SOS Vietnam

STOP à son annexion génocidaire par la Chine Communiste

Étiquette : annexion

Retour sur les accords secrets de Chengdu (1990)

L’invasion de plus en plus manifeste du Vietnam par la Chine via des concessions d’une partie immense du territoire national a fini par réveiller la conscience patriotique (jusqu’ici endormie par les berceuses mensongères du parti) du peuple vietnamien persuadé maintenant en majorité que la « vente » du pays à Pékin par le pouvoir communiste de Hanoï lors des accords secrets de Chengdu en 1990 est une réalité. L’approche de la date fatidique de 2020 à laquelle le Vietnam sera livré à la Chine pour en devenir une province autonome, ajoutée à l’accélération de l’emprise de Pékin sur leur vie quotidienne et à la promulgation d’une série de mesures destinées à museler l’opinion et à paralyser toute réaction (loi de sûreté sur internet, loi martiale et décret sur le couvre-feu) en vigueur à partir du 1/1/2019, accule  les citoyens à mettre leur existence physique en jeu par le choix entre mort immédiate (en cas de révolte) et mort différée (en cas de tibétisation), choix à prendre rapidement puisque le temps leur est compté.

Au moment où ces accords secrets reviennent sur les lèvres, il est instructif de rappeler que, suite à des indiscrétions en 2014 de deux journaux chinois (New China press et Global times) sur les engagements de servitude volontaire du parti communiste vietnamien, 61 membres de l’appareil au pouvoir signèrent une pétition réclamant la levée du secret sur les accords, laquelle leur fut refusée. A cette époque, une des rares personnalités honnêtes du régime, le général en retraite Lê Duy Mật (décédé depuis) adressa à diverses autorités une lettre sur le même sujet, lettre qui, comme on peut s’y attendre, resta sans réponse. Ce document, de par la justesse de ses propos, reste d’actualité et pour la gouverne des sceptiques francophones, en voici la traduction :

Hanoï le 2/8/2014,

Au Secrétaire général du Bureau exécutif central du Parti,

Aux Délégués du Bureau politique,

Aux Délégués du Secrétariat central du Parti,

Aux Délégués centraux du Parti, Session XI.

Je, soussigné Lê Duy Mật, Général de brigade, Ex Commandant adjoint – Chef d’Etat-major de la 2e région militaire et Commandant du Front 1979-1984 (Hà Giang), au nom d’un certain nombre de membres du Parti, me permets de vous exposer nos inquiétudes et de vous présenter la présente pétition :

La guerre frontalière de 1979-1984 était aussi l’une des guerres les plus sanglantes et les plus douloureuses de notre histoire. C’était une campagne semblable à celles de Bạch Đằng, Chi Lăng, Đống Đa, mais pourquoi au bout de 30 ans n’est-elle toujours pas l’objet d’un bilan, pourquoi n’en tire-t-on pas l’expérience au service de cet objectif pressant et imminent qu’est la protection de la Patrie ? Ce bilan est extrêmement nécessaire et sera très utile quand l’adversaire à combattre reste le même, quand l’envahisseur est proche et non pas lointain comme dans la guerre anti-française et anti-américaine. En outre, les politiques envers les familles des héros morts pour la patrie et les combattants contre l’envahisseur en 1979-1984 que nous avons maintes fois proposées n’ont pas été tranchées et ne récoltent que de vaines promesses.

Y-a-t-il une raison à cela, celle que nous évoquons ci-dessous ?

Nous savons tous que tous les côtés négatifs de la société actuelle sont causés par la Chine, qu’elle a fait que la production de notre pays reste à la traîne et rétrograde, et cela étant, elle profère encore des paroles ignominieuses à l’égard de tout notre peuple : « Les Vietnamiens sont des bâtards, des êtres sans vergogne, il faut leur donner quelques autres leçons ». Pourtant, nos dirigeants n’ont absolument aucune réaction !

