’un remontant exige un permis de la Police. A fortiori un ouvrage sur la transformation du vietnamien en chinois. Sans l’accord du Parti, même l’aïeule paternelle de M. Bùi Hiền n’ose un tel acte. Il ‘agit ici d’une campagne d’envergure, avec planification, machination, stratégie et large diffusion afin de préparer l’esprit des Vietnamiens, en vue d’éviter leur perplexité le jour pas très lointain où la langue vietnamienne sera complètement abolie.

On crée une sorte de chinois particulier à telle ou telle région ou secteur, dans le but de tromper un peuple avant de détruire son langage, de l’assimiler doucement sous la direction et le commandement des autochtones qui sont chargés de réaliser l’annexion lequel dans le plan de 60 ans débute en 2020 et prend fin en 2060. A cette date le Vietnam ne sera plus qu’une province.

  1. Bùi Hiền ment, le Parti lui aussi ment. « L’alphabet de réforme de l’écriture vietnamienne » en question est entièrement l’œuvre du « Département de linguistique chinois », dont le chef est le professeur Từ Hướng Hòa (troisième fils du maréchal Từ Hướng Tiền) [Xu Xiangqian (徐向前, 1901-1990)] ; son élaboration s’est terminée en mars 1998, sous le Secrétariat général de Jiang Zemin (1989-2002). Maintenant, c’est le moment d’ordonner au Pouvoir vietnamien de remplir leur mission de diriger les Vietnamiens sur la voie progressive de l’assimilation et de l’intégration dans la société chinoise, de façon « paradisiaque », pacifique, au point qu’ils fassent volontairement don de leur pays pour qu’il devienne une province de la Chine !

Uông Dương — petit-fils paternel de Uông Tinh Vệ [Wang Jingwei (汪精卫, 1883-1944)], président de la république chinoise de Nankin (1940-1944) qui collabora ensuite avec les Japonais puis avec Mao Zedong, dont le benjamin Uông Triệu Quang, garde de corps de Mao à 17 ans avant d’être nommé à 40 ans « Chef du Service de protection du président Mao » eut pour fils aîné Trương Dương —  est un disciple fidèle de Xi Jinping, membre permanent du Bureau politique, vice-premier ministre de l’Institut des affaires étatiques, cumulant 5 fonctions : 1- Chef de la cellule des opérations de coordination au pays Ouighour, 2- Chef de la cellule des opérations de coordination au Tibet, 3- Chef de la cellule des opérations de coordination en Mongolie intérieure, 4- Chef de la cellule des opérations de coordination en Formose, 5- Chef de la cellule des opérations de coordination au Vietnam.

Autrement dit Uông Dương c’est le dirigeant du « Palais des colonies », celui qui a la compétence absolue sur le sort des pays susdits.

Il y a un an, à 16h de l’après-midi du 12-1-2017, au Grand hall de la rue du peuple à Pékin, M. Nguyễn Phú Trọng (Ruan Fuzhong) a signé « 15 accords » à caractère de dépendance et de soumission à Pékin. Mais l’accord n°16 n’a pas été signé sur un texte, seulement signé oralement , c’est-à-dire que c’est un « accord secret ». Il s’agit du texte « Réforme de l’écriture vietnamienne » pour qu’elle ait la consonance du chinois, que Uông Dương  remet en main propre à M. Nguyễn Phú Trọng. Le Ministère de l’Education nationale apprendra le vietnamien sinisé aux élèves du primaire en 2023, aux élèves du secondaire général en 2026 et aux étudiants de l’université en 2030.

En 1969, Zhu Enlai fit savoir à Lê Duẩn que la Chine était en train d’avoir un plan de relation diplomatique avec les Etats-Unis, et demanda au Vietnam de rester « dans la défensive », d’utiliser la solution politique et non militaire, de ne pas « attaquer » continuellement le Sud. En mars 1969 Lê Duẩn vint rencontrer Mao Zedong dans le Hunan (pays natal de Mao). Lors de cette rencontre Mao lui posa une question perfide : « Est-ce vrai que dans l’histoire le Vietnam a battu l’armée mongole des Yuan ? ». Lê Duẩn modestement répondit « En effet. » Mao Zedong de dire : « C’est de l’histoire ancienne. Mais aujourd’hui et plus tard je veux déplacer 500 millions de Chinois des miens pour les installer dans toute l’Asie du Sud-Est, et le Vietnam est le tremplin dans cette campagne, qu’en pensez-vous camarade ? ». Lê Duẩn répondit : « Le camarade président peut faire ce qu’il veut, pourvu qu’il ne pousse pas le Vietnam dans ses retranchements par l’artillerie, les tanks et les missiles»