Puis, lorsque des mauvais éléments mêlés aux manifestants ont été incités à saccager près de 1000 usines de la Corée du Sud, de Formose, de Singapour, et de la Chine, les policiers ferment les yeux, ne paraissent qu’ensuite, ne sanctionnent que sommairement et s’excusent auprès de ces entreprises en leur proposant un dédommagement pour leurs pertes. Cependant, alors que la Chine emboutit et détruit près de 30 de nos bateaux nous ne lui réclamons pas énergiquement réparation, mais ne faisons que la réprouver « légèrement ».

Quand survient un petit incident civil inhabituel, aussitôt à minuit l’ambassadeur du Vietnam à Pékin est convoqué pour recevoir une lettre de protestation, mais lorsque c’est la Chine qui nous cause des dommages, un cadre du Ministère des Affaires étrangères vient au consulat de Chine à Hanoï pour lui remettre la lettre de protestation.

Le plus étonnant est que le Comité provincial du parti de Guangdong a l’audace d’envoyer une lettre au Ministère des Affaires étrangères du Vietnam pour exiger la réalisation de 16 tâches. Une attitude condescendante, méprisante envers notre pays, très impolie mais que toujours nous supportons.

La Chine prend la liberté de faire pénétrer une plate-forme de forage dans les eaux territoriales du Vietnam au fi des protestations de notre population et de la condamnation de l’opinion internationale. Lorsque la plate-forme se retire, elle déclare qu’elle a accompli sa mission. C’est ainsi qu’agit la Chine, mais nous continuons à féliciter ce pays d’être un bon ami, digne des 16 lettres d’or et des 4 bons (ndt : il s’agit des caractères chinois définissant cette « amitié » proposés en 1999 par Jiang Zemin et utilisés depuis comme leitmotiv dans les relations sino-vietnamiennes, qui signifient : longue stabilité, se dirigeant vers l’avenir, de bons voisins, pleine collaboration ; bons voisins, bons amis, bons camarades, bons partenaires). Au point que l’opinion mondiale s’étonne de notre trop grande pusillanimité.

Plus surprenant encore, notre gouvernement réprime ceux qui manifestent contre les envahisseurs dans notre pays et n’encourage que les manifestations à l’étranger.

Est-il possible que l’héroïque peuple vietnamien, qui par trois fois a vaincu les Mongols des Yuan, dont la victoire de Điện Biên Phủ est célèbre sur les 5 continents et ébranle le monde, soit aujourd’hui si faible et si lâche ? Nous pensons que la cause profonde en est le pacte de Chengdu du 4/9/1990 signé par un certain nombre de dirigeants. Nous ignorons encore ce qui est vrai et faux, mais savons seulement que les phénomènes négatifs qui ont eu lieu traduisent la teneur de ce pacte. Citons-en un extrait : « Pour l’existence de la construction du communisme, le parti communiste et le gouvernement du Vietnam propose à la Chine de régler les différends entre les deux pays. Le Vietnam s’efforcera de tout cœur à consolider la vieille amitié entre les deux partis et les peuples des deux pays, que le président Mao Zedong et le président Hồ Chí Minh se sont donné la peine de bâtir dans le passé. Et le Vietnam exprime son désir d’être prêt à accepter de devenir une zone autonome dépendant du pouvoir central à Pékin, telle que celles réservées par la Chine à la Mongolie intérieure, au Tibet, au Guangxi…

De son côté, la Chine approuve et est d’accord pour accepter cette proposition, et donne au Vietnam 30 ans (1990-2020) pour que le parti communiste vietnamien effectue les démarches nécessaires à l’adhésion dans la grande famille des peuples chinois » (fin de l’extrait) (1).

C’est pourquoi nous demandons que lors de ce congrès du Comité central, le Bureau politique et le Secrétariat publient tous les textes du pacte de Chengdu, afin d’en démontrer le vrai et le faux. Si les accords de de Chengdu sont réellement comme susdit, c’est clairement un traité très dangereux pour le pays semblable à une trahison envers la Patrie. Alors nous proposons que le Congrès du Comité central examine et dénonce publiquement ce pacte, remette de l’ordre dans l’organisation, sanctionne les signataires et ceux qui le mettent en œuvre par la suite. C’est seulement ainsi que notre Parti est réellement un Parti authentique, qui a le courage de reconnaître ses défauts, de les admettre publiquement comme le dit l’oncle Hồ : « Un Parti qui n’ose pas reconnaître ses défauts et les admettre publiquement  est un Parti fichu ».                                                                                                                D’après son statut (art.3, §3), le Parti appartient au peuple travailleur, à l’ensemble de ses membres, aussi avons-nous le droit d’exiger que soient rendues publiques les activités des dirigeants, afin que le peuple connaisse, le peuple délibère, le peuple fasse, le peuple contrôle comme c’est inscrit dans les décisions du Comité central.

Ci-dessus sont des motions venant du cœur et des préoccupations de membres du parti. J’espère que le Bureau politique et le Secrétariat respecteront les avis de membres de base du parti et réaliseront les tâches susdites, à savoir en bref :

1- Faire le bilan de la guerre de 1979 contre l’envahisseur, réaliser la politique de rassemblement des tombes et de reconnaissance de l’action des héros décédés dans la guerre contre l’envahisseur comme dans tant d’autres guerres auparavant de notre peuple pour la protection de la patrie, organiser des commémorations solennelles chaque année.

2- Rendre public le pacte de Chengdu de septembre 1990 afin que tout l’ensemble du peuple, l’ensemble du parti connaisse le vrai et le faux, et expliquer publiquement les phénomènes négatifs. Le pacte de Chengdu est un abcès en train de se propager dans tout le corps de notre pays.

Le risque de perdre le pays est actuellement une réalité ; espérons, camarades, que vous avez une conscience, que vous réaliserez à tout prix tout cela pour l’avenir de la patrie. Si ce Xe Congrès du Comité central n’arrive pas à dégager une déclaration, veuillez l’introduire dans le programme du Congrès extraordinaire du Parti ou du 12e Congrès.

Nous attendons une réponse de votre part, camarades.

Respectueusement,

Général de brigade Lê Duy Mật

 

(1) D’après l’information des Nouvelles Presses chinoises et du journal chinois Global times.

(D’après le blog Bà đầm xòe/TTHN)

(Le texte original est envoyé par le général Lê Duy Mật au détenteur du blog Bà đầm xòe)

________________

Texte original vietnamien :

Thiếu tướng Lê Duy Mật – Có hay không một thỏa hiệp bán nước?

YÊU CẦU TỔNG KẾT CUỘC CHIẾN 1979 – 1984
VÀ CÔNG KHAI THỎA HIỆP THÀNH ĐÔ

Cộng Hòa Xã Hội Chủ Nghĩa Việt Nam – Độc Lập Tự Do Hạnh Phúc

Hà Nội ngày 20 tháng 07 năm 2014

Kính gửi:
– Đ/C Tổng Bí thư BCHTW Đảng
– Các đ/c Uỷ viên Bộ Chính Trị
– Các đ/c Uỷ viên Ban Bí thư TW Đảng
– Các đ/c ủy viên Trung ương Đảng khóa XI.