Mao Zedong le questionna encore : « Si nous voulons utiliser le Vietnam comme un tremplin pour avancer dans le Sud-Est asiatique sans avoir recours à la guerre, il n’y a qu’un unique moyen, c’est que les deux pays doivent « coopérer ». Le sens du mot « coopérer » Lê Duẩn le comprend sûrement tout à fait ! S’il le comprend mais ne l’applique pas, c’est qu’il s’appuie sur l’URSS. C’est pour cette raison que le 17-2-1979 Deng Xiaoping ordonna aux généraux de corps d’armée Dương Đắc Chí (Yang Dezhi 杨得志) et Hứa Thế Hữu (Xu Shiyou 许世友) de prendre le commandement de 600.000 soldats, avec 400 tanks et 2200 canons de 122mm, pour déferler à travers la frontière, raser 6 villes du Nord, « donner une leçon au Vietnam ». Dans cette guerre, quoiqu’on en dise, les Chinois ont perdu nettement. Furieux, Deng Xiaoping mit hâtivement en pratique la politique de « Réforme en 4 stades ».

A la mort de Lê Duẩn le 10-7-1986 (à l’âge de 79 ans), Nguyễn Văn Linh le remplaça au poste de Secrétaire général du 18-12-1986 au 28-6-1991. Nguyễn Văn Linh « coopéra » systématiquement avec Pékin d’après le « traité secret » signé à Cheng Du (Sichuan) le 4-9-1990, dans lequel existent 10 articles qui stipulent précisément : « 1- Annexer la terre ferme (l’opinion se trompe en pensant que le Vietnam cède du territoire, des eaux territoriales. La vérité est que c’est une annexion progressive). 2Annexer la mer. 3Annexer l’économie. 4- Annexer la défense nationale. 5- Annexer la police. 6- Annexer l’espionnage. 7- Annexer le renseignement. 8- Annexer la population migrante. 9- Annexer la culture. 10- Avant l’annexion du territoire il y aura un délai de 17 ans pour l’annexion de la langue.

En 42, Lưu Tú (Liu Xiu), l’empereur Quang Vũ (Guangwu) des Han donna l’ordre au général Mã Viện (Ma Yuan) de prendre le commandement de 20.000 soldats pour envahir le Vietnam. Au bout d’un long combat, les troupes des deux sœurs Trưng en manque d’équipement et d’expérience, ne purent résister contre l’armée aguerrie de Mã Viện. Après sa victoire sur les sœurs Trưng, Mã Viện fit décapiter le tiers de la population vietnamienne et exterminer les trois lignées [du père, de la mère et du ou de la conjoint(e)] des familles Trưng, Thi, Đô, Lá, Thiều, Ngọc…, raison pour laquelle ces familles n’existent plus au Vietnam. Mã Viện s’adressa ainsi au roi Lưu Tú (le fondateur de la dynastie des Han de l’Est) : « Le Vietnam [ndt : à l’époque le Vietnam s’appelait Lĩnh Nam] a des lois propres, des coutumes propres, un langage différent de celui des Han, pour les assimiler il faut supprimer leur langue ». Mais les Vietnamiens, d’un côté « combattirent par la guérilla » durant des centaines d’années jusqu’à ce que Ngô Quyền déclarât l’indépendance, de l’autre côté firent semblant de coopérer avec les éparques chinois, apprirent le chinois, écrivirent en chinois, mais quand ils parlaient entre eux, ils utilisaient leur langue. Ils n’osaient l’appeler langue du Nam (Nam ou Sud = An Nam ou Sud pacifié) et la désignaient par « Nôm » en prononçant le mot de travers. Ils maintenaient opiniâtrement les coutumes, les lois, la langue de leur peuple, ce qui fait que le Vietnam est le seul pays parmi les Cent Việt à ne pas être assimilé à la Chine et à se perpétuer plus de 4000 ans.

L’homme de culture Phạm Quỳnh, avant d’être fusillé avec M. Ngô Đình Khôi (frère du président Ngô Đình Diệm) et Ngô Đình Huân (fils de Ngô Đình Khôi) dans le bois de Hắc Thú (Huế) en août 1945, a laissé cette parole historique : « Tant que la langue vietnamienne subsiste, notre pays subsiste. Que la langue vietnamienne disparaisse et notre pays disparaît. » Le grand écrivain Voltaire a aussi dit : « La patrie c’est le point auquel notre cœur est attaché » [ndt : la citation exacte est « La patrie est aux lieux où l’âme est enchaînée ».

Si la langue est abolie, le peuple disparaît avec elle ! Parce que la langue fait l’homme. C’est l’homme qui édifie la patrie. Si sa langue n’existe plus, l’homme devient un esclave et sa patrie tombe dans le néant, elle est effacée de la carte du monde, les coeurs seront brisés et les larmes couleront en fleuve, car « l’eau s’écoule pour toujours sans revenir à la montagne (Tản Đà) [ndt : il s’agit d’un vers du poète Tản Đà, où le mot « nước » = eau désigne aussi le pays].    

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