Tôi là: Lê Duy Mật – Thiếu tướng – Nguyên Phó Tư lệnh – Tham mưu trưởng Quân khu 2 và Tư lệnh Mặt trận 1979-1984 (Hà Giang) thay mặt một số đảng viên xin được nêu thắc mắc và kiến nghị như sau:
Cuộc chiến tranh biên giới 1979 – 1984 cũng là một trong những cuộc chiến đẫm máu vô cùng đau thương trong lịch sử nước ta. Đây là cuộc chiến tương tự các cuộc chiến Bạch Đằng,Chi Lăng, Đống Đa, nhưng tại sao đã qua 30 năm mà cuộc chiến này vẫn không được tổng kết, đúc rút kinh nghiệm phục vụ cho mục tiêu bảo vệ Tổ quốc cấp thiết trước mắt, Việc tổng kết này vô cùng cần thiết và sẽ rất hữu ích khi mà đối tượng chiến đấu vẫn là một, khi mà quân xâm lựợc đang cận kề chứ không xa xôi như trong các cuộc chiến chống Pháp, chống Mỹ. Bên cạnh đó các chính sách đối với gia đình liệt sĩ và những người chống xâm lược năm 1979 – 1984, chúng tôi đã nhiều lần đề nghị nhưng vẫn không được giải quyết, mà chỉ có những lời hứa hẹn xuông.

Phải chăng có một nguyên nhân mà chúng tôi sắp nêu lên sau đây.
Chúng ta đều biết mọi tiêu cực trong xã hội hiện nay từ Trung Quốc gây ra, khiến cho nước ta sản xuất lẹt đẹt, lạc hậu, đã thế, họ lại còn có những lời sỉ nhục đôi với cả dân tộc ta: “Việt Nam là con hoang, loại vô liêm sỉ, phải cho thêm vài bài học”.

Vậy mà, lãnh đạo ta không hề có một phản ứng nào!

Rồi khi bọn xấu trà trộn trong đám biểu tình được xúi giục phá phách gần 1000 nhà máy của Hàn Quốc, Đài Loan, Singapore, Trung Quốc, thì công an lúc đó làm ngơ, sau đó mới xuất hiện, chỉ xử lý qua loa và xin lỗi xin đền bù thiệt hại cho họ. Trong khi đó Tung Quốc đâm phá gần 30 tàu, thuyền của chúng ta thì không quyết liệt đòi bồi thường, mà chỉ “nhẹ nhàng” lên án.
Khi có hiện tượng bất thường nho nhỏ về dân sự thì lập tức nửa đêm đại sứ của Việt Nam ở Bắc Kinh bị gọi đến để nhận thư phản kháng, còn khi Trung Quốc gây hại cho ta thì chỉ có cán bộ Bộ Ngoại giao Việt Nam đến gặp cơ quan Lãnh sự Trung Quốc tại Hà Nội để giao công hàm phản kháng.
Lạ lùng nhất là tỉnh ủy Quảng Đông mà lại ngang nhiên gửi công văn cho Bộ Ngoại giao Việt Nam yêu cầu phải thực hiện 16 việc phải làm. Một thái đọ trịch thượng, coi thường nước ta rất vô lễ mà ta vẫn chịu đựng.
Trung Quốc tự tiện cho giàn khoan vào xâm nhập lãnh hải Việt Nam bất chấp mọi ý kiến phản đối của nhân dân ta và dư luận các nước lên án. Khi rút đi, họ tuyên bố là do họ đã xong việc. Trung Quốc làm như vậy mà ta vẫn khen Trung Quốc là bạn tốt,16 chữ vàng và 4 tốt. Đến nỗi dư luận thế giới cũng phải ngạc nhiên về thái độ quá ư nhu nhược của chúng ta.
Ngạc nhiên hơn là Nhà nước đàn áp những người biểu tình chống xâm lược ở trong nước mà chỉ khuyến khích biểu tình ở nước ngoài.

Chẳng lẽ một dân tộc Việt Nam anh hùng đã ba lần chiến thắng Nguyên Mông, đã có Điện Biên phủ lừng lẫy năm châu chấn động địa cầu mà nay lại hèn kém như vậy sao! Chúng tôi cho rằng nguyên nhân sâu xa là ở Thỏa hiệp Thành Đô ngày 4/9/1990 của một số vị lãnh đạo. Chúng tôi chưa rõ thực hư thế nào mà chỉ biết sau này những hiện tượng tiêu cực xảy ra đã thể hiện nội dung của bản Thỏa hiệp đó. Xin trích một đoạn Thỏa hiệp Thành Đô: “Vì sự tồn tại của sự nghiệp xây dựng Chủ nghĩa Cộng sản, Đảng Cộng sản và Nhà nước Việt Nam đề nghị phía Trung Quốc giải quyết các mối bất đồng giữa hai nước. Phía Việt Nam sẽ cố gắng hết sức mình để vun đắp tình hữu nghị vốn lâu đời vốn có giữa hai đảng và nhân dân hai nước do Chủ tịch Mao Trạch Đông và Chủ Tịch Hồ Chí Minh đã dày công xây đắp trong quá khứ. Và Việt Nam bày tỏ mong muốn sẵn sàng chấp nhận làm một khu vực tự trị thuộc chính quyền Trung ương tại Bắc Kinh, như Trung Quốc đã dành cho Nội Mông, Tây Tạng, Quảng Tây….
Phía Trung Quốc đồng ý và đồng ý chấp nhận đề nghị nói trên, và cho Việt Nam thời gian 30 năm (1990-2020) để Đảng Cộng sản Việt Nam giải quyết các bước tiến hành cần thiết cho việc gia nhập đại gia đình các dân tộc Trung Quốc.”. (Hết trích) (1).

Vì vậy, chúng tôi yêu cầu trong hội nghị TW này Bộ chính trị, Ban Bí thư cần công bố các văn bản của Thỏa hiệp Thành Đô, để chứng minh thực hư thế nào. Nếu Thỏa hiệp Thành Đô là đúng như vậy thì rõ ràng là một bản thỏa hiệp rất nguy hiểm cho đất nước như là phản bội Tổ Quốc. Vì vậy, chúng tôi đề nghị Hội nghị TW xem xét và ra tuyên bố phản bác bản thỏa hiệp đó, chấn chỉnh lại tổ chức, kỷ luật những người đã ký và những người thực hiện sau này. Có như vậy Đảng ta mới thực sự là một Đảng chân chính, dám nhận khuyết điểm, dám công khai khuyết điểm như Bác Hồ đã nói: “Một Đảng mà không dám nhận khuyết điểm, công khai khuyết điểm là một Đảng hỏng”.
Theo điều lệ Đảng (điều 3 khoản 3), Đảng là của nhân dân lao động, Đảng của toàn thể đảng viên vì vậy chúng tôi có quyền yêu cầu phải công khai các hoạt động của những người lãnh đạo để dân biết, dân bàn, dân làm, dân kiểm tra như trong các Nghị quyết TW đã đề ra.

Trên đây là những kiến nghị tâm huyết và bức xúc của đảng viên. Tôi mong rằng: Bộ chính trị, Ban bí thư nên tôn trọng ý kiến của các đảng viên cơ sở và thực hiện các việc nói trên. Tóm lại là:

  1. Tổng kết cuộc chiến tranh chống quân xâm lược năm 1979, thực hiện chính sách qui tập mồ mả ghi công các anh hùng liệt sĩ trong cuộc chiến tranh chống quân xâm lược cũng như bao cuộc chiến tranh bảo vệ Tổ Quốc trước đây của dân tộc ta, tổ chức kỷ niệm trọng thể hàng năm.
  2. Công khai bản Thỏa hiệp Thành Đô tháng 9/1990 để toàn dân, toàn Đảng biết được thực hư và ra tuyên bố để giải thích các hiện tượng tiêu cực. Thỏa hiệp Thành Đô là thứ ung nhọt đang di căn khắp cơ thể đất nước ta.
    Nguy cơ mất nước đang là sự thật, mong các đồng chí có lương tâm, vì sự nghiệp của tổ quốc mà thực hiện cho được. Nếu ở Hội nghị Trung ương X này không ra được bản tuyên bố thì yêu cầu đưa vào chương trình Đại hội Đảng bất thường hoặc Đại hội 12.

Chúng tôi chờ mong hồi đáp của các đồng chí.

Kính
Thiếu tướng Lê Duy Mật

—————
(1) Theo tin của Tân hoa xã Trung Quốc và báo Hoàn cầu Trung Quốc
(Theo Blog Bà Đầm xòe / TTHN )
(Nguyên bản tướng Lê Duy Mật gửi chủ Blog Bà Đầm Xòe)

 

 

 

Stratégie d’effacement de la langue vietnamienne avant la fusion du Vietnam à la Chine

Nguyễn Hoàng Hân, Institut des ressources de la Mer orientale

Récemment, nous est parvenu un document secret qui confirme la sinistre volonté de Pékin de détruire la culture vietnamienne derrière le projet de changement d’écriture du professeur Bùi Hiền. Il s’agit d’un texte dont l’auteur serait Nguyễn Hoàng Hân, un expert de l’Institut d’Etudes des ressources de la Mer orientale. Nous en donnons ici la traduction intégrale avec toutes les réserves nécessaires en l’absence de moyen de vérification des faits.

Le 20-11-2017, le docteur-professeur Bùi Hiền, 83 ans, a lancé un livre « Réforme de la langue vietnamienne » pour l’usage d’une nouvelle langue vietnamienne. Une sorte de vietnamien sinisé, phonétisé selon le chinois de Pékin (synthèse du parler mandarinal et du parler vulgaire). Pour plus de compréhension, il s’agit d’une sorte de chinois appliqué aux seuls Vietnamiens dans les années à venir, phonétisé à partir du chinois, afin de faire du vietnamien un dialecte chinois, analogue au chinois en usage à Canton, au Hunan, au Tibet, au pays Ouighour, dans la Mongolie intérieure…, pendant sa période d’autonomie, avant son annexion.

Le livre de Bùi Hiền, qui comprend 2000 pages et qu’à ses dires, il a mis juste 20 ans à écrire, a obtenu le permis de publication du Ministère de l’Education vietnamien. Au Vietnam, rien que distribuer une feuille volante A4 pour faire la réclame d’un baume ou d’un remontant exige un permis de la Police. A fortiori un ouvrage sur la transformation du vietnamien en chinois. Sans l’accord du Parti, même l’aïeule paternelle de M. Bùi Hiền n’ose un tel acte. Il ‘agit ici d’une campagne d’envergure, avec planification, machination, stratégie et large diffusion afin de préparer l’esprit des Vietnamiens, en vue d’éviter leur perplexité le jour pas très lointain où la langue vietnamienne sera complètement abolie.

On crée une sorte de chinois particulier à telle ou telle région ou secteur, dans le but de tromper un peuple avant de détruire son langage, de l’assimiler doucement sous la direction et le commandement des autochtones qui sont chargés de réaliser l’annexion lequel dans le plan de 60 ans débute en 2020 et prend fin en 2060. A cette date le Vietnam ne sera plus qu’une province.

  1. Bùi Hiền ment, le Parti lui aussi ment. « L’alphabet de réforme de l’écriture vietnamienne » en question est entièrement l’œuvre du « Département de linguistique chinois », dont le chef est le professeur Từ Hướng Hòa (troisième fils du maréchal Từ Hướng Tiền) [Xu Xiangqian (徐向前, 1901-1990)] ; son élaboration s’est terminée en mars 1998, sous le Secrétariat général de Jiang Zemin (1989-2002). Maintenant, c’est le moment d’ordonner au Pouvoir vietnamien de remplir leur mission de diriger les Vietnamiens sur la voie progressive de l’assimilation et de l’intégration dans la société chinoise, de façon « paradisiaque », pacifique, au point qu’ils fassent volontairement don de leur pays pour qu’il devienne une province de la Chine !

Uông Dương — petit-fils paternel de Uông Tinh Vệ [Wang Jingwei (汪精卫, 1883-1944)], président de la république chinoise de Nankin (1940-1944) qui collabora ensuite avec les Japonais puis avec Mao Zedong, dont le benjamin Uông Triệu Quang, garde de corps de Mao à 17 ans avant d’être nommé à 40 ans « Chef du Service de protection du président Mao » eut pour fils aîné Trương Dương —  est un disciple fidèle de Xi Jinping, membre permanent du Bureau politique, vice-premier ministre de l’Institut des affaires étatiques, cumulant 5 fonctions : 1- Chef de la cellule des opérations de coordination au pays Ouighour, 2- Chef de la cellule des opérations de coordination au Tibet, 3- Chef de la cellule des opérations de coordination en Mongolie intérieure, 4- Chef de la cellule des opérations de coordination en Formose, 5- Chef de la cellule des opérations de coordination au Vietnam.

Autrement dit Uông Dương c’est le dirigeant du « Palais des colonies », celui qui a la compétence absolue sur le sort des pays susdits.

Il y a un an, à 16h de l’après-midi du 12-1-2017, au Grand hall de la rue du peuple à Pékin, M. Nguyễn Phú Trọng (Ruan Fuzhong) a signé « 15 accords » à caractère de dépendance et de soumission à Pékin. Mais l’accord n°16 n’a pas été signé sur un texte, seulement signé oralement , c’est-à-dire que c’est un « accord secret ». Il s’agit du texte « Réforme de l’écriture vietnamienne » pour qu’elle ait la consonance du chinois, que Uông Dương  remet en main propre à M. Nguyễn Phú Trọng. Le Ministère de l’Education nationale apprendra le vietnamien sinisé aux élèves du primaire en 2023, aux élèves du secondaire général en 2026 et aux étudiants de l’université en 2030.

En 1969, Zhu Enlai fit savoir à Lê Duẩn que la Chine était en train d’avoir un plan de relation diplomatique avec les Etats-Unis, et demanda au Vietnam de rester « dans la défensive », d’utiliser la solution politique et non militaire, de ne pas « attaquer » continuellement le Sud. En mars 1969 Lê Duẩn vint rencontrer Mao Zedong dans le Hunan (pays natal de Mao). Lors de cette rencontre Mao lui posa une question perfide : « Est-ce vrai que dans l’histoire le Vietnam a battu l’armée mongole des Yuan ? ». Lê Duẩn modestement répondit « En effet. » Mao Zedong de dire : « C’est de l’histoire ancienne. Mais aujourd’hui et plus tard je veux déplacer 500 millions de Chinois des miens pour les installer dans toute l’Asie du Sud-Est, et le Vietnam est le tremplin dans cette campagne, qu’en pensez-vous camarade ? ». Lê Duẩn répondit : « Le camarade président peut faire ce qu’il veut, pourvu qu’il ne pousse pas le Vietnam dans ses retranchements par l’artillerie, les tanks et les missiles»

Mao Zedong le questionna encore : « Si nous voulons utiliser le Vietnam comme un tremplin pour avancer dans le Sud-Est asiatique sans avoir recours à la guerre, il n’y a qu’un unique moyen, c’est que les deux pays doivent « coopérer ». Le sens du mot « coopérer » Lê Duẩn le comprend sûrement tout à fait ! S’il le comprend mais ne l’applique pas, c’est qu’il s’appuie sur l’URSS. C’est pour cette raison que le 17-2-1979 Deng Xiaoping ordonna aux généraux de corps d’armée Dương Đắc Chí (Yang Dezhi 杨得志) et Hứa Thế Hữu (Xu Shiyou 许世友) de prendre le commandement de 600.000 soldats, avec 400 tanks et 2200 canons de 122mm, pour déferler à travers la frontière, raser 6 villes du Nord, « donner une leçon au Vietnam ». Dans cette guerre, quoiqu’on en dise, les Chinois ont perdu nettement. Furieux, Deng Xiaoping mit hâtivement en pratique la politique de « Réforme en 4 stades ».

A la mort de Lê Duẩn le 10-7-1986 (à l’âge de 79 ans), Nguyễn Văn Linh le remplaça au poste de Secrétaire général du 18-12-1986 au 28-6-1991. Nguyễn Văn Linh « coopéra » systématiquement avec Pékin d’après le « traité secret » signé à Cheng Du (Sichuan) le 4-9-1990, dans lequel existent 10 articles qui stipulent précisément : « 1- Annexer la terre ferme (l’opinion se trompe en pensant que le Vietnam cède du territoire, des eaux territoriales. La vérité est que c’est une annexion progressive). 2Annexer la mer. 3Annexer l’économie. 4- Annexer la défense nationale. 5- Annexer la police. 6- Annexer l’espionnage. 7- Annexer le renseignement. 8- Annexer la population migrante. 9- Annexer la culture. 10- Avant l’annexion du territoire il y aura un délai de 17 ans pour l’annexion de la langue.

En 42, Lưu Tú (Liu Xiu), l’empereur Quang Vũ (Guangwu) des Han donna l’ordre au général Mã Viện (Ma Yuan) de prendre le commandement de 20.000 soldats pour envahir le Vietnam. Au bout d’un long combat, les troupes des deux sœurs Trưng en manque d’équipement et d’expérience, ne purent résister contre l’armée aguerrie de Mã Viện. Après sa victoire sur les sœurs Trưng, Mã Viện fit décapiter le tiers de la population vietnamienne et exterminer les trois lignées [du père, de la mère et du ou de la conjoint(e)] des familles Trưng, Thi, Đô, Lá, Thiều, Ngọc…, raison pour laquelle ces familles n’existent plus au Vietnam. Mã Viện s’adressa ainsi au roi Lưu Tú (le fondateur de la dynastie des Han de l’Est) : « Le Vietnam [ndt : à l’époque le Vietnam s’appelait Lĩnh Nam] a des lois propres, des coutumes propres, un langage différent de celui des Han, pour les assimiler il faut supprimer leur langue ». Mais les Vietnamiens, d’un côté « combattirent par la guérilla » durant des centaines d’années jusqu’à ce que Ngô Quyền déclarât l’indépendance, de l’autre côté firent semblant de coopérer avec les éparques chinois, apprirent le chinois, écrivirent en chinois, mais quand ils parlaient entre eux, ils utilisaient leur langue. Ils n’osaient l’appeler langue du Nam (Nam ou Sud = An Nam ou Sud pacifié) et la désignaient par « Nôm » en prononçant le mot de travers. Ils maintenaient opiniâtrement les coutumes, les lois, la langue de leur peuple, ce qui fait que le Vietnam est le seul pays parmi les Cent Việt à ne pas être assimilé à la Chine et à se perpétuer plus de 4000 ans.

L’homme de culture Phạm Quỳnh, avant d’être fusillé avec M. Ngô Đình Khôi (frère du président Ngô Đình Diệm) et Ngô Đình Huân (fils de Ngô Đình Khôi) dans le bois de Hắc Thú (Huế) en août 1945, a laissé cette parole historique : « Tant que la langue vietnamienne subsiste, notre pays subsiste. Que la langue vietnamienne disparaisse et notre pays disparaît. » Le grand écrivain Voltaire a aussi dit : « La patrie c’est le point auquel notre cœur est attaché » [ndt : la citation exacte est « La patrie est aux lieux où l’âme est enchaînée ».

Si la langue est abolie, le peuple disparaît avec elle ! Parce que la langue fait l’homme. C’est l’homme qui édifie la patrie. Si sa langue n’existe plus, l’homme devient un esclave et sa patrie tombe dans le néant, elle est effacée de la carte du monde, les coeurs seront brisés et les larmes couleront en fleuve, car « l’eau s’écoule pour toujours sans revenir à la montagne (Tản Đà) [ndt : il s’agit d’un vers du poète Tản Đà, où le mot « nước » = eau désigne aussi le pays].    

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